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Prévention des abus contre les enfants en RDC : défis et perspectives


  18 Novembre      7        Société (25243),

   

Kinshasa, 18 novembre 2020 (ACP).- Le monde entier célèbre le 19 novembre de chaque année la Journée mondiale pour la Prévention des Abus envers les Enfants, en synergie avec la journée mondiale des droits de l’enfant, commémorée le 20 novembre.
La Journée mondiale pour la Prévention des Abus envers les Enfants a pour objectif de mettre en évidence le problème des abus ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion des programmes de prévention. La condition de l’enfant dans le monde en raison de sa vulnérabilité, de sa dépendance par rapport au milieu ainsi que de son manque de maturité physique, intellectuelle et émotionnelle, nécessite des soins spéciaux et une protection particulière. Cela n’a cessé d’interpeller, depuis un certain temps, la communauté nationale et internationale.
En Afrique, les abus sexuels dont sont souvent victimes les enfants font de plus en plus l’objet de révélations, occupant ainsi une place éminente sur la scène publique et politique. Selon les estimations fournies par les Nations Unies, 250 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent, 100 millions accomplissent des travaux pénibles et dangereux, 3 millions d’enfants, en majorité des filles, sont victimes d’exploitation sexuelle et 121 millions d’enfants d’âge scolaire restent en dehors de l’école.
En RDC, l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) assiste le gouvernement pour mettre fin aux violations graves des droits des enfants dans le conflit. La réponse aux crises est donnée par un appui psychosocial aux enfants victimes de violences. Cette agence onusienne s’emploie également à améliorer les mesures et les services pour la protection des enfants. Elle appuie le gouvernement et les Organisations Non Gouvernance (ONG) qui assurent la prise en charge, la réunification familiale,  la réintégration des enfants sortis des groupes armés ou non accompagnés et une assistance multisectorielle aux survivants de violence sexuelle. L’objectif est d’offrir à ces enfants un monde sûr et inclusif où grandir.
Défis à relever
Les violences faites aux enfants de République Démocratique du Congo (RDC) sont répandues dans tous les milieux, y compris les familles, les écoles et les communautés. La RDC est l’un des pays avec les plus hauts taux de violences basées sur le genre faites aux enfants, représentant 47% des survivants en zone d’urgence. Près d’une femme sur deux (dont l’âge varie entre 25 et 49 ans) a connu le mariage avant de 18 ans, souvent à cause des grossesses précoces. En effet, 27% des filles de 15 à 19 ans sont enceintes et la RDC présente le 7ème taux le plus élevé de grossesses des adolescentes au monde.
De plus, seuls 25% des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés à l’Etat-civil, et uniquement 14% disposent d’un acte de naissance. Ceci s’explique par un système d’enregistrement peinant à atteindre les nouveau-nés, ce qui est accentué dans les zones de conflits.
La RDC doit créer un environnement favorable aux droits des enfants en renforçant les structures de protection devant prévenir et répondre aux violences, exploitations et abus.  Elle doit également renforcer et appuyer le système de justice pour faire respecter les droits des enfants, par une assistance légale et une prise en charge par les tribunaux pour enfants, les unités de protection, les comités de médiation et les familles d’accueil transitoires.
L’État congolais doit préconiser l’enregistrement des naissances qui est un processus essentiel pour la protection des enfants, car il leur donne accès aux services sociaux. Il doit promouvoir (renforcer) le programme d’enregistrement des naissances en associant la systématisation de l’enregistrement des nouveau-nés avec des activités visant des enfants ayant dépassé le délai légal d’enregistrement.
Mue par la Constitution du 18 février 2006 en son article 123, alinéa 16, la République Démocratique du Congo dont la population accorde une place centrale à l’enfant en tant que renouvellement de l’être et de la vie, s’est résolument engagée dans la voie de faire de la protection de l’enfant son cheval de bataille, en adhérant à la Convention n°138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et à la Convention 182 sur l’interdiction des pires formes de travail.
Nous ne pouvons pas construire ou parler d’un État de Droit là où l’enfant n’est pas préservé de tout abus. Il faut, avant tout, garantir à l’enfant le droit de bénéficier des différentes mesures à caractère administratif, social, judiciaire, éducatif, sanitaire et autres, visant à le protéger de toutes formes d’abandon, de négligence, d’exploitation et d’atteinte physique, morale, psychique et sexuelle, précise-t-on.

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