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Le chant malgache s’invite à Mawazine


  15 Mai      61        Culture (1996), Musique (428),

   

 

Par Idriss TEKKI

Rabat, 15/05/2017 (MAP) – Le public de la mythique scène de Chellah à Rabat a eu droit, dimanche en fin d’après-midi, à un florilège de chants malgaches brillamment interprété par l’incontournable Justin Vali, dans le cadre de la 16-ème édition du festival Mawazine Rhythmes du monde.

Accompagné de ses quatre compères, qui maîtrisent toute la richesse des styles musicaux de Madagascar, dont le maître de l’accordéon Régis Gizavo et la vocaliste Talika, Vali a offert une performance inédite de la valiha, une cithare tubulaire en bambou emblématique de la grande île et dont il est un virtuose.

Après une séquence musicale en guise d’intro d’entrée en matière, le lauréat du Grand Prix de la Sacem 2006 pour les musiques traditionnelles, a fait irruption sur scène arrachant, de droit, les applaudissements les plus déchainés des festivaliers, et plus particulièrement ceux des ressortissants malgaches établis au Maroc venus acclamer cette icône de la musique africaine.

Et sans perdre de temps, il est vite passé en action, caressant avec brio sa valiha et gratifiant l’assistance d’un cocktail de chansons représentatives des différentes régions de l’île.

Il s’agit notamment de Lalana, Masoalia, Hombanao, Beloha, Kilalao, Fihavanana, Ny Marina ou encore Baobab, chansons qui traitent de l’environnement et de la nécessité de préserver la forêt, de l’amour, de la solidarité, de l’amitié, du respect et de l’entraide, pour ne citer que ces sujets.

Pour gâter encore plus son public réceptif, l’artiste profitait des entractes pour fournir des explications sur la valiha, l’un des instruments musicaux les plus anciens au monde, selon les spécialistes, fait en entier de bambou, y compris les cordes.

Point d’orgue de la soirée lorsque Vali a endiablé son public l’amenant à faire partie de son orchestre en une symbiose magique.

Grand dans l’humanité et l’humilité comme il est dans l’art, il n’a pas manqué non plus de rendre hommage en plein concert à une figure de proue de la musique de son pays, en l’occurrence le grand maitre Eusèbe Jaojoby, dont la fille, artiste elle aussi, était présente parmi l’assistance, en lui dédiant une chanson.

Et pour clore en beauté son concert, il a invité le public, grands et moins grands, à se mettre debout pour danser aux rythmes ensorcelants de ces deux dernières chansons et braver le froid qui commençait à envahir la scène à la tombée de la nuit.

Dans une déclaration à la MAP, l’artiste malgache s’est dit « très heureux » de participer à Mawazine, un festival connu partout dans le monde, mettant en avant l’accueil chaleureux que le public marocain lui a réservé.

Selon lui, réunir tous ses artistes autour de lui sur scène était une tâche ardue du fait que chacun d’eux représente une région de Madagascar, saluant l’attention particulière qui lui a été accordée ainsi qu’aux artistes l’accompagnant par les organisateurs du festival.

Justin Vali (de son vrai nom Rakotondrasoa) est un virtuose de la valiha, dont la sonorité résonne comme un mélange de harpe, de kora et de clavecin. Tel un ambassadeur de la musique malgache, Justin sillonne les scènes du monde. Il se produit aux côtés des plus grands comme Peter Gabriel et multiplie les nouveaux albums et les diverses collaborations, notamment avec la chanteuse Kate Bush ou l’accordéoniste basque Kepa Junkera.

Organisée à l’initiative de l’association Maroc-cultures sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le festival Mawazine prévoit cette année des concerts haut en couleurs proposant panoplie de styles, de tempos et de rythmes musicaux.

Neuf jours durant, les six scènes du festival (OLM-Souissi, Nahda, Salé, Théâtre National Mohammed V, Bouregreg, et Chellah) seront le théâtre de rencontres inoubliables entre des fans exaltés et les plus grandes stars de la musique.

 

PS

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