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‘La question du Sahara marocain : Quel rôle pour la jeunesse marocaine ? », thème d’un colloque à Marrakech


   

Rabat, 24 avr 2018 (MAP), « La question du Sahara marocain : Quel rôle pour la jeunesse marocaine ? » a été au menu des débats, lors d’un colloque thématique organisée le weekend dernier Marrakech, à l’initiative de l’Espace civil pour la jeunesse et la démocratie.

Inscrit dans le cadre d’une série de rencontres de formation, ce colloque a été encadré par M. Driss Lagrini, professeur de droit international et des relations internationales, également président du Laboratoire des études internationales sur la gestion des crises à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Marrakech.

A cette occasion, M. Lagrini a mis en lumière les évolutions récentes que connait la question du Sahara marocain, notant que le Polisario se livre désespérément à des manœuvres provocatrices, chaque fois à l’approche de la publication par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de son rapport annuel sur ce différend monté de toutes pièces par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.

Et d’ajouter que les tentatives démesurées de cette entité fantoche de provoquer une crise ne tardent nullement à s’effondrer face à la réalité, à la crédibilité et à la justesse de la démarche marocaine, et à la rigueur et à la fermeté des membres du Conseil de Sécurité.

Cet expert n’a pas manqué également d’attirer l’attention sur la gravité des attitudes provocatrices adoptées, ces derniers temps, par le Polisario qui tente par tous les moyens de défigurer la donne dans cette région, à travers la mise en place de centres administratifs et militaires dans « la zone tampon » et ce, dans la violation la plus criarde de l’accord du Cessez-le-feu supervisé par les Nations Unies depuis les années 90.

Dans la foulée, il a estimé que les comportements malsains des milices du Polisario ne constituent nullement une atteinte à la souveraineté du Maroc, mais une atteinte gravissime à la paix et à la sécurité internationales dans une zone si fragile et confrontée à de multiples défis. Il s’agit aussi d’un défi lancé à l’encontre des Nations Unies, premier et principal concerné par la gestion de ce dossier, et superviseur de l’accord du cessez-le-feu, a-t-il dit.

Et M. Lagrini de faire remarquer qu’il existe aujourd’hui une ultime conviction que pour mettre en échec ces manœuvres et gagner cette cause juste, il est temps d’adopter une démarche et une approche stratégiques et complètes, à même de mobiliser l’ensemble des moyens disponibles pour transformer les crises provoquées en opportunités à saisir et ce, à travers deux éléments majeurs dont, le premier est d’ordre endogène et consistant à consacrer la démocratie locale, et à consolider le choix de la régionalisation, à travers la concrétisation d’initiatives de développement prometteuses, plaçant l’homme et le territoire au centre des préoccupations.

Quant au second élément, il est d’ordre exogène et repose sur la promotion d’une diplomatie stratégique et dynamique ne se limitant pas à la simple réaction mais allant au-delà pour favoriser le sens de l’initiative et de la proactivité, a expliqué M. Lagrini, soulignant, dans ce sens, la pertinence de l’accompagnement par la diplomatie parallèle, à travers ses différents canaux civil, scientifique, territorial, et partisan, de tous ces efforts dans un cadre de complémentarité.

Et de rappeler que la diplomatie parallèle joue un rôle de taille, en ce sens qu’elle complète et appuie la diplomatie officielle car, devant offrir des conditions idoines pour la mobilisation, et accompagner les décisions prises en leur conférant toute la profondeur requise, estimant que l’efficacité de la diplomatie parallèle demeure tributaire du professionnalisme, basé sur la compétence, l’expérience et expertise, la formation et la capacité à mener les plaidoiries.

M. Lagrini a tenu aussi à mettre en avant l’importance de « la diplomatie numérique », avec les différentes opportunités qu’elle offre, en termes d’influence sur l’opinion publique, la gestion des données et des différents services, la garantie de la sécurité numérique, la promotion de la coopération économique et culturelle et surtout, à tirer profit du multilinguisme qu’elle offre pour mettre à nu, et ériger une barrière contre les « fake-news » et les allégations mensongères et non fondées auxquelles se livrent délibérément, les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc.

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