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L’ouverture économique, un pilier de l’orientation générale de la politique étrangère du Maroc (M. Abbou)


Rabat, 04 mai 2015 (MAP) – Le principe de l’ouverture économique et commerciale est un pilier de l’orientation générale de la politique étrangère du Royaume du Maroc, a affirmé, lundi à Casablanca, le ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, chargé du commerce extérieur, M. Mohamed Abbou.

En plus de l’ouverture économique et commerciale, le Maroc prône l’ouverture politique et culturelle et s’attèle de façon permanente à renforcer ses liens économiques et commerciaux avec ses partenaires à travers le monde, principalement avec les Etats membres de l’OCI et surtout les pays arabes et africains membres, a relevé le ministre à l’ouverture du séminaire sur « La nouvelle génération des accords commerciaux de libre-échange et leur impact sur le commerce intra-OCI », qui se tient du 4 au 6 mai dans la capitale économique du Royaume à l’initiative du Centre Islamique pour le Développement du Commerce et le Département de l’intégration et de la coopération de la Banque Islamique de Développement.

Cette préoccupation, souligne-t-il, provient d’une ferme conviction du Maroc de la profondeur des liens fraternels et historiques qui l’unissent à ces pays et de la nécessité de renforcer ces relations en soutenant tous les efforts et les toutes initiatives visant à établir les piliers de la coopération et de l’intégration dans divers domaines, eu égard à la place de choix qui échoit au Royaume sur les scènes arabe et africaine.

Le ministre a, de même, qualifié de « largement positif », le bilan global de la contribution du Maroc à la réussite des diverses initiatives visant à soutenir le processus d’intégration économique dans le monde arabe, à la faveur de plusieurs initiatives, notamment la participation marocaine efficace aux efforts tendant à l’achèvement de la mise en place de la grande Zone de libre-échange arabe, dans la perspective de réussir le passage à une forme d’intégration encore plus avancée dans le cadre de l’Union douanière arabe.

« Le Maroc a œuvré avec patience et sagesse à renforcer l’intégration économique au niveau de l’Union du Maghreb Arabe, qui est une partie importante des régions arabe et africaine, et nous entretenons l’espoir de pouvoir procéder dans les meilleurs délais à la signature définitive de l’Accord maghrébin de libre-échange », a dit M. Abbou.

Et de faire constater que ce séminaire auquel participent des représentants de la Banque islamique pour le développement, le Centre islamique pour le développement du commerce,  l’Unité technique de l’Accord d’Agadir et la Commission économique pour l’Afrique et du Centre Sud, se tient dans une conjoncture économique internationale caractérisée par l’interdépendance des intérêts économiques et commerciaux des différents acteurs internationaux. D’où l’intérêt de plus en plus croissant que revêtent les groupements économiques aux niveaux régional, continental et international. L’objectif principal est d’étudier la configuration de la nouvelle génération d’accords de libre-échange et leur impact potentiel sur le commerce intra-OCI.

Intervenant par la même occasion, le directeur général du Centre islamique pour le développement du commerce, M. El Hassane Hzaine, a affirmé que ce séminaire intervient quelques années après la période de transition qu’a connue le monde depuis la crise financière de 2008 qui a remis en cause les politiques économiques de plusieurs pays. Depuis lors, le monde a vu une accélération d’une nouvelle vague de régionalisme appelée troisième vague ou Accords de Libre Echange de nouvelle génération.

Il s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre d’une résolution du Comité Permanent pour la Coopération Economique et Commerciale de l’OCI (COMCEC), adoptée à l’initiative du Royaume du Maroc appelant à la réalisation d’une étude et séminaire sur le sujet, car on ne va pas rester comme des spectateurs ébahis devant les méga accords de libre échange qui concernent quatre grands partenaires de l’OCI, à savoir l’UE, les USA, le Japon et la Chine, a-t-il dit, relevant que  les impacts potentiels de ces accords sont à redouter et il faudra avoir un agenda positif pour ne pas rester en marge.

Plusieurs études démontrent que le soutien aux chaînes d’approvisionnement pourrait contribuer six fois plus à la croissance et au dynamisme du commerce mondial que le simple fait de réduire les barrières tarifaires , note M. Hzaine, précisant que la réduction de moitié des barrières administratives au commerce générerait un trillion de dollars d’exportations, 20 millions d’emplois et augmentera le PIB mondial de 960 milliards de dollars.

Il a de même assuré que l’OCI est là pour jouer son rôle de catalyseur et d’initiateurs de mesures et projets qui seront de nature à aider les pays membres à s’adapter avec cette nouvelle situation. A cet égard, il faudrait que les pays de l’OCI ressoudent leurs rangs pour constituer un groupe ayant une grande capacité de négociation au sein de l’OMC et des différentes instances économiques internationales, suggère-t-il.

La résolution n  22 de la 30ème Session ministérielle du COMCEC a été proposée à l’initiative de la délégation marocaine afin de moderniser l’arsenal des accords préférentiels et régionaux entre les pays de l’OCI qui sont parfois désuets et inefficaces par rapport aux effets escomptés.

Durant les trois jours du séminaire, auquel prennent part 25 Etats membres de l’OCI, les représentants du Maroc, d’Egypte, de Tunisie, de Jordanie, de Turquie et de la Malaisie feront des présentations de leurs expériences sur la nouvelle génération d’accords commerciaux de libre-échange.

HR—BR.
NH.

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