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LE GÉNÉRAL MAMADOU NIANG, UNE VIE AU SERVICE DE LA PATRIE


  29 Décembre      20        Politique (14231),

   

Dakar, 29 déc (APS) – Signe qui ne trompe pas : la classe politique a été unanime à saluer la mémoire du général Mamadou Niang, décédé lundi soir, à l’âge de 82 ans.

Les acteurs politiques, tous bords confondus, ont salué le patriotisme et le sens de devoir tout militaire, de celui qui présidait jusqu’à son décès la commission politique du Dialogue national, lancé en mai 2019.

Le nom du général Niang s’est imposé naturellement pour conduire ces concertations que le pouvoir voulait le plus inclusif possible, en vue de parvenir à un consensus sur les principaux problèmes du Sénégal.

L’hommage unanime des acteurs politiques, d’habitude si difficiles à accorder, parfois même sur des évidences, renseignent quelque part sur les attentes placées dans les résultats attendus du travail du général Niang, dont le parcours de militaire au service de la patrie suffit à espérer le meilleur.

Les quotidiens sénégalais ne s’y sont pas trompés, parlant du général Niang comme d’un « soldat du consensus » et d’un « interlocuteur de confiance de la classe politique ».

D’autres ont loué sa « rigueur militaire » et « son tact et son esprit d’ouverture’’, des qualités qui l’ont amené tout au cours de son cursus à « trouver des consensus forts pour la consolidation de la démocratie » au Sénégal.

Avant d’être porté à la tête de la commission politique du Dialogue national, l’ancien ministre de l’Intérieur avait dirigé la Commission nationale de gestion de la paix en Casamance (sud) et l’ex-Observatoire national des élections, en plus d’avoir été ambassadeur du Sénégal en Guinée-Bissau, au Brésil et au Royaume-Uni.

Se disant très peiné par le décès du général Niang, le président de la République a salué dans un tweet « la mémoire de ce brave soldat qui a servi l’Etat jusqu’au dernier souffle ».

’’Je salue la mémoire du Général Mamadou Niang, un patriote dans l’âme. J’ai eu l’honneur de le remplacer à la tête du ministère de l’Intérieur’’, a déclaré, mardi, le président de la République.

Macky Sall présidait la cérémonie d’inauguration au Centre Hospitalier Universitaire de Fann du nouveau Service des Maladies Infectieuses etTropicales (SMIT) dont la construction a été financée par la Fondation GILEAD, la Banque Islamique de Développement et l’Etat du Sénégal.

’’Nous venons de perdre un homme d’exception’’, a dit le chef de l’Etat, relevant que le Général Niang ’’s’est toujours engagé pour être au service de nos concitoyens. Il s’est toujours engagé à la recherche de consensus les plus difficiles’’.

Né en 1938 à Podor, le général Mamadou Niang fut instituteur dans les années 1960, avant de troquer la craie pour la tenue militaire et de rejoindre l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (France).

A sa sortie d’école, Mamadou Niang devient l’aide de camp du Chef d’état-major général des armées Jean Alfred Diallo (1963-1965).

Il va ensuite occuper plusieurs responsabilités dans l’armée, en tant que commandant de secteur dans le Balantacounda (1972-1974), commandant du second contingent sénégalais au Liban (1980-1982), commandant de la zone de défense n°2 en Gambie, chef des opérations à l’état-major des armées, de 1988 à 1990.

En 1991, il est nommé président de la Commission nationale de gestion de la paix en Casamance jusqu’en 1992.

Le général Mamadou Niang a occupé des postes stratégiques dans l’armée sénégalaise, comme adjoint au sous-chef d’état-major général des armées, directeur de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (Sénégal) et sous-chef d’état-major général des armées.

En 1997, pour décanter une situation politique bloquée, le président Abdou Diouf le nomme président de l’Observatoire national des élections (ONEL), poste qu’il occupera jusqu’en 1998.

Après cette parenthèse politique, l’officier supérieur devient diplomate et est nommé ambassadeur du Sénégal en Guinée Bissau (mai 1999-mars 2000).

A l’avènement de la première alternance, le général Niang hérite en avril 2000 du poste de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Moustapha Niasse.

Il va retrouver ensuite la diplomatie, en septembre 2003, avec la nomination de l’ancien instituteur comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal au Brésil.

Un poste qu’il n’a toutefois pas occupé pour des raisons personnelles, jusqu’à sa nomination au poste d’ambassadeur du Sénégal au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, en janvier 2004. Il restera à ce poste pendant trois ans.

Le dernier service rendu par Mamadou Niang à sa patrie a été de présider, à partir de mai 2019, les travaux de la commission politique du Dialogue national, notamment chargé des concertations sur le processus électoral.

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