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LES MUSICIENS AFRICAINS INVITÉS À CERNER  »LES DANGERS » DE LA NOUVELLE FAÇON DE VENDRE DE LA MUSIQUE


  13 Octobre      41        Arts plastiques (71),

   

Dakar, 13 oct. (APS) – Le lead vocal du  »Daande Lenol », Baaba Maal, a invité jeudi à Dakar les musiciens africains à mettre en place des « commissions » pour cerner les dangers de la nouvelle façon de vendre de la musique sur des plateformes ayant leur propre organisation.

 »Il faut d’abord cerner quels sont les dangers de cette nouvelle façon de vendre la musique. Quoi qu’on en dise, la musique est devenue un business, c’est une industrie », a dit le chanteur qui était l’invité de la rédaction de l’APS.

L’artiste-chanteur a évoqué des plateformes musicales comme You Tube, Netflix, etc. qui ont leur propre organisation.  »Quand on est un artiste qui vit dans un pays comme le Sénégal, dans une petite localité, aussi talentueux que l’on soit, on ne peut pas contrôler  », a-t-il fait remarquer.

Mais pour face à ces défis, Baaba Maal conseille aux pays africains comme le Sénégal de mettre sur pied  »des commissions pour essayer de cerner quels sont les aléas de la musique africaine ».

Le lead-vocal du  »Daande Lenol » a souligné la nécessité pour les musiciens africains d’aller vers ces plateformes musicales, relevant que  »l’Afrique attire beaucoup l’industrie de la musique ».

 »Nous avons toujours ce petit quelque chose qui n’a pas encore été exploité dans la musique sur le plan industriel. Mais pour pouvoir en tirer parti, il faut une organisation à la base, une organisation dès le moment ou l’artiste commence à écrire son produit », a-t-il dit.

A condition bien entendu, a-t-il ajouté, de  »cerner les différents points sur le plan des droits des différents acteurs impliqués dans la production musicale tels que l’interprète, le compositeur etc., ».

Baaba Maal a aussi estime que les musiciens africains devraient s’accorder à organiser des séminaires pour faire l’état des lieux de la musique africaine et redéfinir les nouvelles lignes à emprunter face à l’évolution de l’industrie musicale.

Selon lui, ce sera l’occasion de  »voir comment le monde désire avoir la musique africaine dans leurs bacs, comment le vendre, les profits qui reviennent et comment investir pour maintenir la créativité au niveau de l’Afrique. »

Il s’agit d’une mission qui  »nous incombe à tous avec la bénédiction de ceux qui nous administrent, mais aussi de tous ceux qui gravitent autour de la musique parce que chacun en tire profit », a-t-il conclu.

ACD/ASB/ASG

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