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Le gouvernement satisfait de la tendance haussière des produits d’exportation du pays


  21 Mars      44        Economie (24312),

   

Kinshasa, 21 Mars 2018 (ACP).- La conjoncture économique et financière de la République démocratique du Congo (RDC) reste marquée par la tendance haussière des cours de principaux produits d’exportation, selon le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et médias, Lambert Mende, dans le compte rendu fait mardi à l’issue de la 9ème réunion extraordinaire du conseil des ministres présidée à l’hôtel du gouvernement, à Kinshasa, par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

Lambert Mende a précisé que les principales tendances évolutives ont été les suivantes : le cours du cuivre est passé de 5.824 USD la tonne métrique en mars 2017 à 7.014,5 USD la tonne métrique soit une hausse de 20,4% ; le cobalt, lui, est passé de 47.523,75 USD en mars 2017 à 84.988,96 USD la tonne actuellement, soit une augmentation de 79 % ;le prix de l’once d’or s’est établi à 1.328,53 contre 1.231,15 le kg à la même période en 2017, soit une hausse de près de 8 %.

Quant au baril du pétrole, son cours s’est établi au 16 mars 2018 à 65,18 USD à Londres contre 52,67 à la même période en 2017, soit une augmentation de 23,8%. Le porte-parole du gouvernement note un comportement globalement satisfaisant de principaux indicateurs macroéconomiques que sont le taux de croissance, le taux d’inflation, le taux de change de la monnaie nationale, la situation des finances publiques et le niveau des réserves de change internationales depuis la fin de l’exercice 2017 et le début de l’année 2018.

Ce résultat se justifie par l’amélioration de la production dans le secteur minier, suite à la remontée des cours mondiaux des produits miniers exportés et à l’entrée en phase de production de quelques projets miniers, ainsi qu’à la reprise des activités de certains autres qui avaient mis la clé sous le paillasson.

Les secteurs tertiaire et secondaire en seconde position

Le ministre de la Communication et médias a fait savoir que les secteurs tertiaire et secondaire viennent en seconde position, l’apport du secteur secondaire est stimulé principalement par le dynamisme de la branche «bâtiments et travaux publics» et des autres industries manufacturières et reste marqué par l’entrée en production de deux nouvelles cimenteries (CIMKO et PPC Barnett) au Kongo Central.

Le gouvernement signale par ailleurs que la croissance est en grande partie tirée par la demande extérieure nette, avec une contribution de 2,5%, résultant de la vitalité des exportations des biens et services, particulièrement des exportations des produits miniers.

La contribution de la demande intérieure est évaluée à 1,2%, grâce à la vigueur des investissements et de la consommation privée, contrairement à la contreperformance du secteur public dont la consommation et les investissements ont accusé des contributions négatives.
Sur le plan des finances publiques

Après avoir clôturé l’année 2017 avec une inflation de 54,7% contre 23,6% en 2016, Lambert Mende souligne qu’au cours de deux premiers mois de l’année 2018 jusqu’au 16 mars, le cadre macroéconomique du pays connaît un ralentissement des pressions inflationnistes.
Le taux de change du franc congolais a observé au 16 mars 2018 une relative stabilité sur les deux segments du marché des changes.

Le dollar américain s’est échangé à CDF 1.613,98 et CDF 1.638,67 respectivement à l’interbancaire et au parallèle. La situation des finances publiques est caractérisée depuis fin décembre 2017, par des soldes mensuels de trésorerie excédentaires, résultat d’une mobilisation plus accrue des recettes et d’une discipline budgétaire permanente dans l’exécution des dépenses.

Le porte-parole du gouvernement a relevé que l’accroissement des recettes a permis depuis le dernier trimestre 2017, d’honorer régulièrement les dépenses contraignantes et celles liées au processus électoral, de résorber progressivement certains arriérés de l’Etat en rapport avec le fonctionnement des institutions et reprendre progressivement le financement des dépenses prioritaires dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’éducation.

Accompagnée d’une discipline rigoureuse dans l’exécution de la dépense, cette augmentation des recettes a permis aussi d’aller au-delà de l’objectif de zéro déficit et de terminer l’année 2017 avec un solde excédentaire de CDF 56,51 milliards contre une projection de CDF 11,96 milliards.

Cette politique a aussi permis de réaliser des excédents de trésorerie en janvier et février 2018, respectivement de 17,89 milliards et 137,02 milliards de Francs congolais. Le plan de trésorerie indique que pour le seul mois de mars, un solde positif de 120.32 milliards de Francs congolais au 16 mars et un excédent cumulé depuis le début de l’année de 275,23 milliards de francs congolais ont été réalisés.

En ce qui concerne la situation des réserves internationales, les efforts ont été déployés au niveau de la gestion des finances publiques, tant pour augmenter les recettes en devises que pour leur gestion, notamment en autorisant les miniers et les pétroliers à payer les impôts, droits et taxes dus à l’Etat en devises ainsi qu’en gérant la qualité des dépenses en devises.

Toutes ces actions ont permis de reconstituer significativement leur niveau qui atteint, selon les données communiquées au 19 mars 1,016 milliard, soit l’équivalent d’un peu plus de 4,25 semaines d’importations des biens et services, contre 845,44 millions à fin janvier 2016.

En maintenant les efforts de gestion interne et grâce à la poursuite de l’embellie des coûts des produits d’exportation, le gouvernement peut consolider le dépassement de cette barre symbolique d’un milliard des réserves de change, même si le chemin reste encore long à parcourir pour atteindre la moyenne recommandée de couverture de trois mois d’importations, a dit le ministre Mende.

La conjoncture économique selon la BCC

Invité par le gouvernement, le gouverneur de la Banque Centrale a déploré la prépondérance du secteur primaire, particulièrement le secteur extractif et la faiblesse des investissements dans le secteur des infrastructures et de l’agriculture.

Il estime que la bonne santé des finances publiques reposant essentiellement sur une économie de rente extrêmement fragile, cette embellie n’est pas à l’abri des chocs exogènes qui peuvent survenir inopinément.

Ce n’est qu’en maintenant de manière très stricte la même rigueur au plan budgétaire et une coordination disciplinée et serrée de la politique monétaire que notre pays pourra maintenir cette tendance jusqu’à la fin de l’année 2018. En dépit de ce tableau, le gouverneur de la BCC se félicite de ces évolutions positives pour le redressement de l’économie nationale.

Résolution du gouvernement

Le Conseil des ministres a pris la résolution de poursuivre la discipline budgétaire appliquée jusqu’à ce jour pour restaurer durablement la stabilité du cadre macroéconomique. Il a décidé, en outre, de s’attaquer à toutes les entraves aussi bien structurelles qu’infrastructurelles qui provoquent notamment la surenchère sur la production intérieure notamment en ce qui concerne les denrées de consommation courante.

Le porte-parole a noté que la bonne santé économique du pays est tributaire de la poursuite de la lutte contre la fraude fiscale et douanière, bref contre le coulage des recettes et de la mise en œuvre de toutes les recommandations issues du Forum sur la réforme du système fiscal national en vue de rendre notre fiscalité simple, compétitive et à haut rendement.

En ce qui concerne les dépenses de plus en plus en progression, le gouvernement a dit avoir résolu de veiller très particulière à la qualité de la dépense et ce dans tous les domaines, sans exception. Pour maintenir cette amélioration en cours du niveau des recettes, le gouvernement a décidé d’appliquer la diversification de l’économie en investissant dans des projets novateurs et volontaires, notamment l’agriculture, l’agro-industriel, le tourisme ainsi que des voies de communication (routes de desserte agricole, voies fluviales et lacustres, voies ferrées et aériennes). ACP/YWM/BSG/Wet/Fmb

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