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L’URGENCE DE FINANCER LA SANTÉ DE LA REPRODUCTION DES JEUNES SOULIGNÉE


  28 Novembre      10        Société (27727),

   

Dakar, 27 nov (APS)- La coordonnatrice de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le financement de la Planification Familiale (OSC/PF), Safiétou Diop, a souligné vendredi, l’urgence de financer la Santé de Reproduction des Adolescents et des Jeunes (SRAJ).

‘’L’état des lieux montre qu’il y a de stratégies qui ont été mises en œuvre mais il y a jamais suffisamment de financement pour mettre en œuvre. C’est urgent de financer la Santé de Reproduction des Adolescents et des Jeunes (SRAJ)’’, a déclaré Safiétou Diop, coordonnatrice de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le financement de la Planification Familiale (OSC/PF).

Mme Diop également présidente du Réseau Siggil Jiggen a indiqué que ’’face à la crise économique, l’aide au développement va diminuer donc les pays doivent chercher des solutions internes et innovantes pour le financement des programmes de santé’’.

S’exprimant au forum sur le financement de la Santé de Reproduction des Adolescents et des Jeunes (SRAJ), elle a estimé qu’il ‘’nous faut nous orienter vers des réflexions durables. Par exemple mener un plaidoyer pour avoir des parts de financement avec les ressources du pétrole et du gaz’’.

Pour le responsable du projet Women Deliver au Réseau Siggil Jiggen, Oumy Ngom, ‘’les études ont montré qu’il y a beaucoup de choses à faire car la Santé de la Reproduction est sous-financée avec une persistance des grossesses précoces et un faible accès des jeunes aux services de santé’’.

Dans ce sillage, le consultant Docteur Mor Ngom qui a réalisé l’étude sur ‘’la cartographie des ressources pour le financement de la SRAJ : résultats préliminaires’’ , a soutenu qu’il faut ‘’mettre en place un mécanisme inclusif fonctionnel d’allocation et de mobilisation des ressources destinées à la santé des adolescents et des jeunes pour des services prenant en compte un environnement sanitaire, social et réglementaire adapté aux besoins spécifiques’’.

Selon lui, il ya ’’une sous estimation des besoins pour la prise en charge de la SRAJ : 0,5% du dossier d’investissement même si elle est de plus en plus mise en exergue dans les différents plans’’.

Cependant, a-t-il précisé que ’’il ya des besoins financiers non couverts pour certaines sous composantes de la SRAJ, une insuffisance de visibilité des différents financements existants et une dépendance au financement extérieur’’.

Il a ainsi appelé à ’’faire un plaidoyer pour une allocation renforcée par l’Etat du Sénégal du budget destiné à la SRAJ avec un focus sur les régions qui ne sont pas priorisées dan les projets et programmes d’une part et d’autre part sensibiliser les collectivités territoriales pour une inscription dans leur budget du financement de la SRAJ’’.

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