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Musique-Guinée/ L’artiste chanteuse, Mame Naba Bangoura promet d’offrir un album ‘’arc-en-ciel’’ au public mélomane de Guinée


  14 Avril      38        Arts & Cultures (2293), Culture (1997), Musique (428),

   

Conakry, 14 avril (AGP)- L’artiste chanteuse guinéenne, Mame Naba Bangoura, en phase de préparation pour la sortie de son premier opus sur le marché de disques, promet d’offrir au public mélomane un album «arc-en-ciel» intitulé «Yéwoli Faré».

L’annonce a été faite au cours d’un entretien qu’elle a accordé, jeudi 14 avril 2016, à l’Agence Guinéenne de Presse.

Dans cet album d’environs 14 titres, Mame Naba Bangoura chante des activités des pêcheurs, l’amour, la polygamie et ses corollaires, ainsi que des faits de société.

Elle a parlé de son projet en ces termes : «J’ai commencé la musique dans une Ecole protestante à Bouaké, en République de Côte d’Ivoire avant de jouer à la chorale de l’Eglise Protestante de cette ville.

A mon retour en République de Guinée, j’ai intégré le Groupe Standard de ‘’Petit Condé’’ en tant que choriste. De là, j’ai décidé de faire une carrière dans la musique en commençant par la rédaction de mes chansons en français, en soussou et en wolof.

S’agissant de la production de l’album, j’ai estimé qu’il faut laisser la latitude aux producteurs de venir vers moi. Car, le contraire risque de faire tomber tout mon travail à l’eau. Et si cela ne marche pas, j’envisage l’autoproduction.

A travers cet album, je voudrais conseiller les femmes guinéennes d’accepter la polygamie. Car, c’est une réalité ancrée dans notre culture. Aussi, j’ai voulu rendre hommage au travail des pêcheurs puisque, dans la plupart des clips vidéos, on voit la mer, la verdure et la mangrove, mais rarement l’activité de la pêche. Alors, j’ai estimé qu’il fallait parler des activités quotidiennes des pêcheurs. D’où le titre «Yéwoli» (lancer l’eau) en langue soussou.

Au fait, j’ai souhaité faire une musique vivante, dansante et qui voyage beaucoup ce, en utilisant plusieurs genres musicaux de chez nous et d’ailleurs. Tels que le Reggae, le Zouk, le M’ballakh et la Rumba congolaise, bref toutes les couleurs de la musique africaine.

Enfin, je demande au public de comprendre, que faire de la musique n’est pas chose aisée. Il faut créer et rendre consommable. Et que sans son soutien, nous les artistes, nous ne pourrons pas avancer.

Par exemple, le public guinéen est capable de payer des tickets chers pour assister aux concerts organisés en Guinée par des artistes étrangers. Tandis que s’agissant de nous, artistes locaux, c’est souvent les tickets de 20.000 ou 30.000 francs guinéens qui marchent. Alors, j’invite les mélomanes guinéens à montrer aux autres pays que notre musique est aussi importante, voire meilleure».
AGP/14/04/016 AND/KS/ST

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