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LES EFFETS DU COVID DOIVENT INCITER ’’À REPENSER RADICALEMENT LE DÉVELOPPEMENT CÔTIER » (ACTEURS DE LA PÊCHE)


Mbour, 1 fév (APS) – La crise économique née du Covid-19 offre l’opportunité de « repenser radicalement le développement côtier », en misant sur un environnement plus propice au développement d’une pêche artisanale durable, estime la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA).

« La pandémie de COVID-19 et la crise économique nous offrent la possibilité de repenser radicalement le développement côtier en Afrique et dans le monde, en créant un environnement porteur pour la pêche artisanale durable, par la mise en œuvre des directives de la FAO », peut-on lire dans une déclaration de la CAOPA.

Cette déclaration a été rendue publique lundi à Mbour, dans le cadre de la 34e session du comité des pêches (COFI) de la FAO, un espace intergouvernemental mondial au sein duquel les pays membres se réunissent pour analyser et examiner les questions et les enjeux en rapport avec la pêche et l’aquaculture.

Cette rencontre prévue jusqu’au 5 février prochain se déroule par visioconférence.

Selon la CAOPA, le processus devant aboutir à l’avènement d’une pêche artisanale durable « ne doit pas être mis en péril par la promotion d’une économie bleue basée sur l’expansion de secteurs polluants », au détriment du développement de la pêche artisanale durable.

La pêche artisanale voit son avenir « actuellement incertain, notamment en Afrique », alors même que sa valeur « est de plus en plus évidente », ainsi que le démontre « le travail de la FAO sur la contribution de la pêche artisanale au développement durable », souligne cette déclaration.

La Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale affirme dans ce sens que la pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour la combattre sont « source de difficultés et de souffrance pour les hommes et les femmes qui travaillent dans la pêche artisanale africaine ».

« Du pêcheur aux transformatrices et aux mareyeurs, toutes les personnes actives dans la chaîne de valeur de la pêche artisanale sont touchées par cette crise, qui aura des répercussions à long terme sur notre secteur », alertent la CAOPA.

Elle estime que « plus que jamais, dans un tel contexte, les bonnes décisions doivent être prises pour soutenir le développement durable de la pêche artisanale en Afrique ».

« Pour beaucoup de gouvernements, note-t-elle, la relance des économies après cette pandémie se fera par la promotion de l’économie bleue. Mais, pour la CAOPA, la promotion d’une économie bleue en Afrique doit mettre la priorité sur les droits humains ».

« Etant donné l’importance de la pêche pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté dans nos pays, la priorité de la promotion d’une économie bleue doit être de contribuer à mettre en œuvre les Directives volontaires pour une pêche artisanale durable, à travers des plans d’action nationaux et régionaux transparents, participatifs, tenant compte de la dimension du genre », indique la CAOPA.

Selon cette organisation, « le risque est grand » de voir certains gouvernements travailler à relancer leur économie en continuant à donner la priorité aux industries polluantes au motif qu’elles génèrent d’importants gains économiques à court terme, comme l’exploitation de gaz et de pétrole offshore, l’aquaculture industrielle côtière, le tourisme de masse.

« Ces secteurs peuvent avoir des impacts négatifs sur la vie des communautés de pêche artisanale, les plus vulnérables dans cet environnement concurrentiel », relève la CAPOA, avant d’ajouter : « Le développement de ces secteurs déplace souvent les communautés de pêche artisanale, réduit ou supprime leur accès aux ressources naturelles et leur contrôle sur celles-ci ».

Les pays sont donc appelés à reconnaître « les conflits et les vulnérabilités inévitables que la croissance bleue produit », ce qui devrait amener à engager « une discussion entre toutes les parties prenantes sur la manière dont ces conflits peuvent être traités », selon la CAPOA.

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