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L’Afrique invitée à donner le champ libre aux esprits constructifs


  2 Janvier      22        Développement durable (3775), Securité (4836),

   

Dakar, 2 jan 2018 – (APS) – L’Afrique doit donner le champ libre aux bonnes volontés animées par un esprit constructif et aux mentalités plus sensibles à une démarche véritablement collégiale pour amorcer une refonte en profondeur des jeux économiques, a déclaré, mardi à Dakar, l’enseignant-chercheur à l’UCAD, Babacar Guèye.

« Il faut fédérer les femmes et les hommes de bonnes volontés, animées par un esprit constructif pour amorcer une refonte en profondeur des jeux économiques même si les délais sont brefs », a-t-il dit.

Il s’exprimait lors du cours inaugural et du séminaire de rentrée de la formation en sécurité nationale du Centre des Hautes études de défense et de sécurité (CHEDS).

Pr Guèye qui a axé sa communication autour « des enjeux politique et sécuritaire, les enjeux sociaux et culturels et les enjeux actuels », a soutenu que « porter un regard en Afrique, en cette période géographiquement troublée, ne doit pas laisser le champ à la fatalité ».

Au contraire, a-t-il poursuivi, « les changements sont aussi possibles, à condition de donner le champ libre à des mentalités plus sensibles à une démarche véritablement collégiale ».

Il a expliqué que le continent « change au fil des temps, mais n’arrive pas encore à maîtriser les maux qui l’affectent au nombre desquels l’insécurité, le taux élevé du VIH Sida, l’analphabétisme, la famine, l’épidémie, les menaces environnementales, la corruption et depuis récemment, le terrorisme ».

Pour l’enseignant-chercheur, ce sont des « paradigmes qu’il faut changer pour un futur plus équilibré et constructif », car l’Afrique longtemps restée éloignée de la mondialisation, suscite, aujourd’hui, un nouvel intérêt stratégique.

« Mal partie, au lendemain de son indépendance, déchirée par des guerres civiles, confrontée à une crise de la dette de 1980, l’Afrique provoque de nouveau l’engouement », a-t-il dit.

« L’espoir est permis » à condition, selon lui, « que les élites au pouvoir créent des dynamiques économiques et organisent un consensus politique permettant une croissance rapide et de qualité ».

« Cela suppose que l’Afrique ait droit au chapitre de la scène internationale avec un accès aux financements internes pour accroître sa productivité et cela suppose également un cadre juridique et institutionnel favorable, un Etat facilitateur, un climat de paix », a-t-il fait savoir.

Reprenant une citation, le professeur Guèye souligne que « la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme doivent être les bases matricielles d’une telle fondation sans quoi, les dictatures sanguinaires persisteront et féconderont des féodalités anachroniques ».
SK/OID/ASB

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