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Le Maroc en Afrique : Des progrès et une crédibilité reconnus qui renforcent le rayonnement du Royaume sur le continent


  11 Décembre      29        Economie (21998), Leadership Africain (791), Photos (20303),

   

.-Par Abdelghani AOUIFIA-.

Rabat, 11/12/2018 (MAP) – Le Maroc, dont l’ancrage africain ne s’est jamais démenti, poursuit les efforts pour renforcer sa présence sur l’échiquier continental, une entreprise qui force la reconnaissance des partenaires et des prestigieux centres de recherche.

Partant d’un socle solide, fait d’une stabilité politique incontestable et une économie qui se diversifie, le Maroc capitalise sur ses multiples atouts pour survoler de nouveaux horizons, consacrant sa position de power-house continentale et de destination de choix pour les investissements étrangers.

Cette réalité n’a pas échappé à Ernst & Young (EY), un des plus importants cabinets d’audit financier et de conseil au monde. Dans son rapport 2018 sur les investissements en Afrique, ce groupe, compté parmi les Big Four des cabinets internationaux, relève que le Maroc partage désormais avec l’Afrique du Sud la première place en termes d’investissements étrangers directs (IED) en Afrique.

D’après le rapport, le Maroc et l’Afrique du Sud ont attiré chacun 96 projets d’investissements étrangers en 2017. La troisième place revient au Kenya avec 67 projets.

«Le Maroc (…) demeure une des destinations les plus attrayantes pour les investissements en Afrique», indique le cabinet, citant, parmi les points forts du Maroc, sa croissance économique «consistante» et son climat politique stable.

Grâce à un climat stable et des fondements économiques solides, le Maroc a drainé, avec l’Afrique du Sud, le plus grand nombre d’IED en Afrique en 2017, poursuit EY.

Le cabinet s’est particulièrement attardé sur le secteur de l’industrie automobile, devenu un des piliers de l’économie marocaine. Ce secteur continue d’attirer les investisseurs au Maroc d’autant plus que le Royaume entend consolider sa position en tant que hub international de cette industrie porteuse, indique le cabinet.

En Afrique du nord, région qui regroupe le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte, le Royaume s’impose comme leader incontesté, s’accaparant 52 pc de la totalité des IED dans la région, loin devant l’Egypte, deuxième avec 30 pc.

Tout comme l’Afrique du Sud en Afrique australe, le Nigeria en Afrique de l’Ouest et l’Ethiopie en Afrique de l’Est, le Maroc est la principale puissance économique en Afrique du Nord, indique encore EY.

Approché par MAP-Johannesburg, Graham Thompson, directeur du département Afrique au sein d’EY, souligne que le Maroc a pu renforcer son attractivité aux yeux des investisseurs étrangers à la faveur de la stabilité politique dont il jouit et des réformes audacieuses mises en œuvre durant les dernières années.

Ces réformes offrent les garanties solides que les investisseurs cherchent en termes de protection de leurs projets et de conditions d’épanouissement de leurs activités, indique l’expert, arguant que ces réformes ont conféré au Maroc une forte visibilité dans les rangs de la communauté d’affaires.

L’avenir se présente sous de bons auspices pour le Maroc, a dit le responsable d’EY, se disant convaincu que le Royaume continuera à travailler pour renforcer sa position parmi les premières destinations des investissements en Afrique, bénéficiant des nombreux avantages comparatifs dont il jouit.

Les conclusions d’EY ne sont pas passées inaperçues dans le pays de Nelson Mandela. Brand South Africa, l’agence gouvernementale en charge de la promotion de l’image du pays arc-en-ciel, a souligné que le Maroc est bien parti pour renforcer sa position sur l’échiquier des investissements en Afrique.

«Le Maroc continue de conforter sa position en tant que destination pour les IED», indique Petrus de Kock, directeur de la recherche au sein de Brand South Africa. «Le Maroc s’est inscrit dans une trajectoire de renforcement de ses atouts durant les prochaines années», ajoute le responsable sud-africain, soulignant que l’Afrique du Sud doit redoubler d’efforts pour rester dans la course.

Par ailleurs, le Forum Africain sur les investissements, qui s’est tenu en novembre dernier à Johannesburg avec la participation de nombreux officiels et investisseurs venus d’Afrique et d’ailleurs, a été une occasion où le modèle marocain s’est déployé de la manière la plus splendide.

Lors de ce Davos Africain, le Royaume s’est illustré comme pays qui montre que l’Afrique est capable de mettre à profit ses potentialités et ses ressources pour occuper la place qui est la sienne, celle de la future frontière mondiale d’affaires et de croissance.

Le Maroc a ainsi fait entendre sa voix dans des secteurs d’une grande importance dans la nouvelle architecture des affaires qui est en train de naitre dans le continent. Se distinguant par sa force et sa pertinence, l’expérience du Maroc dans le domaine du développement des énergies renouvelables a retenu une attention particulière lors de cette grand-messe des investissements.

Il s’agit d’un modèle de développement qui a un impact direct sur le développement économique et social des sociétés, d’où la nécessité de l’élargir à l’ensemble du continent.

L’un des moments forts de ce Forum fut la signature d’un mémorandum d’entente entre l’Agence Marocaine de l’Energie Durable (MASEN) et la Banque africaine de développement (BAD) visant à aider les pays africains, en particulier ceux de la région du Sahel, à bénéficier de l’expérience marocaine en matière de développement des énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, dont l’institution a été initiatrice du Forum de Johannesburg, a pertinemment souligné que le modèle marocain de développement des énergies propres force l’admiration dans la mesure où il offre «la preuve que l’Afrique peut accomplir de grandes choses d’envergure internationale».

Outre le secteur des énergies renouvelables, le modèle de développement marocain revenait dans les discussions dans bien d’autres panels lors du Forum, dont celui tenu sur la place du secteur financier dans l’émergence africaine.

Ce sont autant d’avancées qui confortent la stature du Maroc comme force de changement vertueux et acteur fondamental dans le cadre des efforts visant à densifier les relations économiques à l’échelle continentale.

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