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Pamelo Mounka, un icone formaté sur le modèle de la Rumba et de la salsa de deux rives du fleuve Congo (Par Arthur Kayumba)


  13 Janvier      16        Arts & Cultures (1401),

   

La chanson « Isabelle » sortie en 1973 garde tout son pesant d’or parmi les œuvres qui ont témoigné et scellé le mariage entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales les plus approchées du monde et de l’Afrique centrale.

 

Mariage culturel, diplomatique et de coopération bilatérale. Kinois et Brazzavillois savent très bien qu’il ne s’agit pas de mariage de raisons mais plutôt celui qui est appelé à survivre quel que soit des problèmes.

 

C’est dans ce contexte que les artistes musiciens de l’orchestre Bantous de la Capitale se sont souvenus de Kinshasa, en 1973, neuf ans après à travers le titre dédié à « ’Isabelle muana Kin », cette femme qui a marqué le séjour à Kinshasa de l’auteur compositeur.

 

Un séjour qui a été destiné à construire une carrière artistique à travers la musique. Mais l’actualité politique avec ses exigences a opéré en défaveur des étrangers remerciés par M. Moïse Tshombe, Premier ministre de l’époque en perspective des élections de 1965 en République Démocratique du Congo.

 

C’est la nostalgie et la mélancolie qui a éprouvé aussi Yvon Bemba Bingui alias Pamelo Mounka, une figure qui demeure très présente, aussi bien auprès du public que des musiciens dans la mesure où son apport fut énorme, notamment dans l’évolution vocale du style des Bantous de la Capitale. Il est l’une des figures les plus actives et populaires de la musique congolaise de deux rives des années 80.

 

Venu très jeune sur la scène professionnelle, « Pablito », puis « Pamélo » par la suite s’est rapidement acquis une réputation de compositeur lyrique grâce à une parfaite orientation conçue avec rigueur par son parrain Tabu Ley « Rochereau » dont il faut lui rendre cette gratitude, reconnait Clément Ossinonde, chroniqueur à Pagesafrik.info.

 

En 1959, à l’âge de quatorze ans, Pablito rencontre à Kinshasa le musicien Tabu Ley par l’intermédiaire d’un membre de sa famille qui avait été scolarisé à Kinshasa avec le musicien. Il commence à composer pour Tabu Ley qui s’affirme rapidement comme son mentor musical. Entre 1959 et 1962 principalement, Pablito se déplace régulièrement entre Brazzaville et Kinshasa pour côtoyer Tabu Ley. Tout au long de sa carrière, la relation entre Pablito et son mentor restera forte et faite tout à la fois d’estime, de collaboration et parfois de rivalité.

 

C’est en 1963 à Kinshasa, au moment où la musique est en pleine effervescence que Pamelo se rapproche de Tabu Ley. Ce dernier jouera un rôle important dans l’harmonisation hardie que caractérisent les compositions de Pamelo. Le succès qu’a connu sa première chanson sur disque « Lucie » réalisée avec l’orchestre African Fiesta en est une grande révélation.

 

De cette époque, on se rappelle de plusieurs admirables enregistrements non signés par Pamelo, mais dans lesquels on reconnaît son doigté. Il est certain qu’il a eu raison de faire signer par la suite le fruit de ses efforts dont il a su en tirer une sonorité aussi chaude, tendre et riche à la fois, notamment,  « Lakisa bango », « Me voy a cantar » « Domingo a sabado », « Amartes » avec l’African Fiesta, un excellent orchestre qui pouvait jouer tout aussi bien des rythmes locaux que de puissants arrangements des rythmes afro caribéens.

 

Le séjour kinois de Pamelo Mounka dans l’African Fiesta  ne durera que cinq mois, car le 22 août 1964, l’expulsion des ressortissants congolais de  Brazzaville du territoire du Congo Léopoldville, contraint les musiciens congolais de Brazzaville de rentrer au bercail, notamment   Pamelo qui est admis à réintégrer « Les Bantous de la Capitale », en voyage à Douala.

 

Kinshasa reste, Pamelo ne désarme pas

 

Le 19 juillet 1963, le climat créé par le départ du chanteur Joseph Bukasa « Jojo », des guitaristes Jacques Mambau « Jacky » et  Antoine Nedule « Papa Noël » de l’orchestre «  Les Bantous de la Capitale » contribue à donner à Pamelo une place de premier chorus devant Michel Boyibanda et Miguel Samba., Pamelo vénère son entrée dans « Les Bantous de la Capitale » par un titre très significatif : « Nalanda  bango ».

 

Avec « Les Bantous de la capitale  », il participe en 1966 au 1er Festival mondial des arts nègres à Dakar au Sénégal,  au 1er Festival culturel panafricain d’Alger en 1969, avant de s’imposer pendant longtemps au hit-parade africain grâce aux chansons « On va se marier » (1966) et « Masua » (1967), chez Pathé Marconi.

 

En 1970 et en marge des activités de l’orchestre Bantous, Pamelo crée avec l’organiste Freddy Kebano et le chanteur Maurice Obami un groupe promotionnel dénommé « Les Fantômes » qui fait fureur avec la sortie des titres de Pamelo « Petite Lola » et « Séjour » éditées par Pathé Marconi.

 

Pamelo trouve dans le succès du groupe « Les Fantômes » une caution merveilleuse pour une fois de plus, claquer la porte aux Bantous et créé en septembre 1972 avec Célestin Kouka « Célio », Côme Mountouari « Kosmos », l’orchestre « Le Peuple » du trio CEPAKOS dont les premières interprétations commencent  dans un climat de progrès spectaculaires à  travers des œuvres d’une esthétique incomparable de Pamelo : « Alléluia », « Sonia », « Mwana Mboyo », etc.

 

En 1978, Pamelo Mounka revient dans « Les Bantous de la Capitale », et participe avec eux,  au 11ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à la Havane (Cuba). En 1981, fort de l’expérience vécue à Cuba, il décide une fois de plus de se séparer des Bantous pour s’engager dans une carrière solo. C’est ainsi qu’il réalise à la Maison Edyson  des œuvres impressionnantes qui font de lui l’un des artistes africains le plus écouté à savoir, « L’argent appelle l’argent », « Amour de Nombakele », « Ce n’est que ma secrétaire » …

 

Le 4 septembre 1986, l’orchestre « Les Bantous de la capitale » se réconcilie avec les anciens musiciens dissidents. Après ces retrouvailles, Pamelo Mounka est nommé chef d’orchestre et ce jusqu’en 1990 date du énième éclatement des Bantous par la création de « Bantous Monument », dans lequel figurent Pamelo Mounka, Edo Ganga, Célestin Kouka, Alphonso Taloulou et Joseph Samba « Mascott ».

 

La production musicale de Pamelo dans l’orchestre « Bantous Monument » se ralentit malheureusement, l’état de santé du musicien s’aggrave ; après un dernier voyage en France en septembre 1994, et plus d’un an après,  le 14 janvier 1996 Pamelo Mounka  tire sa révérence  à Brazzaville  à l’âge de 51 ans.

 

Il est promu à titre posthume de la médaille du mérite congolais.  A son brillant palmarès, plusieurs fois à la une du hit-parade africain et un prix : le trophée « Ngwomo Africa » décerné en août 1995, à Kinshasa.

 

Yvon Mbemba Bingui dit Pamelo Mounka a vu le jour le 10 mai 1945 au quartier Poto-Poto à Brazzaville.

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