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L’ABSENCE DE STATUT JURIDIQUE EST UN OBSTACLE AU BON FONCTIONNEMENT DE LA PLACE DU SOUVENIR AFRICAIN (ADMINISTRATRICE)


  14 Novembre      8        Arts & Cultures (1295),

   

Dakar, 14 nov (APS) – La Place du souvenir africain, construite à Dakar et inaugurée en 2009, n’est pas encore dotée d’un statut juridique, malgré un processus entamé en 2015 pour lui en octroyer, ce qui constitue un ‘’frein’’ à son bon fonctionnement, a déclaré vendredi son administratrice générale, Ngakane Gningue Diouf.

‘’L’absence de statut juridique constitue une faiblesse majeure’’ de cet espace culturel dont l’une des missions est de promouvoir le panafricanisme en immortalisant les grandes figures, les héros de la science et de la culture africaine, a souligné Mme Diouf lors d’un atelier d’élaboration d’un plan de développement de cet établissement.

‘’En 2015, un travail a été entamé pour donner un statut à la Place du souvenir africain, mais aussi à d’autres structures du ministère de la Culture et de la Communication. Il s’agit du Monument de la renaissance africaine, du Grand Théâtre de Dakar, etc.‘’ a-t-elle rappelé.

‘’Il y en a qui ont eu leur statut, mais jusque-là, la Place du souvenir africain n’en a pas. Et c’est un frein à son bon fonctionnement’’, a déclaré Mme Diouf.

Elle souhaite qu’il soit donné à l’établissement un statut juridique lui conférant une ‘’autonomie’’ qui lui permette de fonctionner correctement.

Madjiguène Niang Moreaux, ancienne administratrice de la Place du souvenir africain, estime que la structure est confrontée à des ‘’problèmes juridiques’’ et à un ‘’contentieux’’ survenu entre son ‘’concepteur’’, l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, et l’Etat du Sénégal. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’espace culturel n’a jamais été réceptionné officiellement par le ministère de la Culture et de la Communication, qui assure sa tutelle gouvernementale.

A cause de cela, ‘’le statut juridique de cet espace pose encore problème’’, a dit Mme Moreaux, actuelle directrice de la Galerie nationale.

‘’A nous de [décider de] ce que nous voulons faire de ce lieu’’, a-t-elle ajouté lors de l’atelier.

Pour Abdoulaye Wade, ‘’il était question, avec les professeurs d’histoire de l’université Cheikh-Anta-Diop, de concert avec les chercheurs, les documentalistes et les bibliothécaires, d’élaborer un programme de documentation sur les grandes figures et les créateurs africains dont les œuvres ont participé à l’enrichissement du patrimoine mondial’’, a rappelé l’ancienne administratrice générale de la Place du souvenir africain.

Amadou Faye, conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication, affirme qu’il n’existe pas de problème lié au ‘’contenu’’ de l’établissement, mais ‘’un problème de mise en œuvre de ce contenu’’.

Des participants ont lancé un appel à un ‘’recadrage’’ des missions de l’établissement. C’est le cas du professeur Ibrahima Wade, enseignant à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh-Anta-Diop.

‘’La Place du souvenir africain, c’est une mémoire en créativité (…) Il faut chercher à rendre fécond ce que l’on a, à voir comment le vivifier, avec quel support’’, a-t-il proposé.

D’autres intervenants ont souhaité la collaboration de cet espace culturel avec le Monument de la renaissance africaine et le Musée des civilisations noires. Ils estiment que les trois établissements ont des missions similaires.

‘’Il y a un cloisonnement entre la Place du souvenir africain, le Monument de la renaissance africaine et le Musée des civilisations noires, qui participent tous à la restauration de la mémoire panafricaine. Il faut qu’ils collaborent beaucoup’’, a suggéré Aliou Ndiaye, de la direction du patrimoine culturel.

La Place du souvenir africain, construit depuis une dizaine d’années sur la corniche ouest de Dakar, fut un ‘’grand projet culturel’’ de l’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade.

C’est ‘’un espace érigé pour immortaliser les grandes figures, les héros de la science et de la culture africaine’’.

‘’A l’entrée, un jet d’eau réalisé avec des canaris superposés véhicule le message de bienvenue et ouvre l’accès sur les deux panthéons’’, indique une note de présentation de l’établissement.

‘’L’un des panthéons dédié à la résistance accueille les figures de grands résistants de l’esclavage, de la colonisation et des temps modernes, alors que l’autre, celui de la culture, est en l’honneur des grands intellectuels, penseurs, écrivains, artistes…’’ ajoute la même note.

Le Sénégalais Sembène Ousmane (1923-2007), le père du cinéma africain, a été le premier à occuper l’un des deux panthéons de cet espace.

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