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Les enseignements de la 10ème rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la CEMAC


  4 Juillet      62        Economie (8112), Finance (426), Photos (3857),

   

Bangui, 04 juil. (ACAP) – Le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), et président de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), Abbas Mahamat Tolli, a clos mercredi 27 juin 2018 à Yaoundé au Cameroun les travaux de la dixième rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la Communauté Economique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Ce séminaire a pour but de permettre aux acteurs de la profession bancaire, au cours de leur rencontre traditionnelles avec le Gouverneur de la BEAC et président de la COBAC, d’échanger, de manière approfondie, sur divers thèmes d’actualité se rapportant à la profession bancaire et financière.

Trois thèmes ont servi de fondement aux échanges, assortis de nombreux enseignements. Ce sont : la problématique des avoirs extérieurs de la CEMAC et des transferts internationaux ; la mise en œuvre des diligences relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la CEMAC ; enfin, l’évolution des créances en souffrance dans les établissements de crédit de la CEMAC.

Du premier thème sur la problématique des avoirs extérieurs de la CEMAC et des transferts internationaux, il est ressorti que la position extérieure nette des pays membres de la CEMAC continue de pâtir des pratiques peu orthodoxes des établissements de crédit, qui s’inscrivent en marge de la réglementation applicable.

Il a également été enregistré, dans la CEMAC, des manquements, entachant les opérations de transfert et le non-rapatriement des recettes d’importation par le canal de la banque centrale, en dépit de pertinentes dispositions réglementaires en vigueur mis au point par la BEAC et la COBAC.

Les discussions sur ce thème ont principalement porté sur les délais de traitement des opérations de transfert ; les motifs de rejet des opérations liées aux comptes en devises des résidents ; la définition de la notion des avoir injustifiés ; le besoin de formation et d’accompagnement des établissements par la banque centrale et le principe de création d’un guichet unique.

Par rapport au second thème, sur la mise en œuvre des diligences relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la CEMAC, il a été constaté une faiblesse au niveau des établissements de crédit, à leur dispositif de gouvernance des risques de blanchiment, d’où l’intention de la COBAC de renforcer son approche de surveillance prudentielle.

En abordant le troisième et dernier point, sur l’évolution des créances en souffrance dans les établissements de crédit de la CEMAC, il est ressorti que le phénomène demeure un réel enjeu pour la viabilité du système bancaire de la CEMAC en dépit des avancées en termes de mesures de renforcement du dispositif de surveillance du risque de crédit.

Aussi, il s’est avéré que des facteurs endogènes et exogènes permettent d’illustrer l’évolution défavorable des créances en souffrance dans la CEMAC.

Les débats sur ce thème ont mis en exergue la nécessité de renforcer le suivi du risque de crédit et les difficultés de gestion des risques liées aux précomptes, à la formalisation des garanties et à la problématique de la gestion de la dette extérieure des Etats de la CEMAC.

Dans tous les cas, tous les acteurs ont été appelés à se mobiliser dans la mise en œuvre de l’ensemble des recommandations formulées, se rapportant aux trois thèmes abordés.

M. Mahamat Tolli a promis que les institutions qu’il représente sont prêtes pour améliorer la compréhension des uns et des autres des textes en vigueur.

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