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L’AMBASSADRICE DE CUBA AU SÉNÉGAL ÉVOQUE L’EXPÉRIENCE DE SON PAYS EN MATIÈRE D’ALPHABÉTISATION


  8 Septembre      12        Société (23137),

   

Dakar, 8 sept (APS) – L’ambassadrice de Cuba au Sénégal, Saylin Sánchez Portero, a fait part de la disponibilité de son pays à partager avec le Sénégal son expérience en matière de système d’éducation à travers notamment la campagne nationale d’alphabétisation que le pays a lancée en janvier 1961 et qui lui a permis d’atteindre « un taux d’alphabétisation des enfants et des adultes âgés de 10 à 49 ans de 99,8% dans un contexte mondial où 773 millions d’adultes et de jeunes ne sont pas alphabétisés ».
« Cuba a un taux d’alphabétisation des enfants et des adultes âgés de 10 à 49 ans de 99,8% dans un contexte mondial où 773 millions d’adultes et de jeunes ne sont pas alphabétisés, mais aussi et pendant toutes ces années, elle a fait des progrès importants dans les programmes d’études et dans la qualité de l’enseignement en général », a-t-elle notamment indiqué dans un entretien avec l’APS.
Cuba dont la pédagogie a une renommée internationale, célèbre ce mardi la Journée internationale de l’alphabétisation.
La Havane « travaille sans relâche » pour continuer à perfectionner son système éducatif national, tout en restant disposé à partager ses expériences et les résultats obtenus par son système d’enseignement dont le Sénégal pourrait également bénéficier à partir de la « concrétisation d’actions de coopération bilatérale, basée sur une approche de coopération Sud-Sud ».
« Il est difficile pour un processus dans une révolution profondément humaniste et solidaire comme la révolution cubaine d’être conçu uniquement à l’échelle nationale », a estimé la diplomate cubaine. Elle a rappelé que depuis « le triomphe révolutionnaire », Cuba a apporté sa coopération en matière d’éducation dans différents pays.
Dans ce cadre, le programme d’alphabétisation cubain « Yo sí puedo » (Moi, oui, je peux) a été mis en place en 2001, sous la forme d’un projet de coopération internationale visant à lutter contre l’analphabétisme avec des résultats « très méritoires pendant toutes ces années ».
« C’est une méthode peu coûteuse, très flexible et inclusive, avec la capacité de s’adapter à n’importe quel pays ou communauté. Il est disponible en plusieurs langues et dialectes, même en système braille. Ce qui favorise son application facile et large », a expliqué la diplomate cubaine.
Saylin Sánchez Portero assure qu’avec ce système d’enseignement, il est possible qu’une personne soit parfaitement alphabétisée « en sept semaines ».
« Il est basé sur un manuel, de cinq pages maximum, qui utilise l’association de chiffres et de lettres pour enseigner la lecture et l’écriture à des personnes de plus de 15 ans qui n’ont jamais fréquenté l’école ou qui ne l’ont fréquentée que quelques années », a-t-elle soutenu.
« A ce jour, grâce à cette méthode, dont les résultats lui ont valu le prix d’alphabétisation UNESCO +Roi Sejong+ en 2006, plus de 10 millions 500 000 personnes ont appris à lire et à écrire dans 32 pays », a poursuivi l’ambassadrice de Cuba au Sénégal.
Avec cette méthode, des pays comme le Venezuela (en 2005) et la Bolivie (2008) ont pu être déclarés « territoires sans analphabétisme, avec le soutien de Cuba qui, solidairement, transmet son expérience en matière d’éducation à plusieurs pays ».
La diplomate cubaine a révélé qu’en Afrique, cette méthode a été mise en place dans des pays comme le Nigeria, la Guinée-Bissau, le Mozambique, l’Angola, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Namibie avec des « résultats satisfaisants ».
« Après 16 ans d’utilisation de cette méthode d’alphabétisation, Cuba s’est efforcée de la mettre à jour en fonction des avancées offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). L’alphabétisation a été un rempart fondamental pour les progrès successifs de l’éducation que l’île a obtenus », a-t-elle ajouté.
Saylin Sánchez Portero a rappelé que la campagne d’alphabétisation dans son pays avait commencé en janvier 1961 et compte tenu de son ampleur, « il n’y avait pas assez d’enseignants pour entreprendre cette tâche ».
« Par conséquent, une force d’alphabétisation plus large était nécessaire, y compris toute personne sachant lire et écrire » et disposée à alphabétiser. « La campagne a été un succès parce que c’était un processus de masse, de forte mobilisation populaire, d’implication des différentes organisations du pays et des familles cubaines », commente la diplomate.
A l’en croire, les jeunes Cubains, « habitués à être une partie active et indispensable des grandes batailles de la révolution cubaine », « ont joué un rôle de premier plan » dans cette campagne, « comme ils le montrent maintenant dans le précieux travail de soutien pour faire face à l’épidémie de Covid-19 ».
« Le 22 décembre 1961, Cuba a été déclaré territoire sans analphabétisme, le premier pays d’Amérique Latine » dans ce cas, a-t-elle indiqué, précisant que « 707 200 personnes ont appris à lire et à écrire » du fait notamment de cette campagne, ce qui a contribué à réduire « le taux d’analphabétisme à 3,9% ».
De fait, la campagne nationale d’alphabétisation a été l’un des événements les plus marquants de la révolution cubaine, selon Saylin Sánchez Portero.
« Un mois à peine après le triomphe de la révolution, lorsqu’un nombre important de la population cubaine ne savait ni lire ni écrire, le Plan d’Alphabétisation d’urgence a été déclaré », a-t-elle rappelé.
Aussi, le leader de la révolution cubaine, Fidel Castro, déclarait-il, le 26 septembre 1960, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, que « le peuple cubain se préparait à éliminer l’analphabétisme du pays au terme d’un an », a rappelé Saylin Sánchez Portero.

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