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La migration est un facteur de développement et non d’exclusion et de radicalisation (M. Yatim)


  8 Février      126        Politique (19003),

   

Rabat, 08/02/2018 (MAP) – Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim a souligné, jeudi à Rabat, l’importance d’appréhender la migration comme un facteur de développement et non d’exclusion et de radicalisation.

S’exprimant à l’occasion d’une réunion régionale sous le thème « Quel type d’intégration des migrants pour prévenir la radicalisation: le rôle des parlements et des associations des diasporas », organisée par le réseau parlementaire sur les politiques des diasporas de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, à l’invitation du Parlement marocain, M. Yatim a appelé à la mise en œuvre des programmes d’intégration pour limiter toutes formes de radicalisation, d’extrémisme et de violence, à travers le respect des droits de l’Homme, notant que contrairement aux idées reçues, la radicalisation n’est pas directement liée à la migration.

Il a, dans ce sens, mis en avant le rôle des migrants dans le développement du tissu économique et social, non seulement de leurs pays d’accueil, mais également de leurs pays d’origine, notant que « 85% des migrants sont à la disposition de leurs pays d’origine ».

Dans cet esprit, le Maroc a choisi de façon stratégique de considérer la migration comme une opportunité et non comme une contrainte, a-t-il affirmé, tout en se félicitant de ce choix « volontaire et conscient » qui fait du Royaume un pionnier dans le domaine de la migration en Afrique.

Considérant la migration comme un phénomène naturel et une réalité historique, sociale et dynamique, M. Yatim a mis en exergue les efforts déployés par le Royaume dans ce sens, notamment la politique marocaine de régularisation de la situation des migrants à travers deux opérations menées en 2014 et 2017, notant la nécessité de mettre en œuvre des politiques d’intégration des migrants fondées sur la pluralité et la responsabilité collective.

Pour sa part, le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss El Yazami a rappelé que le principe de non-discrimination de la Déclaration universelle des droits de l’Homme figure dans la Constitution de 2011, précisant que ce principe doit être à la base de toutes les politiques d’intégration, afin de garantir l’égalité entre les nationaux et les étrangers, notamment en ce qui concerne les droits au travail, à la santé et à la scolarité.

« En ces temps troubles, toutes les sociétés semblent désarçonnées par les migrations et les mobilités humaines et tentées par la xénophobie, le repli, la fermeture et le rejet de l’autre, au point que certaines d’entre elles sont prêtes à accepter une limitation des libertés au prétexte de lutter contre l’horreur terroriste », a-t-il déploré, rappelant la nécessité de « dénoncer les crimes des bandes terroristes sans en faire un prétexte pour criminaliser les mobilités humaines, restreindre le droit d’asile et fermer hermétiquement nos territoires et nos cœurs à nos frères humains ».

De son côté, le coordinateur du réseau parlementaire sur les politiques des diasporas de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Andrea Rigoni a salué l’ouverture du Maroc pour les initiatives portant sur l’intégration des migrants et appelé à l’harmonisation et à la coordination des efforts à l’échelle internationale, afin d’adopter une vision commune sur la migration.

Cette réunion régionale constitue une occasion pour partager les expériences et promouvoir le dialogue constructif entre les différents pays, ainsi que définir le rôle des parlements et des diasporas dans la mise en place de programmes d’intégration des migrants.

Intervenant à la même occasion, le vice-président de la Chambre des représentants, Rachid El Abdi a indiqué que cette journée est une occasion de partager l’expérience marocaine dans le domaine de la migration, particulièrement dans la lutte contre l’extrémisme et la mise en œuvre de politiques de développement humain et d’encadrement religieux.

Il a, par ailleurs, souligné le rôle des parlements en tant qu’instances législatives qui incitent les gouvernements à adopter des politiques publiques visant à lutter contre la xénophobie et le racisme et à promouvoir la coexistence et la tolérance.

De son côté, le membre du bureau de la Chambre des conseillers, Ahmed Lakhrif a indiqué que cette rencontre offre une opportunité pour appréhender les stratégies et les mécanismes d’intégration des migrants et identifier les mesures permettant de répondre à leurs besoins, ainsi que pour réfléchir sur le rôle des associations et des ONG dans la lutte contre la discrimination.

Il a également noté que la mise en place d’une politique adéquate qui prend en considération les spécificités des migrants leur épargnera toute forme d’aliénation et leur permettra de devenir des membres actifs dans leurs sociétés d’accueil.

Les participants à cette journée se sont penchés sur plusieurs thématiques portant sur « Les différences culturelles et religieuses dans le contexte de l’intégration des migrants », « Le rôle de la diaspora dans la prévention de l’extrémisme et de la radicalisation » et « L’inclusion sociale et économique: élément clé pour une intégration réussie ».

Crée le 7 septembre 2017 à Lisbonne, à l’invitation du Parlement portugais, le réseau parlementaire sur les politiques relatives aux diasporas vise à promouvoir les réformes politiques et législatives concernant le rôle des diasporas dans les pays d’origine et les sociétés d’accueil.

Ce réseau fonctionne comme une plateforme et donne l’occasion de rassembler les parlementaires des pays d’origine et d’accueil et les associations de diasporas, de favoriser les échanges d’information sur les bonnes pratiques, de promouvoir le rôle de ces associations dans l’intégration des migrants au sein des sociétés d’accueil, et de développer la coopération politique entre les pays d’origine et les pays d’accueil.

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