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Le soutien de la cause palestinienne passe par la production de films


  1 Décembre      10        Cinéma (169), Photos (4255),

   

Le Caire, 01/12/2020 (MAP) – Critiques et cinéastes arabes ont convenu à l’unanimité que le soutien à la cause palestinienne passe par une décision politique permettant la production de films qui reflètent la réalité palestinienne.

Les participants au séminaire virtuel organisé lundi dans le cadre des activités de la 5-ème édition du Festival international du film d’Al-Qods à Gaza (29 novembre – 6 décembre), ont souligné que les producteurs sont appelés plus que jamais à soutenir la cause palestinienne du point de vue cinématographique.

À cet égard, le réalisateur et critique de cinéma marocain Abdelillah El Jawhari a déploré la maigre production du cinéma arabe traitant de la cause palestinienne, notant que le cinéma marocain, qui compte seulement deux ou trois oeuvres, ne déroge pas à cette règle en raison de son influence par la culture occidentale et aussi de la formation des réalisateurs et scénaristes.

Le critique marocain a évoqué les problèmes politiques auxquels sont confrontés les pays arabes et qui jettent de l’ombre sur la production cinématographique. «L’absence d’une vision et d’une perception commune des pays arabes n’a pas aidé à cristalliser une vision cinématographique unifiée de la question palestinienne », a-t-il estimé.

Il a appelé à la nécessité de travailler à la promotion d’une véritable culture cinématographique dans les sociétés arabes. « Sans une véritable conscience culturelle et sans foi en la cause palestinienne, nous ne pouvons espérer de soutien pour un cinéma qui sert la cause palestinienne », a-t-il ajouté.

Le critique marocain a également évoqué le rôle que jouaient les ciné-clubs marocains dans la promotion de la cause palestinienne et des luttes du peuple palestinien.

M. Jawhari a attribué, par ailleurs, le manque de financement pour les films traitant de la question palestinienne à l’existence de « lobbies » qui contrôlent la production et des festivals dans le monde, dominés par des obsessions commerciales et lucratives, appelant à la création d’un « front » arabe et international pour soutenir l’industrie cinématographique au service de la cause palestinienne.

Pour sa part, le réalisateur et producteur syrien, Anwar al-Qawadri, a relevé que la question palestinienne est une cause mondiale, notant que malgré la présence de nombreuses œuvres théâtrales et cinématographiques traitant de cette question, il y a un grand manque à gagner dans la production de films traitant la réalité palestinienne selon une approche innovante.

Al-Qawadri a déploré le manque de financement ainsi que l’absence de soutien des secteurs public et privé à la production de films traitant de la question palestinienne.

L’acteur et dramaturge palestinien Housam Abou Aicha a souligné, quant à lui, que le soutien aux activités artistiques, en particulier cinématographiques qui traitent de la question palestinienne, est une question liée au capital public, lui-même lié à la politique des régimes.

Il a toutefois estimé que le manque ou l’absence de soutien ainsi que les conditions politiques que connaît la cause palestinienne n’empêcheront pas le cinéma palestinien de prouver sa présence et son mérite.

Pour sa part, la scénariste égyptienne Sana Hachem a noté que le cinéma, l’image et les arts en général peuvent soutenir et promouvoir de par le monde la cause palestinienne, mettant en avant le pouvoir et la magie des oeuvres qui traitent des questions humanitaires.

Elle a indiqué que l’industrie cinématographique manque de réalisateurs et de producteurs capables de se concentrer sur des angles forts de la réalité palestinienne qui attirent le public, appelant à une véritable union entre les différents acteurs de l’industrie cinématographique pour promouvoir cette cause humaine.

Le Festival international du film d’Al-Qods se tient du 29 novembre au 6 décembre, avec la participation de films de trente pays, répartis entre fictions, documentaires et autres productions dédiées aux amateurs.

Cette édition a choisi de sacrer l’acteur et réalisateur palestinien Mohamed Bakri avec un prix portant son nom qui sera décerné au meilleur film national.

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