Inforpress MpD considera que obras trarão “enormes impactos” no Sal e na economia nacional MAP L’AMDIE organise une rencontre d’affaires de haut niveau à l’occasion de l’Africa CEO Forum de Kigali MAP La CGEM prend part à Kigali à l’Africa CEO Forum MAP Praia abrite le deuxième Forum sur la santé en Afrique GNA Minister warns directors against interference in award of road contracts NAN Dentist advises public to avoid high intake of refined carbohydrates NAN AFCON 2019: We dedicate qualification to God, Tanzanians — Coach Amuneke NAN AFCON U-23 Qualifier: Dream Team V11 victory excites fans MAP Sahara marocain : Sao Tomé-et-Principe continuera à se positionner au côté du Maroc dans sa défense de sa cause juste (ministre des Affaires étrangères) MAP La ministre nigérienne de l’Intégration africaine félicite le Maroc pour la réussite de la Conférence sur l’appui de l’UA au processus politique de l’ONU sur le différend autour du Sahara marocain

Pierre Ntsemou présente le «Tremblement de terre au ministère des affaires alimentaires»


  19 Mars      48        Arts & Cultures (2423), Livres (285),

   

Brazzaville, 19 mars (ACI) – L’écrivain congolais, M. Pierre Ntsémou, a présenté le 17 mars à Brazzaville, son livre intitulé «Tremblement de terre au ministère des affaires alimentaires», paru en 2013 aux éditions Publibook, en France.

«Tremblement de terre au ministère des affaires alimentaires» est une pièce de théâtre. Subdivisée en 5 actes, cette œuvre de plus d’une centaine de pages compte 17 scènes.

Cette pièce de théâtre explore la thématique de la justice. Tout débute avec une inflation qui a suscité une émeute populaire menée par les brebis vendeuses, premières à être impliquées dans le commerce des marchandises. La négociation préconisée par l’Etat conduit au remaniement du gouvernement. La vérité qui vient à éclater amène les esprits à comprendre que l’origine du conflit émane de la mésentente entre deux personnages, Kintsia (le moustique) et Kiémou (la libellule).

Dans ses notes de lecture de l’œuvre présentée, le critique littéraire, M. Eméraude Kouka, a indiqué que la pièce de théâtre de M. Ntsémou est une quête de justice et de transparence. Selon lui, cette quête se lit, entre autres, à travers la phrase suivante : «Le verbe manger doit se conjuguer à tous les temps de la faim, chez tout le monde sans discrimination sociale».

Le fait de banaliser les nantis et de décrire les indigents de façon à leur reconnaître une certaine valeur, montre à quel point l’auteur s’engage pour une égalité entre les hommes, a notifié M. Kouka.

S’agissant de l’écriture de l’auteur, le critique l’a qualifiée de poétique et de construction forte, en ce sens qu’elle se conforme aux règles de l’art de la narration et de la poésie. De même, il y a noté des assonances et des paronomases qui l’enrichissent.

Outre les aspects de la justice et de la transparence, M. Ntsémou a fait savoir que la thématique essentielle ou existentielle de son ouvrage porte sur l’autosuffisance alimentaire. D’après lui, ce thème pose la problématique de l’accès à la nourriture. «Cela évoque le problème du quotidien : l’alimentation», a-t-il dit.

Pour ce qui est des raisons qui le poussent à écrire, M. Ntsémou a répondu que sa passion pour l’écriture relève à la fois d’un sacerdoce, de l’envie de témoigner et du souci de laisser à la postérité de la matière à réflexion pour une prise de conscience. «L’écrivain ne doit pas taire ce qu’il y a à dire, car sa mission est d’éclairer. Il se met à la fois à la place du peuple et des gouvernants», a-t-il poursuivi.

M. Pierre Ntsémou est enseignant de carrière. Il a travaillé au ministère de l’enseignement primaire et secondaire en tant qu’inspecteur pédagogique national. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels «La flûte du cœur» (poésie) en 2012, «Pétrins, festins et destins en balade» (nouvelles) en 2013 et «Diélé : l’ange, l’homme et la bête» (roman) en 2013.

Ses écrits lui ont valu un couronnement. Il a reçu plusieurs prix, au nombre desquels le prix d’honneur de la francophonie en 2013, celui de la biennale des arts en 2014 et le trophée de la littérature congolaise en 2015.

Dans la même catégorie