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L’économie ou la santé? Le dilemme de Covid-19 au Kenya


  2 Novembre      10        Economie (10355), Santé (8083),

   

Nairobi, 02/11/2020 (MAP), La forte augmentation des infections au Covid-19 depuis la réouverture du Kenya a mis les décideurs politiques de ce pays d’Afrique de l’Est devant le choix combien difficile de sauver des vies ou de sauvegarder une économie déjà affaiblie dans un pays fortement endetté.

Les nouvelles infections atteignent actuellement une moyenne de 1000 cas quotidiens et le taux de positivité est de 14%, soit près de trois fois le niveau recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui est de 5%.

Juste au moment où l’économie recommence à respirer après que le premier verrouillage l’a mise à genoux, un deuxième verrouillage du pays avec plus de mesures restrictives est prévisible. Le président Uhuru Kenyatta ayant déclaré qu’il convoquerait une réunion extraordinaire du gouvernement le 4 novembre « pour examiner l’évolution de la pandémie et prendre les mesures qui s’imposent pour les mois de novembre et décembre. »

« La réunion devra examiner également l’efficacité des mesures prises, ainsi que l’impact de l’assouplissement des restrictions qui étaient en place », a déclaré le porte-parole de la State House, Kanze Dena.

« Nous traversons une conjoncture très difficile. Maintenant, qu’allons-nous faire encore? On ferme? Nous y viendrons, pas aujourd’hui, mais bientôt », a déclaré, dimanche, le président Kenyatta, en rappelant que le monde connaît une deuxième vague de pandémie de coronavirus qui a contraint plusieurs pays à adopter des restrictions plus strictes.

Il faut dire que le Kenya, comme l’ensemble des pays de par le monde, est à la croisée des chemins. Toute forme de verrouillage ou de restriction de mouvement pourrait avoir des effets dévastateurs sur son économie qui pâtit encore des effets néfastes du premier verrouillage.

Le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS) affirme, dans ce cadre, que le PIB s’est contracté pour la première fois en 12 ans au deuxième trimestre.

Selon les chiffres publiés par KNBS au début de ce mois, le PIB du Kenya a reculé de 5,7% entre avril et juin, contre une croissance de 4,9% au cours des trois premiers mois de l’année.

« La mauvaise performance a été caractérisée par des contractions substantielles dans les services d’hébergement et de restauration, l’éducation, les taxes sur les produits et le transport et le stockage », a déclaré KNBS.

Selon l’agence, les mesures de confinement ont eu un impact négatif sur l’activité économique, contraignant considérablement la production et, dans certains cas, provoquant un arrêt complet.

Les données de la KNBS montrent une baisse de 83,3 pour cent dans l’industrie de l’hébergement et de la restauration, donnant foi à ceux qui s’opposent à toute forme de nouvelles restrictions économiques.

Le ralentissement de l’économie s’est manifesté par une activité réduite à la Bourse des valeurs de Nairobi (NSE), qui a vu l’indice NSE 20-Share chuter de 26%, passant de 2633,3 points en juin 2019 à 1942,1 en juin 2020, tandis que le shilling a perdu du terrain contre les principales devises comme le dollar (5,13%), la livre sterling (2,95%) et le yen japonais (7,47%).

Les petites et moyennes entreprises (PME) ont enregistré une baisse de 41 pour cent de leurs revenus pendant le verrouillage, plus de 60 pour cent de leur main-d’œuvre ayant perdu leur emploi.

Le gouverneur de la Banque centrale du Kenya (CBK), Patrick Njoroge, a déclaré, pour sa part, que le Covid-19 reste le plus grand risque pour l’économie du pays.

Dans une récente interview accordée à la chaîne KTN, M. Njoroge a soutenu que contrairement aux risques posés sur la scène politique suite au référendum prévu sur la réforme de la Constitution en prévision des élections de 2022, la pandémie de Coronavirus cache toujours des surprises imprévues.

«Le coronavirus relève de l’inconnu alors que les autres faits relèvent du prévisible connu», a déclaré Njoroge, qui a dit craindre une deuxième vague de la pandémie qui pourrait mettre à genoux l’économie du pays, déjà fragilisée par une dette qui a atteint actuellement 70 milliards de dollars.

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