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Le stage au Gabon: Un parcours du combattant


  16 Novembre      4        Education (3847),

   

Libreville, le 16 Novembre (AGP) – Le stage est une étape essentielle pour les jeunes, il permet d’acquérir des connaissances et la méthode dans le travail. Mais au lieu d’être une période d’apprentissage en entreprise, il devient un cauchemar. Il est important pour les décideurs d’avoir une attention sur les conditions de travail des stagiaires mais également, sur les dérives et les abus dont certaines entreprises se rendent responsables.

Un stage est une période de formation pratique en entreprise dans un domaine bien précis. Toute entreprise devrait être apte à accueillir des jeunes dans cette optique, pour une période minimale de trois mois, dans un premier temps, puis renouvelable selon l’appréciation de l’employeur.

Au Gabon, à contrario, beaucoup des jeunes peinent à trouver un stage au sein d’une entreprise publique ou privée de la place. Quand bien même c’est un passage obligatoire. Une situation qui s’explique bien au vu du taux de chômage chez les jeunes qui s’élève à plus de 30% entre 15 et 24 ans. En plus de la difficulté à trouver un emploi, survient le traitement qui leur est infligé.

Ainsi, la question des droits des stagiaires et de l’insertion professionnelle se pose avec ambiguïté. Le parcours des jeunes gens à la découverte du monde professionnel est souvent parsemé d’embûches et de désillusions variés qui peuvent contraindre l’expérience. Au lieu de la rendre plus enrichissante et avantageuse elle devient décevante et néfaste.

Parmi eux, beaucoup sont en stage dans des entreprises pendant plusieurs mois voire même un an, sans gratification, sans suite non plus. Est-ce toujours un stage? On est tenté de se poser cette question, lorsqu’on sait qu’un stage généralement ne va pas au-delà de six mois, selon le code du travail en République gabonaise.

Il est bien vrai qu’il n’existe aucune règlementation dans le pays qui impose une gratification financière, sauf, si l’entreprise elle-même propose des stages rémunérés.

Un stagiaire n’est pas considéré comme un salarié, mais il devrait aussi bénéficier de certains droits et avantages que peut recevoir un salarié, si non une simple gratification financière. Pourquoi les stagiaires notamment ceux en pré-emploi doivent-ils souvent être sujet de marginalisation dans certaines structures, pourtant ils effectuent les mêmes tâches que ceux qui sont embauchés? Les employeurs devraient embaucher les stagiaires plutôt que de les utiliser indéfiniment.

De plus, embaucher un stagiaire ce n’est pas essentiellement lui offrir une opportunité, mais, c’est aussi contribuer à l’employabilité pour réduire le taux de chômage des jeunes et d’apporter un nouveau dynamisme dans le service.

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