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La France promet aider l’Est du Burkina à booster son développement


  16 Février      13        Politique (15730),

   

Fada N’Gourma, (AIB)-L’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, séjourne à Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est, les 16 et 17 février 2021. Accompagné d’une forte délégation, le diplomate français est allé s’imprégner des réalités de cette région, en proie à l’insécurité, et a promis de renforcer les investissements afin d’accélérer le développement de la localité.

En séjour dans la ville de Fada N’Gourma, les 16 et 17 février 2021, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, est allé prendre le pouls des réalités quotidiennes de la région de l’Est, l’une des localités durement éprouvées par l’insécurité.

Accompagné du directeur de l’Agence française de développement (AFD), Gilles Chausse, des premiers responsables du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) et du Programme alimentaire mondial (PAM) au Burkina Faso et des autorités régionales, le diplomate a visité le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur n°11 de Fada N’Gourma.

Une formation sanitaire dans laquelle interviennent le PAM et l’UNICEF à travers des actions de prise en charge de la malnutrition. Selon l’infirmier chef de poste du CSPS, Arouna Sawadogo, en raison de sa situation géographique, cet hôpital est très fréquenté par les Personnes déplacées internes (PDI).

«Nous avons 268 malnutris aigus sévères dépistés au cours de l’année 2020. Plus de la moitié de ces malnutris sont des enfants déplacés internes», a-t-il indiqué avant d’énoncer quelques doléances pour un meilleur fonctionnement de l’hôpital.

Il a cité, notamment, la nécessité de clôturer le CSPS, d’y construire une maternité adaptée et d’installer un système solaire afin de parer aux coupures récurrentes d’électricité.

Après l’étape du CSPS du secteur n°11, l’hôte du jour a mis le cap sur l’école Baapouguini B, située au secteur n°1 de Fada N’Gourma.

A entendre son directeur Dieudonné Ouoba, cet établissement d’enseignement primaire qui a accueilli, cette année, un grand nombre d’enfants déplacés internes s’est retrouvé avec des effectifs pléthoriques.

«Pour cette année scolaire, les effectifs s’élèvent à 897 élèves avec un nombre de 314 élèves déplacés internes», a-t-il précisé.

Pour répondre temporairement aux besoins d’infrastructures, plusieurs tentes ont été érigées par l’UNICEF à l’école Baapouguini B. Le PAM, quant à lui, apporte son appui pour rendre opérationnelle la cantine scolaire.

«Accompagner l’Etat burkinabè à reconquérir son territoire»

Pour l’ambassadeur français, cette précarité est intenable pour des enfants. «Nous nous sommes rendus compte que les défis sont immenses en termes d’éducation et de santé dans la région. Nous avons vu, par exemple, qu’une seule salle de classe a un effectif de 161 élèves », a-t-il constaté.

Une situation inadmissible, selon la représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, Sandra Lattouf. Pour elle, c’est d’ailleurs la raison de la visite.

«C’est pour cela que nous sommes à Fada. Je pense que nous pouvons faire plus pour soulager les enfants. Et nous devons le faire ensemble», a-t-elle souligné.

Le diplomate Luc Hallade a assuré que des réflexions seront menées afin d’apporter des solutions aux difficultés.

«Nous allons voir comment nous pouvons intervenir davantage pour aider à la construction de salle de classe, à la scolarisation des enfants, à la réhabilitation des centres de santé, notamment. Nous allons continuer à mobiliser des financements pour essayer d’aider à relever ces défis humanitaires et de développement. Nous allons essayer de faire vite parce qu’il y a urgence», a-t-il promis.

Il a ajouté : «l’Etat burkinabè veut reconquérir le territoire dont il a plus ou moins perdu le contrôle. On va essayer de l’accompagner, c’est d’ailleurs l’objet du sommet de N’Djamena qui se tient aujourd’hui même».

Pour le directeur de l’AFD, Gilles Chausse, sa structure intervient à l’Est à travers le Projet de Sécurité alimentaire dans l’Est du Burkina Faso (PSAE) et le Projet d’adduction d’eau potable, notamment.

«Nous avons un nouveau financement qui va démarrer cette année en faveur des collectivités territoriales. Deux autres projets viendront prendre le relais à la fin du PSAE l’année prochaine. Si nous faisons le total des projets en cours d’exécution et ceux en perspectives, nous avons une enveloppe de 100 millions d’euros environ», a-t-il annoncé.

En début de matinée, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, le directeur de l’AFD, Gilles Chausse et quatre autres personnes ont été décorés, à titre exceptionnel, de la médaille d’honneur des collectivités locales.

Cette distinction, pour le diplomate, est l’expression de la reconnaissance du service rendu, mais aussi une incitation à redoubler d’efforts. Au premier jour de son séjour dans la cité de Yendabli, Luc Hallade a visité, également, le Centre hospitalier régional (CHR) de Fada.

En début de soirée, sa délégation et lui ont échangé avec les autorités de la région de l’Est sous le thème : «Dynamiques sociopolitiques et demandes de développement dans la région de l’Est du Burkina Faso».

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