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L’expulsion par l’Algérie de migrants subsahariens, une violation criarde des droits de l’Homme les plus élémentaires (ONG ivoirienne)


  10 Décembre      29        Droits de l'Homme (928), Migration (911), Société (50964),

   

Rabat, 10 déc 2016 -(MAP)- L’expulsion musclée et forcée par les autorités algériennes de migrants subsahariens, constitue une violation criarde et flagrante des droits de l’homme les plus élémentaires, a souligné samedi à Abidjan, le secrétaire général du Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme (MIDH), Coulibaly Brahima.

« Nous condamnons vigoureusement un tel agissement démesuré des autorités algériennes, opéré en violation grave des conventions internationales et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme qui interdit clairement les expulsions collectives’’, a confié à la MAP, M. Coulibaly.

Tout en qualifiant d' »incriminée » et ‘’démesurée’’ cette initiative des autorités algériennes, M. Coulibaly a déploré les conditions « atroces » et « graves » dans lesquelles ces migrants subsahariens ont été interpelés et transférés vers la ville de Tamanrasset, dans l’extrême sud de l’Algérie, avant leur expulsion vers leurs pays d’origine, via le Niger.

« Cette zone est devenue donc une prison à ciel ouvert où, tous les droits des migrants sont bafoués’’, a-t-il dit, notant que le MIDH n’accepte pas une telle situation et estime que « même si l’Algérie serait en droit d’expulser des migrants se trouvant en situation irrégulière sur son sol, elle doit veiller à le faire dans le respect des droits de l’Homme et de la dignité des personnes’’.

Pour cet avocat à la Cour, du moment que l’Algérie est signataire de conventions de promotion et de protection des Droits de l’Homme, elle est dans le devoir absolu de gérer ce genre de dossier dans la pure conformité aux dispositions internationales en vigueur.

« Il faut entrer en contact avec les pays respectifs dont sont originaires ces migrants, afin de permettre à ces derniers de regagner leurs pays d’origine dignement, au lieu de les faire déplacer et les entasser dans des conditions inhumaines et insalubres’’, a-t-il dit.

Pour M. Coulibaly, « l’Algérie doit revenir à la raison. Personne ne dit que les migrants doivent violer les lois en vigueur, et si l’Algérie dispose de ce droit, elle est dans l’obligation de l’exercer dans le respect d’un minimum de dignité’’.

Parmi les personnes expulsées figurent des enfants et des femmes, a-t-il déploré, appelant l’Algérie en tant que pays signataire de la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, ainsi que d’autres accords, à arrêter cette chasse aux migrants qui ne l’honore guère.

Et de conclure qu’il appartient à l’Union Africaine (UA) et aux autres organisations internationales concernées par la question de réagir dans l’immédiat car, « on ne peut en aucun cas accepter ce genre d’attitude ». « C’est pas parce qu’on a la peau noire qu’on n’a pas droit à un minimum de dignité », a-t-il dit.

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