GNA « Super Body 2018 » launched By: Simon Asare GNA Sports Minister inaugurates a 10-member National Youth Policy Committee AIB Visite de Le Drian et sécurité, au menu de la presse en ligne burkinabè AIB Le journaliste a obligation de fournir des informations vérifiables (ministre Rémis Dandjinou) AIB Procès putsch manqué: Herman Yaméogo estime qu’il y a erreur sur sa personne MAP UA: Le kenyan Raila Odinga nommé Haut Représentant pour le développement des infrastructures en Afrique (communiqué) MAP Enlevé il y a une semaine, le milliardaire Dewji rentre « sain et sauf à la maison » AIP Le commissariat de police de Sikensi confronté à un problème de mobilité AIP Les cours d’anglais dispensés par des vacataires depuis 2014 au collège de Bouna AIP La mairie de Tafiré va dégager un fonds de 20 millions F CFA pour l’autonomisation de la femme

Mort de Mouhamadou Fallou Sène: Manifestations dans les universités publiques


  16 Mai      31        Société (43727),

   

Dakar, 16 mai (APS) – Les universités publiques sénégalaises étaient en ébullition mercredi, les étudiants ayant repris les manifestations au lendemain de la mort de l’étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Mouhamadou Fallou Sène.
Le jeune homme de 26 ans, marié et père d’un enfant, a été tué lors d’une manifestation organisée par les étudiants de l’UGB, deuxième université publique sénégalaise, dont les pensionnaires réclamaient le paiement de leurs bourses et de meilleures conditions de travail.
Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, qui s’est rendu sur place mardi, a dit regretter les incidents avant de lancer un appel au calme.
Le corps de la victime a été acheminé à Dakar pour les besoins d’une autopsie.
L’annonce de cette mort avait plongé, mardi, les autres universités publiques dans des manifestations.
Ce matin, ces manifestations avaient repris à l’UGB, à l’UCAD, à Ziguinchor, Thiès et Bambey, selon plusieurs sources.
Selon la RFM, la famille de l’étudiant qui s’était présentée à l’Hôpital Le Dantec pour récupérer le corps de Fallou Sène, a appris sur place que sa dépouille a été déjà acheminée à Diourbel. Son enterrement est prévu à Touba.
A Saint-Louis, la conférence de presse du Procureur de la République a été reportée.
L’intervention des forces de l’ordre faisait suite à une réquisition du recteur de l’UGB visant à sécuriser les restaurants universitaires, après le renouvellement par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), d’un mot d’ordre de grève de 48h.
Les étudiants avaient décrété une  »journée sans ticket », consistant à se restaurer sans bourse délier, une manière de protester contre le retard du paiement de leurs bourses, note le communiqué du rectorat de l’UGB.
Selon le commandant de la légion Nord,  »un escadron de la gendarmerie s’est rendu dans l’enceinte de l’université à 6 heures 30 du matin (hier), à titre préventif, pour faciliter l’accès des étudiants au restaurant ».
 »C’est à 8 heures que les étudiants sont sortis spontanément au nombre de 3 000, pour encercler l’escadron avec une ferme intention de s’attaquer aux gendarme », a-t-il ajouté.
 »Les étudiants ont commencé par des jets de pierre avant de violenter des gendarmes qu’ils ont blessés. C’est alors que le commandant d’unité, qui a cru devoir défendre ses hommes et défendre les terrains dont il a la responsabilité, a, après des sommations, usé de son arme pour dégager ses troupes (…) », a-t-il déclaré faisant état de 18 gendarmes blessés.
Depuis mardi, les réactions de condamnation se multiplient.
Le président de la République, Macky Sall, a demandé au gouvernement de « faire toute la lumière et de situer les responsabilités » suite à la mort mardi de l’étudiant Mohamed Fallou Sène dans des affrontements entre pensionnaires de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis et forces de l’ordre.
Selon un communiqué parvenu à l’APS, le chef de l’Etat Macky Sall « a déjà instruit le gouvernement de faire toute la lumière et de situer les responsabilités » suite à ce drame consécutif à une manifestation organisée par les étudiants de l’UGB pour réclamer le paiement de leurs bourses et de meilleures conditions de travail.
Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES), réagissant à cette situation, a pour sa part annoncé avoir décidé de décréter à partir de mercredi un mot d’ordre de grève de 48 heures pour manifester sa solidarité à l’endroit des étudiants du Sénégal.
« La réaction des forces de l’ordre est très disproportionnée face à des étudiants qui réclamaient de façon légitime leurs bourses. Il y a eu mort d’homme. C’est la énième fois que cela arrive dans les universités publiques », a souligné son secrétaire général national Malick Fall, depuis Ziguinchor où il était en déplacement.
Il a rappelé le cas de « Balla Gaye et de Bassirou Faye », deux pensionnaires de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, qui ont perdu la vie dans les mêmes circonstances, le 31 janvier 2001 et le 14 août 2014 respectivement.
Le directoire national du CUSEMS dénonce une  »répression brutale » d’une manifestation d’étudiants  »dont le seul tort aura été d’exiger des autorités de la République, le paiement de leurs bourses ».
Toutefois, le CUSEMS  »considère que ce drame, loin de procéder d’un incident comme on veut le faire croire à l’opinion, vient couronner une série d’agressions contre les acteurs les plus vulnérables du système éducatif dont l’Etat devait assurer particulièrement la sécurité ».
Pour le Grand Parti de Malick Gackou,  »la situation qui prévaut dans nos universités suite au non-paiement de la bourse des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis (UGB) est la marque la plus vivante de l’incurie du gouvernement face aux inquiétudes avérées de nos étudiants ».
Cette formation  »en appelle à la responsabilité du gouvernement à clarifier les conditions de la disparition de l’étudiant El Hadji Fallou Sène mais aussi à prendre toutes les dispositions utiles afin que de pareils événements ne puissent plus jamais gangréner la vie de nos universités »
Dans un communiqué, l’Alliance pour la République  »regrette cette situation douloureuse (…) et demande au Gouvernement que  »toute la lumière soit apportée à ces incidents malheureux ».
L’APR demande également qu »’une enquête impartiale soit diligentée afin d’une part, de situer les responsabilités sur les causes du retard du payement des allocations d’étude et d’autre part de déterminer dans les meilleurs délais, les circonstances » de la mort de l’étudiant.
La formation présidentielle  »engage le gouvernement à prendre les meilleures dispositions conformément aux instructions du Président de la République afin que les allocations d’étude soient, désormais, payées à bonne date ».
L’APR  »appelle au calme, à la retenue mais surtout à la sérénité de tous les acteurs et demande à certains politiques comme à leurs habitudes, d’éviter les amalgames, les invectives et les manipulations de toutes sortes face à une situation déjà fort regrettable ».

Dans la même catégorie