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L’accélération de l’industrialisation de l’Afrique est tributaire d’une coopération technologique (KOAFEC)


  22 Mai      55        Economie (18992),

   

Busan (Corée du sud), 22 mai 2018 ( MAP) – Les participants à la conférence ministérielle de coopération entre la Corée et l’Afrique « KOAFEC », ont souligné, mardi à Busan (Corée du sud), l’importance d’une coopération technologique pour accélérer l’industrialisation au continent africain.

Cette industrialisation devrait ainsi reposer sur le renforcement de la coopération entre l’Afrique et d’autres régions du monde, ont-ils indiqué lors d’un panel de haut niveau animé par plusieurs ministres africains, en présence notamment du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina.

Dans ce sens, l’accent a été mis sur le cas de la Corée du sud dont le partenariat avec l’Afrique s’étale sur plusieurs années dans le cadre de la KOAFEC (Korea-Africa Economic Cooperation) qui a été lancée en 2006 par l’institution panafricaine et le ministère sud-coréen de la Stratégie et des Finances et la Banque Export-Import de la Corée.

L’Afrique et la Corée du sud se sont engagées, à cette occasion, à joindre leurs efforts pour explorer les technologies intelligentes afin de stimuler l’industrialisation rapide du continent et en faire un acteur majeur de la 4ème révolution industrielle.

« La coopération entre nous et l’Afrique est sincère », a assuré le vice-premier ministre et ministre de la Stratégie et des finances de la Corée du sud, Dong Yeon Kim, lors des consultations qui réunissent tous les deux ans partenaires africains et coréens.

Pour sa part, M. Adesina a précisé que le partenariat entre la Corée du sud et l’Afrique serait « forcément » gagnant-gagnant. « Ce partenariat aidera à augmenter la productivité en stimulant le progrès technologique et l’innovation, tout en créant simultanément des emplois plus qualifiés dans le secteur formel de nos économies », a-t-il dit.

Par ailleurs, les ministres africains ont également mis en avant les retombées positives de la transparence sur la gestion des affaires publiques dans leurs pays.

L’émir de Kano, Sanussi II Lamido, ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, a exhorté les pays africains « à faire preuve de plus de transparence dans la gestion de leur économie », estimant que « la corruption est un véritable frein au développement du continent ».

« Les perceptions comptent beaucoup. Il est donc urgent d’améliorer la transparence dans nos États, car celle-ci est clairement liée à la bonne gouvernance », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il est nécessaire de s’attaquer à la corruption, bloquer les fuites de capitaux et créer des opportunités de créer de nouveaux emplois.

Quant au ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya, gouverneur de la Banque africaine de développement, il a rappelé notamment la ratification par son pays de la convention internationale sur la lutte contre la corruption.

Le ministre érythréen des Finances Berhane Habtemariam, également gouverneur de la Banque, a de son côté, réitéré l’adhésion totale de son pays à la lutte contre la corruption et les efforts d’assainissement de l’économie engagée par son gouvernement, en dépit du contexte marqué par près de 20 ans de guerre.

« Nous avons un système fiscal simple en Érythrée: nous n’avons pas de taxe sur la valeur ajoutée. En revanche, nous avons des taxes sur les ventes et les services », a expliqué M. Habtemariam.

Tenues du 21 au 25 mai à Busan (Corée du sud), les Assemblées annuelles 2018 de la BAD se focalisent principalement sur l’accélération de l’industrialisation de l’Afrique, l’une des cinq priorités stratégiques de l’institution panafricaine, et constitueront une occasion pour les responsables issus des différents pays du contient pour échanger entre eux et avec les responsables sud-coréens sur cette thématique.

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