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Les PME congolaises au centre d’une 1ère table ronde entre la FEC et les acteurs publics –privé à Kinshasa


  30 Septembre      14        Economie (16506),

   

Kinshasa, 30 sept. 2022 (ACP)-La Fédération des entreprises du Congo (FEC), en collaboration avec le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé mercredi  à Kinshasa, une 1ère table ronde du projet «  Renaissance », sous le thème : « la PME  congolaise à l’heure de nouveaux enjeux », en vue de restructurer cette organisation pour la rendre plus apte à répondre aux enjeux  économiques de l’heure, a appris vendredi du patronat congolais.

Les participants à cette séance de travail, notamment les ministres des Finances faisant aussi l’intérim à l’Économie, du Plan, du Commerce extérieur, de l’Industrie, des PME et entrepreneuriat, le directeur de cabinet adjoint du chef de l’État en charge des questions financières, ont planché sur 4 thématiques, à savoir : la fiscalité, le financement, l’accès aux marchés et l’accompagnement des PME.

Au cours des débats qui ont duré 4 heures, les acteurs privés ont relevé les difficultés auxquelles font face les PME, et soumis au gouvernement des propositions pour des solutions pouvant favoriser le développement de ces entreprises en RDC. De leur côté, les représentants du gouvernement ont non seulement noté les recommandations mais aussi soulevé les politiques gouvernementales mises en œuvre par rapport à cette problématique.

Cette première table ronde autour des questions des PME a permis aux secteurs public et privé de réaffirmer leur volonté de nouer un partenariat privilégié.

Pour le président de la FEC, Albert Yuma, ces échanges ont démontré qu’il n’y a pas compétition entre le gouvernement et le secteur privé mais plutôt une complémentarité.

« Mais, le plus important que je retiens aujourd’hui, c’est cette volonté du gouvernement et du secteur privé de faire en sorte qu’on soit, ce qu’on a toujours voulu, des partenaires privilégiés pour le développement de ce pays. On a montré aujourd’hui, et je remercie tous les membres du gouvernement ainsi que le directeur de cabinet adjoint du chef de l’État en les rassurant qu’il n’y a pas de compétition entre le gouvernement et le secteur privé mais il y a une complémentarité. C’est en étant  ensemble que nous allons développer ce pays, donner à notre économie les moyens de donner le bonheur à sa population », a-t-il souligné.

Il a ainsi salué la disponibilité des membres du gouvernement à examiner les pistes de solutions aux problèmes des PME pour le développement du pays.

« Donc, on a discuté de quatre  principales thématiques : la fiscalité des PME qui est difficile, l’accès au financement des PME qui est très compliqué, l’accès aux marchés publics qui est une des priorités des PME et l’accompagnement institutionnel des PME. On avait prévu 2 heures et demie, mais on a fait 4 heures et on n’a pas encore fini les sujets mais le plus important, nous avons trouvé des membres du gouvernement disponibles qui ont répondu à toutes les questions et qui étaient prêts à aller avec nous, dans l’analyse des propositions de solutions », a  souligné M.Yuma.

De son côté, le ministre des PME, Eustache Muhanzi, a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner les PME congolaises afin de garantir le développement de la RD Congo.

« On doit retenir que les PME constituent le moteur de développement, le moteur de diversification de notre économie, le moteur de création d’emplois. Et quand la FEC nous approche pour qu’on échange pour voir ensemble les différent leviers que met en place le gouvernement, nous nous pouvons que nous en réjouir », a-t-il dit, avant de renchérir que  « Les PME congolaises sont accompagnées, sont encadrées par le gouvernement parce qu’il y a plusieurs actions en termes de formation, en termes d’accès aux crédits, en termes d’accès aux marchés, il y a des mécanismes que le gouvernement de la République a mis en place, à travers le Programme national de développement de l’entrepreneuriat au Congo ».

Les représentants du secteur privé déplorent la multiplicité des taxes

Par ailleurs, les représentants du secteur privé ont déploré au cours de cette première table ronde de la FEC, le problème de la fiscalité, qui selon eux, ne permettent pas aux PME de s’épanouir au pays.

Au regard de cette situation, les représentants du gouvernement ont présenté une batterie de mesures envisagées, pour juguler cette situation.

« Justement, c’est un problème qui a été abordé. Et à notre grande surprise, le gouvernement a déjà commencé à prendre certaines mesures pour supprimer certaines taxes redondantes et surtout certaines taxes qui n’ont pas des contreparties. Une deuxième chose, ce que le gouvernement est en train d’envisager d’avoir une fiscalité adaptée aux PME en termes d’impôts, de pouvoir ne pas tout simplement mettre tout le monde sur le droit commun mais de pouvoir dire : les PME de cette taille pourront payer ça. Le ministre des Finances nous a dit, par exemple, les petites entreprises paieraient 30 mille francs congolais par an. Et donc, les petites entreprises paieraient 1% de leurs chiffres d’affaires et les moyennes entreprises, 10%. Mais, ce qui est important à savoir, ce que moi j’invite les entrepreneurs congolais à ne plus rester dans l’informel parce qu’on va dans l’informel pour fuir des taxes », a déclaré, le président de la Commission nationale des PME, FellySamuna.

La vision du projet Renaissance de la FEC

Pour le vice-président de la FEC et coordonnateur du Projet Renaissance, Luc Badibanga, le projet Renaissance, lancé depuis un an (2021), vise la refonte du Patronat congolais de manière à lui permettre de répondre aux enjeux économiques de l’heure.

« Depuis un an, la FEC a lancé un projet qui s’appelle  Renaissance  qui vise à remettre à plat tous les fondamentaux de la FEC, c’est-à-dire, Statuts, structure organisationnelle, partenariat avec le secteur public. C’est dans le cadre de ce dernier thème : partenariat public-privé, que nous avons tenu aujourd’hui notre première table ronde avec le but affiché de pouvoir nouer avec le pouvoir public un dialogue vrai, un dialogue sincère, mais un dialogue tout au temps transparent et dans un cadre assez convivial », a-t-il expliqué.

Selon lui, il ne s’agit pas de simples rencontres mais des séances de travail techniques qui doivent déboucher sur des solutions aux problèmes du secteur privé.

« Nous aborderons des thématiques aussi diverses que celles de télécommunications, de la fiscalité, de la sous-traitance, de la formation professionnelle tout au long de 10 prochains mois et autour de 15 tables rondes. Acteurs publics, acteurs privés, bailleurs de fonds, vont, à chaque fois, aller dans le fond des problématiques auxquelles nos entreprises ont à faire face et essayer ensemble d’apporter des solutions pérennes. Ce ne sont pas des déjeuners, ce ne sont pas des rencontres pour se rencontrer, c’est réellement des sessions de travail techniques », a soutenu M.LucBadibanga.

Pour l’année en cours, une dizaine d’autres tables rondes seront organisées, en collaboration avec le PNUD, pour accentuer le rôle syndical du Patronat congolais et développer l’entrepreneuriat national en RD Congo, signale-t-on.

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