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Présidentielle au Niger : Une transition démocratique historique dans un contexte économique et sécuritaire difficile


  25 Décembre      12        Politique (14285),

   

 Niamey, 25/12/2020 (MAP)- Quelques 7,4 millions électeurs nigériens voteront, dimanche, pour élire un successeur au président sortant Mahamadou Issoufou, soit une première historique dans ce pays qui n’a jamais vécu une transition à travers les urnes entre deux Chefs d’Etat depuis 1960.

Dans un contexte économique difficile lié à la crise sanitaire du nouveau coronavirus accentuée par une situation sécuritaire fragile due aux récurrentes attaques terroristes, trente candidats sont en lice pour tourner la page d’une tradition de successions difficiles qui ont jalonné l’histoire de ce pays ouest africain.

« Passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu (…) sera ma plus belle réalisation, ce sera une première dans l’histoire de notre pays », tient à souligner, à cet égard, le président sortant, Mahamadou Issoufou.

Parmi les candidats en lice figure le favori de cette échéance Bazoum Mohamed, du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir depuis 2011).

Outre Bazoum Mohamed, 60 ans, ancien ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères, soutenu par le président sortant Mahamadou Issoufou qui arrive au terme de ses deux quinquennats légaux, la liste des postulants à la magistrature suprême compte également le général Salou Djibo, ex-chef de la junte militaire au pouvoir de février 2010 à avril 2011, investi par le parti Paix-Justice-Progrès (PJP).

Deux autres poids lourds, Seïni Oumarou, le dirigeant du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, 3e en 2016) et Mahamane Ousmane, ex-président de 1993 à 1996 (4e en 2016), sont aussi dans la course, ainsi que l’ex-chef de la diplomatie, Ibrahim Yacouba (5e en 2016).

Ces candidats auront à relever des défis de taille, à leur tête la relance de l’économie d’un pays impacté par la crise sanitaire liée au Covid-19 et les attaques terroristes.

Côté économie, le Niger qui devrait enregistrer une croissance de +4,1 pc en 2020 après avoir réalisé une performance robuste de 6,3 % en 2019, est appelé à déployer des efforts colossaux pour améliorer le pouvoir d’achat de sa population.

En ce qui concerne le volet sécuritaire, le pays a subi deux attaques meurtrières, une à l’Ouest (7 soldats tués le 21 décembre) et une à l’Est (34 morts le 12 décembre) à quelques jours de la présidentielle. Les deux attaques portent la marque des groupes terroristes +Etat islamique au Grand Sahara (EIGS)+ et +Boko Haram+.

A cet égard, les autorités militaires du Niger avaient décidé d’augmenter l’effectif des forces armées pour atteindre environ 50.000 soldats d’ici cinq ans.

L’opposition prendra part à ce scrutin présidentiel couplé aux élections législatives et ce, en dépit de son mécontentement manifesté lors la campagne électorale débutée le 5 courant.

En effet, l’opposition conteste depuis trois ans la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et le code électoral. Elle reproche au pouvoir son exclusion du processus d’élaboration du code électoral.

Les électeurs nigériens aspirent sans nul doute à vivre, dimanche, un moment démocratique inédit, tout en formulant le vœu de voir le nouveau président élu s’atteler, le plus vite possible, sur les grands défis à leur tête l’amélioration des conditions de vie de la population et l’éradication des groupes terroristes.

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