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L’histoire de la Femme noire et de ses cheveux crépus selon le livre (Hair story D. Ayana Bryrd et Lori L. Tharp)


Conakry, 05 août 2016 (AGP) – Dans les années 1920, il y avait un débat dans la communauté Noire sur le fait que les femmes devaient ou non se défriser les cheveux. Marcus Garvey, par exemple, était contre. Mais les cheveux défrisés finirent par l’emporter, si bien que la plupart des adultes dans les années 1960 ne connaissaient rien d’autre. Même les hommes défrisaient leurs cheveux. C’est à ce stade qu’éclatait la mode Afro.

La mode des cheveux Afro, gonflés, ne viens pas d’Afrique subsaharienne, d’où sont originaires la plupart des Noirs en Amérique, mais d’Afrique du Sud. Là bas, ça s’appelait “Bush”. A la fin des années 1950, elle débarque à Greenwich Village, un quartier bohème de New York. Nina Simone fut l’une des premières à la porter.

Elle apparut pour la première fois dans la culture poulaine américaine en 1960, lorsque Myriam Makéba porta une dans les pages du magazine Look et de nouveau deux ans plus tard, quand Cicely Tyson apparu à la télévision avec une belle coupe afro. Certains Noirs dirent à Tyson qu’elle donnait une mauvaise image des femmes noires.

Plus tard, vers les années 1966, les dirigeants du mouvement Black Power commencèrent à apparaitre dans les médias. Ils portaient des coupes Afros. Le port de l’Afro acquis désormais une signification: il signifiait un soutien au mouvement Black Power, il montrait que tu étais fier d’être noir, pas nègre ou homme de couleur, mais noir, noir n’était pas une mauvaise copie de blanc. Le Noir était grand et beau, tout seul, l’essence même du concept “Black is Beautiful”.

L’Afro se répandit parmi les étudiants universitaires, à la fois homme et femme. Leurs parents ne trouvaient pas ça beau. Normal! Puisqu’ils avaient grandi avec les cheveux défrisés. Ainsi, pour beaucoup d’entre eux ça semblait moche; et certains bien sûr n’approuvaient pas le Black Power.

Les Blancs d’abord furent agacés par elle: pas seulement en raison du mouvement Black Power, mais aussi en raison de son message de fierté noire, que beaucoup de blancs comprenaient comme: “je suis noir, je l’assume, et tu vas faire avec”. C’était nouveau: les Blancs étaient habitués aux Noirs essayant d’être comme eux.

L’Afro avait encore un sens politique jusque dans les années 1969. Mais alors que tout était fini: c’est alors que les Jackson 5 commencèrent à la porter. Quand un acte si fort est adopté par le grand public, vous savez qu’il est passé de symbole politique à la mode.

En 1971, il semble que tout le monde le prêtait, du moins si l’on se fie aux vieilles vidéos des “Soul Train” sur YouTube. Qu’est ce que cela voulait dire?

– L’Afro était devenu une simple mode, et les modes de durent jamais. En 1977, elle était clairement en voie de disparition.

– La seule façon de vous démarquer était d’avoir une plus grosse coupe d’Afro.
– Même les Noirs avec des “bon cheveux” portaient des Afros.

Les deux derniers ne pouvaient être réalisés qu’en ayant recours à des produits chimiques. Non seulement l’Afro perdu son message politique, mais pour beaucoup, ce n’était même plus naturel.

L’Afro domina au cours de cette période, mais beaucoup continuaient de défriser leurs cheveux.

De nos jours

«GOOD HAIR», le film de Chris Rock réalisé en 2009.

Un jour, la fille de 5 ans du comédien et humoristique populaire Chris Rock lui a demandé: “Pourquoi je n’ai pas des “bons cheveux «papa?»

Il n’en fallait pas plus pour envoyer Chris Rock courir les salons de beauté, barbiers et même les célébrités comme Ice-T, Dr. Maya Angelou, Sait n Pepa, Eve and Reverend Al Sharptonon qui racontent candidement leurs histoires et observation sur cette question culturelle, histoire de revenir avec une réponse sensée pour sa fille.

Poser cette question est prétexte à révéler toute une culture, riche en observation sociologiques.

Dans ce documentaire, dans la communauté noires, quand tu as de “beaux cheveux, tu es plus belle, tu es mieux que les autres, plus c’est blond et lisses, mieux c’est, évoque “Nia Long Short”, il y’a tellement de pression sur le fait de lisser les cheveux rajoute t’elle.

Les business des cheveux des noirs pèsent 9 millions de dollars. Et ces femmes ne vous laisseront pas toucher leur cheveux “tissage, extension, lace wig”, et les hommes noirs connaissent bien ces codes “on ne touche pas les cheveux d’une femme noirs”.

Ces femmes veulent avoir les cheveux lisses comme ceux des femmes blanches, le mal être de l’esclavage a gardé des traces, dans une société qui a du mal à accepter l’autre “la personne noire”.

Tyra Show

L’émission Tyra Show d’où la présentatrice n’est que Tyra Banks elle même, reprend le sujet “bons cheveux » suite au documentaire de Chris Rock.
Tyra a du expliquer à son équipe diversifiée, composée par majorité que de blancs, ce sujet qui est caché, mais si présent dans les communautés noires.
Les femmes noires invitées dans son plateau définissent de “beaux cheveux » comme cheveux qui ne sont pas frisés, durs, ou crépus, “beaux cheveux” comme cheveux lisses et raide comme une blanche ou une indienne.

Ces femmes dépensent de milliers de dollars, des heures de défrisage, de tissages pour essayer d’avoir ce type de cheveu, avoir le “flow d’une blanche”: cheveu qui a du mouvement.

Pour ces femmes, le terme cheveux crépu à toujours été signe de mépris, compare même ces cheveux crépus à une éponge de cuisine.

Les mères défrisent les cheveux de petites filles dès le bas âge à cause des moqueries à l’école, l’image de la société «avoir des cheveux crépus, c’est être d’une classe sociale inférieur, avoir les cheveux lisses aide à l’intégration».

L’esclavage a donc laissé des traces, ces idées font partie de notre culture et elles n’ont jamais disparues et même alors que l’esclavage a été aboli, donc le problème c’est que les gens ne comprennent pas l’histoire de nos cheveux et d’où vient la souffrance. Suite et Fin.

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