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L’AFRIQUE DOIT ROMPRE AVEC LA « SUBORDINATION CULTURELLE » (HAMADY BOCOUM)


  15 Mars      30        Arts & Cultures (2511), Culture (2090),

   

Dakar, 14 mars (APS) – Le professeur Hamady Bocoum, directeur du Musée des civilisations noires de Dakar, a insisté jeudi sur l’importance pour le continent africain de rompre avec la subordination culturelle, voire intellectuelle afin d’imposer son leadership.

« L’Afrique a besoin de leadership. Elle doit, pour l’imposer, rompre avec la subordination dans les domaines intellectuels, culturels, associatifs entre autres », a-t-il souligné lors d’une conférence consacrée à « l’apport du genre à la culture ».

« Il nous faut construire des modèles sur la question du genre en mettant en avant nos différences de perception et d’approche », a-t-il ainsi préconisé non sans évoquer le rôle joué par des femmes dans l’histoire africaine.

« Ne gagnerions-nous pas davantage à convoquer des éléments pouvant nous permettre de trouver des solutions innovantes tout en gardant notre identité et éviter toute provocation ? », s’est interrogé le directeur du MCN.

Pour Bocoum, il est nécessaire d’accorder la priorité aux choses importantes, positives dans les rapports entre l’homme et la femme afin de garantir et pérenniser la constitution et la construction de la cellule familiale.

Citant l’exemple de l’Europe, Hamady Bocoum, a évoqué dans ce continent une rivalité sur la question du genre cristallisée autour de l’individu.  Chez nous, il y a certes une rivalité, mais elle se manifeste simplement sur les attitudes, les façons de faire, suivant que l’on soit un homme ou une femme. Elles se terminent au sein de la famille, a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Awa Wade, spécialiste des questions de genre, a estimé que cette notion est basée sur des inégalités non biologiques.  « Il s’agit d’inégalités construites par la société qui font que souvent les femmes sont confinées à des rôles bien déterminés », a expliqué l’enseignante-chercheure à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB).

Elle a ajouté : « l’approche genre est davantage basée sur l’identification et l’analyse des différenciations en vue d’apporter des correctifs nécessaires ».

La conférence, organisée au Musée des civilisations noires de Dakar, consacre le lancement des activités de la cellule genre du ministère de la Culture. Le ministre Abdou Latif Coulibaly a pris part aux débats.

FKS/AKS/ASB

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