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Les gouvernements appels à se concentrer pour l’assainissement et l’accès universel à l’eau


Brazzaville, 27 Avril 2017(ACI)-  Le Conseil mondial de l’eau (WWC), a appelé le 26 avril, tous les gouvernements à se concentrer sur les problématiques liées à l’eau et à en faire une priorité pour que l´accès universel à l´eau et à l´assainissement soient une réalité d´ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable de l’ONU, a-t- on- appris.

Le World Water Council (WWC), fondé en 1996, est composé de plus de 300 organisations membres dans le monde, ayant pour objectif d´attirer l´attention sur les problématiques liées à l´eau et d´impulser les actions afin d´assurer la sécurité hydrique dans le monde.

En effet, il organisera du 18 au 23  mars 2018  à Brasilia, une réunion sur le thème « Partager l’eau ». L’événement sera composé de cinq processus, à savoir le processus thématique, processus politique, processus régional, Forum des citoyens et Groupe de discussion sur la durabilité,  avec plus de 30 000 parties  prenantes, à laquelle assisteront 500 représentants de haut niveau, les chefs d’État et les experts de l´eau, dans le but de préparer le 8e Forum mondial de l’eau,  pour trouver des solutions collaboratives aux défis liés à l’eau.

Selon un sondage du Conseil mondial de l´eau,  plus des 3/4 des millennials interrogés dans le monde sont convaincus que ce sont aux gouvernements  et institutions de faire de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement une réalité et, plus des 2/3 considèrent que les actions menées pour atteindre l’objectif de développement durable des Nations Unies d´accès à l’eau et d’assainissement à tous ne sont pas suffisantes.

Pourtant, selon les derniers chiffres du Programme commun de surveillance OMS / UNICEF, 91% de la population mondiale utilisaient une source d’eau potable améliorée en 2015, contre 76% en 1990. Ces chiffres montrent que des progrès significatifs ont été réalisés dans l´accès de tous à une eau potable. En effet depuis 1990, 2,6 milliards de personnes (soit 1/3 de la population mondiale actuelle) ont enfin eu accès à une source améliorée d’eau potable.

L’action et l’investissement sont nécessaires au plus haut niveau politique pour assurer l´accès universel à l’eau potable et à son assainissement. Pour  la communauté internationale, l’accès à l’eau potable est une réussite majeure

Cependant, en raison de la qualité médiocre de l’eau et de la mauvaise gestion, l’accès à une source d’eau améliorée n’est pas synonyme d´accès à l’eau potable. Plus d’un tiers des millennials interrogés, à ce sujet,  ont personnellement souffert des effets négatifs de l’absence d’eau potable. Près de la moitié pense par ailleurs que des progrès ont été réalisés en Asie, contre moins d´un tiers pour l´Afrique.

Par ailleurs, bien que l’accès à des sources améliorées ait augmenté dans toutes les régions, les disparités sont fortes : la couverture en Asie a augmenté de façon spectaculaire ; en Chine par exemple, plus d’un demi-milliard de personnes a désormais accès à l´eau potable ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, 95% de la population ont maintenant accès à des sources d’eau potable améliorées ; en Afrique subsaharienne cependant, beaucoup reste à faire, car environ un tiers de la population est encore sans accès aux sources d’eau potable.

En Afrique subsaharienne, beaucoup reste à faire. On note cependant une augmentation de 20 points de l’utilisation de sources améliorées d’eau potable depuis 1990. Un tiers de la population n´y a toujours pas accès.

Il existe en outre d’importantes disparités entre milieux ruraux et urbains. Quatre personnes sur cinq vivant dans les zones urbaines ont maintenant accès à l’eau potable, contre seulement une personne sur trois vivant dans les zones rurales.

De plus, les progrès réalisés dans le domaine de l’assainissement à l’échelle mondiale sont loin derrière ceux réalisés dans le domaine de l´accès à l’eau : l´Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) concernant l’assainissement n’a pas été atteint. En 2015, date de l´échéance, 32% (2,4 milliards) de personnes autour du monde n’avaient toujours pas accès à des installations sanitaires améliorées.

Malgré les réalisations mondiales dans l’amélioration des sources d’eau, on estime qu’au moins 25% des sources d’eau améliorées sont dangereuses pour diverses raisons, y compris entre autres, la présence de contaminants fécaux.

Les sources d’eau améliorées ne sont pas toujours ainsi, pour cela,   « Le Conseil mondial de l’eau (WWC) appelle toutes les parties prenantes à partager les actions et les responsabilités de notre entreprise commune », a déclaré le président  de WWC, Benedito Braga:

« Les  dirigeants mondiaux savent que l’assainissement est fondamental pour la santé publique, mais c´est maintenant que nous devons agir. Afin de rendre l’eau et l’assainissement universellement disponibles d’ici 2030, nous avons besoin d’un engagement au plus haut niveau. Il est de même primordial que les sources d’eau soient optimisées pour devenir des sources d’eau sûres », a-t-il ajouté.

Investir dans la sécurité de l’eau offre un retour sur investissement élevé, « pour chaque dollar investi dans l’eau et l’assainissement, le retour estimé est de 4,3 dollars (400%) sous forme de réduction des coûts des soins de santé pour les individus et la société dans le monde entier. Cela sans compter les avantages pour le développement mondial, qui permet aux pays et aux sociétés de progresser sur le plan économique, culturel et politique. Par exemple, pour chaque milliard de dollars investi dans l’eau et les eaux usées, environ 28 500 emplois pourraient être créés, a-t- il poursuivi.

« En tant que créateur et propriétaire du Forum mondial de l’eau, le Conseil mondial de l’eau (WWC) attend avec impatience de tirer parti des succès obtenus lors du 7ème Forum mondial de l’eau en Corée en 2015. Ce dernier Forum a marqué un pas en avant dans la coopération internationale dans le domaine de l’eau en mettant en place une feuille de route pour guider le travail et en assurant des accords politiques majeurs », a révélé M. Braga.

« Au cours du 8ème Forum mondial de l’eau, le plus grand événement sur l´eau au monde, nous nous engageons à inciter les décideurs politiques à prendre part au dialogue multipartite et à établir des engagements pour améliorer les ressources en eau et le développement de services », a-t- il conclu.

Il est donc important d’investir dans des infrastructures qui améliorent la sécurité de l’eau et la gestion résiliente des ressources, des populations, des économies et de l’environnement. Les entreprises sont d´ailleurs de plus en plus conscientes de l’importance d´investir dans l´accès à l’eau potable et à son assainissement : 46% des PDG pensent que la rareté des ressources et le changement climatique vont impacter négativement leurs activités au cours des cinq prochaines années.

Pour le directeur du développement durable et  Président de la République de la Hongrie et sherpa du Groupe de haut niveau sur l’eau (HLPW), M. Csaba Kőrösi, « les investissements mondiaux sur l’eau doivent être triplés pour atteindre 600 milliards de dollars par an afin de réaliser les objectifs de développement durable des Nations Unies d’ici 2030. Une première étape prometteuse a été franchie lors de la réunion du Groupe de haut niveau sur l’eau à Budapest l’année dernière : la Banque mondiale et huit autres banques de développement, ainsi que le Fonds pour le climat vert, se sont engagés à travailler pour doubler le montant investi dans les infrastructures de l’eau au cours des 5 prochaines années. Cependant, les finances publiques ne suffiront pas à atteindre le niveau d’investissement nécessaire pour sécuriser l´accès à l´eau. Les fonds privés ont également un rôle à jouer », a- t- il expliqué, poursuivant  que « Le temps est compté. Il nous reste 15 à 20 ans avant de faire face à un défi significativement plus grand dû au changement climatique et aux crises régionales de l’eau ».

Reconnu comme facilitateur clé dans les discussions sur le financement de la sécurité de l’eau et le moteur du changement politique dans la quête de la sécurité de l’eau, le Conseil mondial de l’eau  voudrait que les actions et les responsabilités soient partagées pour « l’eau pour tous ».  Le World Water Council (WWC) est le pionnier de nombreux programmes passionnants et novateurs, qui s’efforcent de promouvoir des mesures d’adaptation à l’utilisation de l’eau face aux changements climatiques imminents, à accroître les investissements politiques et à créer des villes conscientes de l’eau.

Le World Water Council (WWC) considère qu’il est tout aussi important de tenir le public au courant, y compris les millennials, des progrès réalisés dans l’amélioration de la sécurité de l’eau. Les médias traditionnels (64%) et l’Internet et les réseaux sociaux (45%) sont les principales sources d’information des millennials sur les questions telles que le changement climatique et les défis de l´eau, bien plus que les universités (21%), la famille et amis (15%), l´environnement professionnel (10%) et les gouvernements (9%).

Rappelons que le Conseil mondial de l’eau (WWC) est une organisation internationale de plate-forme multipartite, fondatrice et co-organisatrice du Forum mondial de l’eau. La mission du Conseil mondial de l’eau est de mobiliser des actions sur les problèmes critiques de l’eau à tous les niveaux, y compris le plus haut niveau de décision, en engageant les gens dans le débat et en mettant en cause la pensée conventionnelle. Le Conseil se concentre sur les dimensions politiques de la sécurité, de l’adaptation et de la durabilité de l’eau et travaille à positionner l’eau au sommet de l’agenda politique mondial. Basé à Marseille en France et créé en 1996, le Conseil mondial de l’eau regroupe plus de 300 organisations membres de plus de 50 pays différents.

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