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Le Kenya lance un système électronique de suivi des marchandises en transit à l’intérieur de ses frontières


  3 Mars      101        Economie (22786), Téchnologie (903),

   

Rabat, 03 mars 2017 (MAP)- Le Kenya a mis en place une plateforme de suivi électronique des marchandises (ECTS), qui permettra au pays de suivre en temps réel chaque cargaison en transit à l’intérieur de ses frontières, selon une source officielle.

Selon le commissaire général du Kenya Revenue Authority (KRA), John Njiraini, qui s’exprimait à l’occasion du lancement mercredi du système régional de suivi électronique du fret pour surveiller en temps réel les marchandises en transit, le Kenya rejoint ainsi l’Ouganda et le Rwanda qui utilisent déjà ce système.

Le nouveau système représente ainsi une étape clé dans la volonté du gouvernement kényan de cimenter la coopération en Afrique de l’Est, en favorisant le commerce transfrontalier. Il remplace le système électronique de suivi du fret (ECTS) existant, où la surveillance est effectuée indépendamment par des plateformes autonomes.

Le nouveau système serait opérationnel d’ici la fin du mois pour remplacer le système actuel de suivi électronique des cargaisons, selon le responsable.

Le Kenya prévoit d’avoir au moins 12 points de contrôle où les équipes d’intervention seront stationnées avec cinq points à Mazeras, Voi, Machakos, Sameer Park sur la route Mombasa ainsi qu’à Naivasha et Kericho.

En intégrant les plateformes de suivi du fret en transit, les trois pays visent à réaliser des opérations sans interruption au-delà des frontières, estime M. Njiraini, affirmant que « l’objectif global est d’alléger les contrôles douaniers aux frontières et d’éliminer les opportunités de détournement de marchandises qui existaient en raison des processus de passage aux frontières lorsque chaque pays utilisait des systèmes distincts de suivi des marchandises ».

Le fait d’avoir les systèmes des administrations douanières dans trois pays, qui suivent la même cargaison sur la même plateforme, aide à éliminer les possibilités de collusion entre importateurs et douaniers pour échapper aux taxes, a-t-il estimé, soulignant que le suivi du fret est devenu nécessaire, vu que le transport en transit représente 40% des marchandises déchargées au port kényan de Mombasa.

La plateforme régionale aiderait à assurer « la sécurité nationale avec un suivi en temps réel des marchandises » en transit, en vue de minimiser, le long du Corridor nord, le détournement de marchandises sous le contrôle des douaniers, avait indiqué John Njiraini, à l’issue de la signature, en février 2016, de l’accord avec son homologue ougandais, Akol Doris.

Cet accord intervenait un mois après que les deux pays et le Rwanda ont décidé de mettre en place des équipes conjointes de contrôle des opérations de fret, avec l’installation de la plateforme de suivi électronique des marchandises à même de réduire « les failles exploitées par les commerçants sans scrupules qui tentent de ne pas payer leurs parts de taxes », selon les autorités kényanes.

Le système de suivi, qui comprend des satellites, un centre de surveillance central et des équipements électroniques spéciaux montés sur des conteneurs et des camions de fret, qui donnent l’emplacement précis des produits en temps réel, permettra notamment d’assurer un dédouanement plus rapide des marchandises et lutter contre l’évasion fiscale, ont elles expliqué.

Le système de suivi des chargements dépendra beaucoup de l’utilisation de la technologie pour faire en sorte que ne soient détournées les marchandises destinées au transit vers les pays voisins du Kenya n’ayant pas de frontière maritime.

BI.

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