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‘‘L’étranger’’ et  »le docker noir » présentent des similitudes (enseignant)


  25 Novembre      50        Arts & Cultures (2293), Livres (272),

   

Dakar, 24 nov (APS) – Aetius Bassinta-Bouesso, enseignant aux cours Sainte Marie de Hann, estime qu’il y a des similitudes dans  »L’étranger » de l’écrivain français Albert Camus et  »Le docker noir » de l’auteur sénégalais Sembène Ousmane, deux romans qui, dit-il,  » qui posent une réflexion sociétale ».

 »Les auteurs peignent une société où on exclue la différence, c’est tout l’intérêt et l’actualité de ces deux romans qui posent une réflexion sociétale’, a-t-il expliqué.

M. Bassinta-Bouesso a fait vendredi une analyse comparative des deux livres  »écrits dans des contextes sociaux culturels différents » dans une communication à l’ouverture d’un colloque international, à la Maison de la culture Douta Seck, en hommage à l’écrivain et cinéaste Sembène Ousmane, disparu il y a dix ans (2007-2017).

Des universitaires du Mali, du Burkina, de l’Italie, de la France et du Sénégal participent à cette rencontre.  »Les deux personnages des deux romans, vivent l’expérience expiratoire en tant que figures de l’altérité », fait observer l’enseignant.

Pour lui,  »cette altéritérisation des personnages est plus évidente chez Diaw Falla dans +Le docker noir+ puisqu’il est nègre dans un environnement de blancs, dans une France bâillonnée par le racisme ».

 »Chez Marceau, remarque-t-il, c’est un peu différent, parce qu’il n’y a pas une problématique raciale, mais éthique et sociale. Le personnage se positionne en marge des règles éditées par la société et en ce sens, il est rejeté. »

Ainsi, explique le conférencier,  »sur le plan des différents maillons de l’intrigue, déjà la similitude est frappante ». D’après lui,  »on dirait que les deux auteurs se sont concertés pour écrire une histoire, certes, dans des contextes différents, mais qui obéit à un enchaînement d’évènements identiques ».

 »+L’étranger+ d’Albert Camus (paru en 1945) et +Le Docker noir+ de Sembène Ousmane (1956), sont écrits sur les bases d’un roman policier, où l’on a d’abord un délit commis par un personnage, un procès que lorsqu’on l’observe ; on y voit que les avocats ; les procureurs ont d’autres reproches à faire au coupable que les chefs d’accusation […] et une peine sévère dans les deux cas », analyse Aetius Bassinta-Bouesso du cours Sainte Marie de Hann.

Selon lui,  »on ne peut pas se permettre aujourd’hui de faire un procès d’intention à un homme ou le condamner parce qu’il est différent », dit-il.

Des conférences sur les thèmes  »la question de l’argent dans +Le Mandat+ » et  »Guélewar de Sembène Ousmane, un plaidoyer pour la souveraineté économique des pays africains » sont, entre autres, les sujets abordés dans ce colloque qui prend fin samedi.

FKS/ASG

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