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MARIE KHEMESSE NGOM NDIAYE : « LES SERVICES SANITAIRES ÉTAIENT PRÉPARÉS À CETTE DEUXIÈME VAGUE DU COVID-19 »


  31 Décembre      16        Santé (8698),

   

Dakar, 31 déc (APS) – Le Sénégal n’a pas attendu une évaluation extérieure pour revoir son dispositif et ses stratégies de riposte contre le Covid-19, en attendant « une éventuelle deuxième vague », a assuré la directrice générale de la Santé, docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye.

« On s’attendait à cette deuxième vague, même avec la tendance baissière observée sur plus d’un mois, on relativisait’’, parce que d’habitude, à pareille période, on a toujours eu la grippe saisonnière avec cette année, un taux de 40% », pendant que « de l’autre côté du continent, il y avait déjà la deuxième vague », a-t-elle expliqué, dans un entretien avec l’APS.

Selon la directrice de la Santé, « le maître mot c’est le renforcement de la surveillance dans tout le système sanitaire qui est un système de type pyramidal, de la case de santé à l’hôpital, avec l’implication du niveau communautaire à travers les comités d’alerte et de veille ».

Elle a rappelé que suivant cette logique, avant le premier cas enregistré le 2 mars dernier, « un plan de préparation avait été mis en place jusqu’au 1er mars, ensuite il y a eu le plan de contingence jusqu’à la première quinzaine de septembre ».

« On parle de deuxième vague et dans certains pays même on parle de troisième vague’’, sans savoir jusqu’où conduira cette pandémie « avec ces vagues mais, on prie pour que cette maladie s’arrête. Ce qui est important, c’est la prévention et (le fait) de mettre un dispositif de surveillance », a relevé la directrice de la Santé.

« Tout le monde est dans le renforcement de la surveillance », a assuré Marie Khemesse Ngom Ndiaye, signalant que des dispositions ont été prises dans les centres de traitement pour la prise en charge de cette deuxième vague.

Des « lits standards de réanimation » comprenant électrocardiogramme et respirateur sont disponibles à l’hôpital Le Dantec, par exemple, « pour éviter de déplacer le malade parce qu’en cas de ca grave, toute seconde perdue se paye », selon Marie Khemesse Ngom Ndiaye.

De fait, « au lieu d’aller vers des confinements, on ne le souhaite pas, nous voulons confiner le virus avec les gestes barrières », a-t-elle indiqué, avant de revenir sur la fermeture des centres de traitements des épidémies (CTE), qui correspondant juste à une volonté d’allègement du dispositif de riposte mis en place, « parce que dans certains centres, il n’y avait plus de malades’’.

’’Le personnel était redéployé dans les CTE et il fallait qu’il rejoigne leurs unités d’origine parce qu’il n’y avait plus de malades. Là, on est en train de les faire revenir parce que les stratégies ne sont pas fixes’’, a souligné Marie Khémesse Ndiaye Ngom.

« Si on continue dans ce sens cette prise en charge, en plus d’une forte prévention avec le respect des gestes barrières en amont, nous viendrons à bout de la maladie », a-t-elle assuré.

Et docteur Ngom de faire observer que « les systèmes sanitaires les plus résilients qui ont presque tout, en termes de plateau médical, en Europe comme aux Etats-Unis, ont été débordés par les malades ».

La directrice générale de la Santé note par ailleurs que « cette deuxième vague est venue avec une forte contamination communautaire », ajoutant que « tout cela est sur la table des chercheurs, et il ne faudrait pas qu’on soit dépassé par les cas de graves ».

Concernant la question de la disponibilité de respirateurs dans certains centres, elle note que « les respirateurs seuls ne suffisent pas pour gérer un cas grave’’, puisque la prise en charge de tels malades nécessite « d’autres produits comme des anticoagulants si bien que la pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) est en alerte maximale ».

« Aujourd’hui, tous les produits comme les médicaments sont en train d’être recensés. Nous sommes à l’aise pour ce qui concerne la chloroquine, les corticoïdes’’, c’est davantage « au niveau des consommables que nous rencontrons des difficultés, mais tout est en train d’être mis en branle », a-t-elle conclu.

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