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« Le numérique, une bonne opportunité pour les chanteurs religieux » (DG SODAV)


  6 Juillet      70        Arts & Cultures (2540), Musique (487),

   

Dakar, 5 juil 2017 (APS) – Le « nouveau modèle économique » basé sur le numérique constitue « une bonne opportunité » pour les chanteurs de musique sacrée, a soutenu, mercredi, le Directeur gérant de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV), Aly Bathily.

« Avec le changement de paradigme économique, il y a de nouveaux modèles d’exploitation, notamment ceux des œuvres dans l’environnement numérique, par exemple avec les téléchargements de la téléphonie mobile et les sites spécialisés de musique », a-t-il dit dans un entretien avec l’APS.

« Et on sent avec ce nouveau modèle économique dans lequel les œuvres sont dématérialisées, l’accès est plus simple et plus facile. Je trouve que cela constitue une bonne opportunité pour ce genre musical », a estimé M. Bathily.

Il dit comprendre les chanteurs religieux qui disaient que cela ne marchait pas tellement pour eux du temps du Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA). « Le modèle économique était basé sur l’analogique », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’essentiel de la répartition « complémentaire » prévue ce mois de juillet (la date n’a pas été divulguée) sera destinée aux chanteurs religieux même s’ils ne seront pas les seuls concernés. Certains peuvent gagner une dizaine de millions de Francs CFA dans la répartition trimestrielle, mais « pas tous », fait savoir le directeur gérant de la SODAV.

« La musique religieuse est une musique comme les autres, il y en a qui peuvent gagner des millions de Francs CFA, d’autres rien, à partir de ce moment, ce n’est pas la SODAV, c’est le dynamisme du répertoire proposé qui fait la différence », a-t-il indiqué.

« Si vous faites ce qui plait aux gens, vous serez très bien téléchargés et vous recevrez des sous, si ce que vous faites n’attire pas le public, la personne n’y peut rien, car on ne peut pas forcer les gens à consommer une musique », a-t-il martelé.

Pour Aly Bathily, « les répartitions sont faites en fonction de l’exploitation faite des œuvres des artistes, ce n’est pas une division arithmétique ».

Cette place « prépondérante » des chanteurs de musique sacrée au sein de la SODAV à commencer avec la fin du BSDA en octobre 2016, selon les dirigeants de la SODAV. Elle coïncide avec deux choses : l’opportunité que le numérique leur offre à travers le téléchargement mobile, mais aussi la relation que le Sénégalais a avec le religieux de manière générale, ont-ils fait savoir.

« Le Sénégalais de quelque que confession religieuse qu’il soit, on se rend compte que si c’est un musulman soit son +Dalal tones+ est soit une chanson mouride, tidiane, khadre, layenne, etc. Si c’est un chrétien, c’est une chanson catholique », a expliqué M. Bathily.

Abondant dans le même sens, la présidente du Conseil d’administration de la SODAV, Ngoné Ndour a révélé qu' »avec les services à valeurs ajoutées, les Sénégalais consomment beaucoup la musique sacrée ».

A en croire Aly Bathily, le Sénégalais aime s’identifier même dans ses appels téléphoniques à son appartenance religieuse. Mais, fait-il savoir, il faut un nouveau logiciel à la SODAV pour avoir la classification des chanteurs religieux, les catégories liées au genre et le nombre de titulaires de droits d’auteur.

FKS/ASB

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