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LES ETATS MEMBRES DE L’OIF DEVRAIENT CONTRÔLER LE TRAVAIL DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL (PENDA MBOW)


  31 Mars      44        Culture (617),

   

Dakar, 31 mars (Dakar) – La représentante du président Macky Sall au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Penda Mbow, a évoqué, lundi, dans un entretien avec l’APS, la gouvernance de cette institution cinquantenaire (1970-2020), invitant les Etats membres à ‘’superviser et contrôler’’ le travail du secrétariat général.

Regrettant les nombreux départs notés au sein de l’OIF à la fin de l’année 2019, l’historienne sénégalaise a noté ‘’certaines faiblesses du Conseil permanent de la Francophonie (CPF)’’ qui se réunit de moins en moins.

‘’Il est vrai qu’on a noté plusieurs départs au niveau de l’Organisation. En principe, l’OIF relève du multilatéralisme et les Etats devraient superviser et contrôler le travail du Secrétariat mais on note certaines faiblesses au niveau du CPF. Les Etats sont parfois faibles face au secrétariat car le poids financier est souvent supporté par quelques grands pays’’, a souligné Penda Mbow.

Selon elle, le CPF, l’organe délibératif de l’OIF (une institution multilatérale) se réunit de moins en moins et les représentants des Etats ‘’n’ont plus ce pouvoir’’ de remise en cause de décisions déjà entérinées par le secrétariat.

Parmi les nombreux départs notés à la Francophonie en 2019, on relève celui de la Sénégalaise Youma Fall, directrice de ‘’la langue française, diversité et développement’’.

Penda Mbow a souligné la contribution du Sénégal dans la marche de l’organisation depuis la conception il y a 50 ans avec le président poète Léopold Sédar Senghor en passant le XVe Sommet de la Francophonie en 2014 organisé par le président Macky Sall à Dakar et le règne de président Abdou Diouf comme secrétaire général de cette institution de 2002 à 2014, soit douze ans.

‘’L’apport et l’engament du Sénégal demeurent toujours exceptionnels tant du point de vue de la conception que des infrastructures (on a les sièges de la CONFEMEM, de la CONFEGES, de l’IFEF et de l’AUF)’’, dit-elle.

La secrétaire générale de l’OIF la Rwandaise Louise Mushikiwabo a appelé à ‘’redéfinir l’Organisation internationale de la Francophonie pour l’inscrire dans l’avenir et lui permettre d’affronter avec succès les 50 prochaines années’’.

Pour ce faire, elle suggère ‘’de recentrer ses objectifs autour des questions aussi fondamentales que l’éducation et le numérique avec des acteurs bien ciblés en l’occurrence la jeunesse et les femmes’’.

Pour Penda Mbow, la nouvelle Secrétaire générale de l’OIF a une ‘’volonté réelle’’ de faire avancer l’organisation, mais, souligne-t-elle, ‘’on ne doit pas négliger des questions tout aussi importantes comme la démocratie et les droits, surtout pour le continent africain’’.

‘’Il ne faut pas que les besoins de changements stratégiques ciblent certaines régions au détriment d’autres. Il faut penser un équilibre des régions et aussi des engagements historiques’’, fait-elle valoir.

L’Organisation Internationale de la Francophonie a reporté à une date ultérieure les festivités de son cinquantenaire qui devraient débuter le 20 mars à Niamey, du fait de la pandémie du COVID-19 qui sévit un peu partout dans le monde.

De nombreux pays membres de l’institution multilatérale sont touchés par cette maladie à l’image du Sénégal.

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