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Le FESPAM apportera environ 650 millions de FCFA dans les caisses de l’Etat


  18 Mars      60        Arts & Cultures (2542), Musique (489),

   

BRAZZAVILLE, 18 MARS 2017 – (ACI) – Le ministre de la culture et des arts, M. Léonidas Carel Mottom Mamoni a indiqué, le 17 mars à Brazzaville, que le prochain Festival Panafricain de Musique (FESPAM) va créer près de 2500 emplois direct et indirect et apporter dans les caisses de l’Etat, en termes d’impôt, entre 450 et 650 millions de FCFA.

Ces estimations ont été données lors de la séance de questions orales au gouvernement avec débat de la 44ème session ordinaire du sénat au cours de laquelle, le ministre de la culture a fait savoir qu’il sera donc désormais procédé aux prélèvements à la source des impôts sur les revenus des artistes. Ce qui permettra à l’Etat d’augmenter ses ressources.

M. Mottom a promis ainsi mettre en place un mécanisme qui permettra de générer dans l’économie, des revenus tant pour l’Etat que pour d’autres agents économiques.

A titre d’illustration, il fait savoir que tout artiste national ou étranger participant au FESPAM est désormais imposable sur son revenu en application du code général des impôts dans son article 47ter qui dispose que les rémunérations versées aux écrivains, artistes, auteurs compositeurs et assimilés à titre de droits auteurs ou autres pour leurs prestations effectuées au Congo ou en raison de leur domiciliation au Congo sont imposables.

« Il n’est plus question dans ce pays qu’on vienne faire une prestation au FESPAM et qu’on reparte avec tout l’argent sorti par l’Etat congolais, c’est terminé », a martelé le ministre de la culture.

S’expliquant devant les sénateurs, le ministre de la culture a aussi mentionné que dans son article 185 ter qui dispose article 188, les personnes physique ou morale de nationalité congolaise ou étrangère n’ayant ni domicile ni résidence fiscal au Congo font l’objet d’une retenu à la source dont le taux est fixé à 20%, pour autant qu’ils aient des revenus au Congo ou en provenance d’ailleurs.
Une partie de l’argent sortie sera donc reversée dans les caisses de l’Etat, a-t- il rassuré aux autorités des finances.
Pour le paiement des cachets des artistes, M. Mottom a promis adopter d’autres méthodes plus orthodoxes. Le ministère de la culture veillera à ce que les contrats soient signés à l’avance.

«Nous travaillons pour faire de sorte qu’aucun artiste ne touche de l’argent en frais, nous travaillons avec les banques de la place pour que les artistes soient payés par virement bancaire, il existe des cartes prépayées auxquelles nous pourrons déposer les cachets des artistes », a dit le ministre. Un projet de loi est encours de signature pour la création du statut des artistes et des entrepreneurs culturels. Une façon de professionnaliser ce secteur.

Il a éclaircie les sénateurs sur les impayés du FESPAM, expliquant que ces impayés ne ressortent toujours pas de la responsabilité des ministres de la culture.
«Souvent nous ne touchons pas la totalité des sommes demandées», a-t- il affirmé, promettant par un engagement républicain que « si je dispose de la somme totale donc de l’engagement totale du gouvernement congolais, vous pouvez me croire que les artistes seront payés avant, pendant et après, il n’y aura pas d’impayés ». (ACI)

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