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Le virage numérique incité à une « requalification » dans la presse sénégalaise (journaliste)


  10 Avril      63        Innovation (317), Médias (3292), Téchnologie (905),

   

Dakar 10 avr 2017 (APS) – Le virage numérique incite à une « requalification » dans la presse sénégalaise, a affirmé samedi Mamadou Ndiaye, journaliste et chargé de la communication à la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

Tout le monde s’accorde à dire que l’arrivée du numérique modifie fondamentalement un certain nombre de secteurs d’activités, y compris au sein de la presse, a relevé M. Ndiaye. Il introduisait le thème  »Le virage du numérique dans la presse », lors d’une conférence organisée par l’Union de la presse francophone (UPF), section Sénégal.

 »Puisque le numérique va modifier la façon dont nous percevons notre profession, il y a donc un certain nombre de réorganisation que cela impose. Cela modifiera notre rapport au temps et aux sujets sur lesquels nous travaillons », a-t-il soutenu.

Le numérique en imposant à la presse  »son rythme de fonctionnement, impose également des adaptations et des modifications en profondeur », a-t-il indiqué, estimant que la requalification est  »plus présente aujourd’hui ».

Pour lui, le numérique accroît la notion de vitesse et modifie le procédé de collecte et de traitement de l’information. Il impose aux journalistes des adaptations en arrivant de façon fortuite, mais dans une grande accélération, a-t-il fait observer.

 »Ceci est non seulement nécessaire, mais cette adaptation est impérative. Parce que ce sont des métiers qui vont changer et si nous ne changeons pas, c’est le numérique qui va nous imposer son diktat », a-t-il averti.

Il en veut pour preuve le fait que beaucoup de métiers ont disparu dans la profession.  »Je me demande que sont devenus ces gens ? », s’est-il interrogé.

Pour lui, l’explication est que, probablement, au sein des écoles ou des organes de presse intéressés, la préparation à la reconversion n’a pas eu lieu.

Il faut, selon lui, que la profession de journaliste reste de qualité et soit présente dans les grandes questions à enjeu.  »Mieux vaut anticiper en nous préparant à l’arrivée du numérique plutôt que de subir le numérique », recommande Mamadou Ndiaye.

En effet, la presse ne doit pas simplement se contenter des acquis, mais doit aussi en permanence se remettre en cause, parce que le numérique arrive et avec force, a-t-il prévenu. Il exhorte à  »casser » des codes  »pour accepter le numérique », incitant aussi à  »être en dynamique, en mouvement avec ce numérique pour ne pas être en marge ».

Il est selon lui difficile certes de faire la balance entre les avantages et les inconvénients du numérique pour la presse. Cependant,  »nécessairement, quand cela modifie ce que nous faisions à l’ancienne, il suscite quelques craintes pour un certain nombre de gens », et même s’il reste  »une curiosité pour d’autres, il emballe tout le monde ». Et de prôner une  »réflexion prospective ».

Cette conférence qui est une première pour l’UPF présidée par El Hadji Abdoulaye Thiam, journaliste au  »Soleil », a été officiellement ouverte par le secrétaire général de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES), Ali Harouna Bouramah. Elle s’inscrit dans le cadre du programme de la Quinzaine de la Francophonie.

Pour le secrétaire général de la CONFEJES,  »la transition numérique est un enjeu majeur de notre époque par son puissant impact dans tous les secteurs de développement ».

Le directeur de la Francophonie, Magaye Touré, estime lui qu’avec le numérique,  »c’est une bataille à mener, car nous avons notre pierre à apporter ».

FKS/ASG

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