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Le CAD et la SIB, du groupe Attijariwafa bank, réunissent des opérateurs économiques africains autour des « FinTech » à Abidjan


  26 Avril      50        Economie (18518),

   

Rabat, 26/04/2018 (MAP) – Les travaux d’une mission multisectorielle autour des FinTech (technologie financière), se sont ouverts, jeudi à Abidjan, à l’initiative du Club Afrique Développement (CAD) et de la Société Ivoirienne de Banque (SIB), filiales du groupe Attijariwafa bank.

Une conférence inaugurale sur les « FinTech en Côte d’Ivoire : Défis et perspectives », à laquelle ont pris part le ministre ivoirien de la communication, Bruno Nabagné Koné, et l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, a marqué le coup d’envoi solennel de cet événement qui réunit, durant deux jours, des opérateurs économiques venus d’Afrique et d’ailleurs.

Dans une déclaration à la MAP, la directrice du CAD, Mouna Kadiri, a indiqué que cette mission multisectorielle, la 10ème du genre en deux ans d’existence du CAD, a jeté son dévolu sur la thématique des FinTech eu égard aux enjeux y afférant qui se dressent aujourd’hui devant les entreprises et les économies du continent africain.

Aussi, a-t-elle ajouté, le Groupe Attijariwafa bank et son actionnaire de référence Al-Mada, l’un des plus importants fonds d’investissements panafricains, « sont très engagés autour de la transformation digitale et des FinTech ».

A l’aune des enjeux découlant et se rapportant aux FinTech, la mission du CAD et de la SIB se propose d’accompagner les préoccupations des entreprises tout en essayant de décortiquer tous les aspects inhérents aux technologies financières et à leur déploiement.

Sur le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter cet événement, Mme Kadiri a précisé que ce pays « fait office aujourd’hui de Benchmark dans nombre de sujets liés au +mobile banking+ et à toutes les transformations digitales ».

Elle a, par ailleurs, fait observer que cette mission se tient en présence d’importantes délégations provenant du Maroc, du Gabon, de Mauritanie, de Tunisie, du Cameroun, du Sénégal, entre autres. Ce qui démontre, selon la directrice du CAD, tout l’intérêt attaché à ce sujet par les entreprises et les différents acteurs africains.

Sur les enjeux et perspectives des FinTech, Mme Kadiri a affirmé qu’ils diffèrent en fonction des régions, expliquant que « si dans certains pays développés, on parle de destruction de l’emploi, dans d’autre zones, comme en Afrique, ces technologies sont perçues comme des opportunités extraordinaires et des leviers de croissances pour les TPE et les PME, surtout pour les moderniser et basculer celles qui opèrent dans l’informel vers le formel et surtout à moindre coût ».

Un avis que partage le directeur général de la SIB, Daouda Coulibaly, qui a relevé, lors de la Conférence inaugurale, qu’en Afrique, les FinTech offrent des opportunités de taille pour le développement des services bancaires et financiers, dans un monde de plus en plus dématérialisé.

Selon différentes sources, a-t-il dit, entre 47 et 69 milliards USD ont été investis dans les FinTech entre 2015 et 2016, contre 13 milliards USD seulement engagés en 2014, « ce qui renseigne sur l’importance de plus en plus croissante de la technologie financière ».

Pour le DG de la SIB, ces chiffres donnent plutôt raison aux réflexions prédisant que les FinTech vont révolutionner les services bancaires et financiers, de la même façon « qu’Internet a modifié les industries de la presse et de la musique ».

D’après lui, il est improbable que les institutions traditionnelles disparaissent totalement du paysage, « mais nous savons qu’à partir d’un certain seuil, l’évolution peut être fulgurante, c’est pourquoi la SIB prend toute la mesure de la situation et se met résolument en position d’anticipation.

Dans ce sens, M. Coulibaly a souligné que la SIB a mis au point un plan d’investissements ambitieux priorisant le recours aux technologies financières, grâce auquel elle est aujourd’hui « leader sur le marché ivoirien en termes de nombre d’agences, de dépôts et de soutien aux projets de l’Etat, aux entreprises et aux particuliers ».

Ces réalisations, a-t-il rappelé, ont valu à la SIB le prix du meilleur Etablissement du Secteur Financier de Côte d’Ivoire 2017 ainsi que la tête du classement des Spécialistes en Valeur du Trésor de l’UEMOA pour la Côte d’Ivoire.

M. Coulibaly a ensuite passé en revue quelques innovations digitales conçues par la SIB, à l’image de la plateforme « Sibnet », la première en Côte d’Ivoire à permettre une gestion des paiements et des transactions de manière totalement autonome, avec les exigences de sécurité requises.

La SIB a également lancé le produit « Bourse Connect », pionnier et unique en Côte d’Ivoire. Il s’agit, selon lui, d’une offre de bourse en ligne intégrée et sécurisée qui permet aux clients d’accéder de manière autonome à tous les outils indispensables à la gestion de leurs portefeuilles.

De son côté, le ministre ivoirien de la communication et de l’économie numérique a relevé que les Etats africains ont aujourd’hui besoin d’un secteur bancaire « dynamique, inclusif et abordable », estimant que ce besoin est réalisable « quand la banque rencontre le numérique ».

Selon lui, la convergence entre finances et technologies est à même de profiter aux taux de bancarisation « très faibles de nos populations ». Ces taux, a repris le ministre, pourraient croitre considérablement lors des prochaines années, si des solutions innovantes sont développées, « d’où l’importance des FinTech ».

De l’avis du ministre ivoirien, le défi d’une inclusion financière forte sera difficilement relevé avec les méthodes actuelles d’où la solution d’aller « vite et bien » vers des solutions alternatives, en particulier celles qui s’appuient sur les technologies numériques.

Qui plus est, a-t-il enchainé, le numérique pourra également récupérer les flux financiers, avec tout ce qui en découle en termes de croissance, générés par le secteur informel et pouvoir ainsi libérer tout le potentiel économique des Etats africains.

C’est dire, selon l’officiel ivoirien, que le numérique est d’autant plus important qu’il va de pair avec le souhait des Etats et des institutions financière de « réduire la circulation de la monnaie fiduciaire au profit de la monnaie électronique ».

Dans ce sens, a-t-il insisté, le secteur financier et bancaire est invité à comprendre les parcours et les spécificités du secteur informel afin de lui apporter des solutions adaptées en ayant recours aux FinTech et en associant surtout les startups locales.

Au programme de cette rencontre, la 2ème de l’année après la Mauritanie, figurent « des rendez-vous d’affaires B to B (tous secteurs) ainsi que B to G en vue de concrétiser nombre de partenariats, en plus de l’accès au dispositif des banques de projets d’investissement de la Côte d’Ivoire ».

Les missions initiées par le CAD ont fédéré plus de 1.500 entreprises de 15 pays du continent et permis plus d’un millier de rendez-vous d’affaires. Des visites de chantiers ont été également effectuées aux projets de développement les plus emblématiques de ces pays.

Le CAD, organisateur du Forum International Afrique Développement, est une plateforme fédérant les communautés économiques engagées en Afrique en vue de poursuivre la dynamique de mise en relation et d’identification d’opportunités d’investissements et de partage d’expériences.

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