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Musique : «Moi, je ne cherche pas le pouvoir, je cherche à aider mon peuple», dixit le reggae man, Elie Kamano


  15 Juin      73        Arts & Cultures (2539), Musique (487), Photos (21076),

   

Par Fodé Sita Camara

Conakry, 15 juin  2016 (AGP)- Ces derniers temps, le célèbre reggae man guinéen, Elie Kamano fait beaucoup parler de lui dans le milieu culturel de son pays. Pour sa lettre ouverte adressée au chef de file de l’Opposition guinéen, Cellou Dalein Diallo, sa menace de poursuite judiciaire par une maison de production étrangère, la sortie de son nouvel album, sont entre autres les sujets que nous avons débattus au bout du fil avec Elie Kamano (EK), actuellement aux Etats Unis d’Amérique. Lisez !

AGP : Salut ! Comment vas-tu Elie ?
EK : Oui ! Je vais super bien.

AGP : 2- Qu’est ce qui explique votre longue absence au pays ?

EK : Mon absence est tout simplement due au fait que je voulais m’éloigner pour parachever l’écriture de mon roman et de mon nouvel album «Malaya».

J’avais tout naturellement besoin d’espace pour écrire sans pression. Parce que je n’arrivais pas à canaliser mon inspiration en Guinée, les dures épreuves juridiques que je venais de passer privaient mon magnétoscope mental de sa créativité.

AGP : Le label Afrikan Flava Production vous menace aujourd’hui de poursuite judiciaire si jamais vous n’arrivez pas à honorer votre engagement vis-à-vis de lui. Quelle est votre version des faits ?

EK : J’ai effectivement signé avec Afrikan Flava un contrat de production d’un album et de spectacles en Guinée et aux Etats-Unis d’Amérique, passant par des mixages en Jamaïque, et un duo avec le célèbre reggae man jamaïcain, Luthan Fyad. Mais à ce que je sache, moi j’ai rempli ma part de contrat, puisque l’album à été fait, et le clip «Ouvrez les frontières Africaines», dont le morceau a d’ailleurs été réalisé dans le Studio Thuff gong de Bob, est aussi une preuve.

Mais puisque le nommé MB (Mohamed Barry) qui s’autoproclame directeur de ladite structure, croit que Facebook est un palais de justice, dont Marck Zuckerberg en est le président, et que nos différents amis représentent les membres du jury, alors qu’on fasse le procès. Mais, je ne connais aucun artiste dans ce monde qui réaliserait un album dans le but de promouvoir sa carrière et qui refuserait de le diffuser sans prétexte valable.

AGP : Actuellement vous faites parlez de vous en Guinée, à travers une lettre que vous avez adressée au chef de file de l’Opposition, Cellou Dalein. Dites-nous ce qui vous a motivé à faire ce courrier ?

EK : Vous savez, notre peuple a atteint aujourd’hui ce que moi j’appellerai la zone rouge de sa crise sociopolitique, alimentée et entretenue par des personnes qui prétendent pourtant l’aimer.

Je me répète encore, autant j’aurai un droit de jugement et de regard sur le pouvoir en place, autant j’en aurai sur ses opposants. Ma motivation résulte de mes inquiétudes vis-à-vis de cette flagrante transhumance politique des uns et des autres dans leur seul et unique intérêt et non celui du peuple. J’ai donc adressé cette lettre à Monsieur Dalein, dans un esprit citoyen, patriotique et démocratique. Ceux qui ne comprennent donc pas la lourdeur de mes vers, peuvent naturellement s’évertuer à les mettre à l’envers, parce que moi, je ne cherche pas le pouvoir, je cherche à aider mon peuple.

AGP : Elie Kamano a toujours combattu les régimes qui se sont succédé en Guinée. De Conté en passant par le CNDD, jusqu’au pouvoir Condé. Dites-nous pourquoi ?

EK : L’Art est un instrument de vérité et non un instrument de propagande surtout politique. Cheik Anta Diop à dit : que «c’est de l’examen de besoins les plus présents du peuple africain, à l’état actuel que devra découler, qu’on le veuille ou non, la nouvelle orientation de notre art. Ainsi l’artiste africain qui écrira pour le seul plaisir de chanter la beauté des nuages, qui fera des descriptions par délectation et pour faire montre de virtuosité, vit en dehors des nécessités de son époque et ne réponds pas, dans la mesure de ses dons, aux problèmes qui se posent au sein de son peuple», fin de citation.

Chaque homme doit participer à l’émancipation de l’humanité et de sa société. Donc pour moi, il est clair que la musique est un bienfait dont Dieu m’a gratifié pour me rendre utile à l’humanité et à la société. Voilà pourquoi je suis amené par cette force intérieure et spirituelle pour défendre mon peuple.

AGP : Aujourd’hui, certains guinéens traitent Elie Kamano de propagandiste politique. Que répondez-vous ?

EK : Ça, c’est les avantages de la liberté d’expression. Moi, je reste sur ma position comme toujours. Si vous faites une analyse objective, vous verrez que depuis le temps de feu président Conté, moi je n’ai pas bougé d’un iota. Mes convictions sont restées les mêmes, mon idéal n’a pas changé, c’est sont eux qui ont changé, qui vont et reviennent, qui changent parfois de navire, qui se prêtent à ce Pingong politique, pas moi.

Entre ceux qui disent cela et moi, qui est propagandiste ? Celui qui est fidèle à son idéal, ou celui qui joue au pingpong en politique pour des intérêts ?

AGP : Depuis longtemps, vous avez annoncé l’album «Malaya» mais qui tarde toujours à venir. Qu’est-ce qui se passe ? A quand peut-on s’attendre à cet opus ?

EK : Malaya ne tarde pas, et il n’y a aucun problème. Je serai en Guinée dans quelques jours pour lancer la communication. Merci.

AGP : Merci de nous avoir accordé cette interview !

EK : C’est moi qui vous remercie

 

FSC/ST

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