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Le renforcement de la compétitivité des économies africaines tributaire en grande partie de l’évolution des investissements en infrastructures (Conférence)


  9 Avril      53        Economie (24424), Entreprises (1271), Finance (3803),

   

Rabat, 09 avril 2015 (MAP) – Le renforcement de la compétitivité des économies africaines est tributaire en grande partie de l’évolution des investissements en infrastructures, ont souligné, jeudi à Marrakech, les participants à une conférence spéciale des ministres africains, organisée à l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

La concrétisation de cet objectif requiert aussi de dépasser les problèmes liés au financement, à la stabilité du cadre macro-économique, à la gouvernance économique et à la corruption, ont-ils ajouté lors d’une plénière sous le thème « renforcement des capacités de production et d’exportation pour une meilleure intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale ».

S’exprimant à cette occasion, le ministre délégué chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a plaidé pour une mise à niveau de la gouvernance économique en Afrique en vue de créer un espace économique continental attractif des investissements et compétitif au niveau mondial.

Il a relevé que pour convaincre les investisseurs étrangers de venir s’installer en Afrique, il est impératif de dépasser les contraintes d’ordre commercial et de promouvoir l’intégration régionale et les investissements en infrastructures qui représentent un levier important de développement.

Evoquant la promotion des investissements en infrastructures, M. Boulif a souligné que « l’exemple marocain est un cas d’école » au niveau du continent africain, faisant savoir que les investissements du Royaume en infrastructures devraient atteindre 166 milliards de dirhams entre 2012 et 2016, un chiffre appelé à évoluer pour atteindre 600 milliards de dirhams entre 2016 et 2035.

L’ambassadeur du Maroc en Italie et ancien ministre du Commerce extérieur ayant participé à la préparation du sommet du GATT de Marrakech (1994), Hassan Abouyoub, a relevé que l’OMC est capable de promouvoir et de favoriser, grâce à ses règles, l’intégration régionale africaine.

« Il nous faut une industrialisation du continent africain et cette industrialisation se mérite », a ajouté M. Abouyoub, plaidant pour une solidarité agissante dans le domaine économique entre les pays africains et pour la recherche d’un circuit vertueux de croissance du continent.

Victor Do Prado, directeur de la division du Conseil général de l’OMC, a mis en exergue l’importance de la ratification, le plus tôt possible, de l’accord sur la facilitation des échanges pour les investissements en infrastructures au niveau du continent.
Sans une forte adhésion de l’Afrique, dont 42 pays sont membres de l’OMC, cet accord ne pourra être opérationnel, a-t-il estimé, mettant l’accent sur l’importance de la dixième Conférence ministérielle de l’organisation, qui se tiendra à Nairobi (Kenya) en décembre prochain.

Le président du fonds d’investissement PAI Partners, Lionel Zinsou, a appelé, de son côté, à œuvrer pour réduire le fossé énorme entre perception du risque lié à l’investissement en Afrique et la réalité sur le terrain, soulignant, à ce propos, que le taux de sinistralité dans le continent est faible, alors que celui de profit est élevé.

Il a souligné, dans le même sens, la croissance des flux des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique qui ont été quintuplés durant les dix dernières années, relevant qu’aucun autre continent n’a réalisé une telle performance.

M. Zinsou a relevé aussi que les pays africains croient en leurs potentialités, comme en témoignent les investissements faits en Afrique par les pays africains à travers leurs propres capitaux.

Pour sa part, l’ancien ministre tunisien des Finances et candidat à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD), Jaloul Ayed, a relevé la nécessité d’œuvrer pour que l’économie africaine crée non seulement du profit mais aussi des valeurs économiques et sociales.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette conférence ministérielle et parlementaire de deux jours se tient sous le thème « 20 ans de l’OMC : célébrations des succès et défis pour l’avenir ». Elle débattra notamment du bilan des 20 ans de l’OMC, sa contribution à l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale et la ratification de l’Accord de Bali sur la facilitation des échanges, conclu en décembre 2013.

TE-NH.

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