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Projet de loi des finances 2020 : Début des auditions à l’Assemblée nationale ce lundi


  4 Novembre      43        Economie (8188), Finance (426),

   

Libreville, 04 Novembre (AGP) – Dans le cadre de l’examen du projet de loi des finances pour l’année 2020, le ministre gabonais en charge de l’Economie et des Finances, Roger Owono Mba, sera devant les députés ce lundi 4 novembre 2019, pour son exposé de motif. Son passage sera suivi les jours suivants,  des auditions de chaque membre du gouvernement qui viendra défendre les prévisions budgétaires allouées à chaque département ministériel.

La constitution dispose que le projet de loi des finances, adopté en conseil des ministres, doit être examiné au parlement par les députés et sénateurs dans  quarante-cinq jours qui suivent après avant son adoption pour application. C’est dans cette optique que le ministre de l’Economie et des Finances, Roger Owono Mba, ouvre le bal, ce lundi 4 novembre 2019 à l’Assemblée nationale pour faire son exposé de motifs relatif au projet de loi de finances 2020 adopté au dernier conseil des ministres.

Dans son intervention, le membre du gouvernement va devoir s’expliquer devant les parlementaires, dont le rôle est notamment, de contrôler l’action du gouvernement, voter les lois et consentir l’impôt, sur les prévisions budgétaires  de 2020.  Ces prévisions pour l’année 2020, les prévisions budgétaires sont arrêtées en recettes et en dépenses à 3330, 77 milliards de francs CFA contre 3033, 42 milliards en 2019, soit une hausse de 297,36 milliards par rapport à l’exercice 2019.

Dans les détails, Roger Owono Mba devra éclaircir les députés sur  les recettes budgétaires qui devraient s’améliorer principalement du fait de l’augmentation des recettes fiscales et qui passeraient ainsi de 2113,4 milliards de  francs CFA, arrêtées dans la loi de finances 2019, à 2162,4 milliards en 2020, soit une hausse de 49 milliards.

De même, le ministre de l’Economie et des Finances va également dire à ses interlocuteurs pourquoi les ressources de trésorerie et de financement se situeraient à 1247,7 milliards de francs CFA dans le projet de loi de finances 2020 contre 920 milliards arrêtés en 2019, soit un accroissement de 36%.

Même cas de figure pour les dépenses budgétaires que comprennent les dépenses de l’État pour un montant de 2051, 70 milliards de  francs CFA (61,6%) et les charges de trésorerie et financement arrêtées à 1279, 07 milliards (38,4%). Sans oublier le Hors compte d’affectation spécial (CAS) qui  devraient être plafonnées à 1927 milliards contre 1907,9 milliards arrêtés dans la loi de finances 2019, soit une augmentation de 19,1 milliards.

Tout comme les dépenses d’investissement s’établiraient à 513,2 milliards de francs CFA contre 381 milliards dans la loi de finances 2019, soit une augmentation de 132,2 milliards. A ce titre, Roger Owono Mba devra expliciter les députés sur les charges de financement et de trésorerie  évaluées à 1279,1 milliards de francs CFA, contre 1014,3 milliards dans la loi de finances 2019, soit une hausse de 26%. Y compris les dépenses de personnel se situeraient quant à elles, à 661 milliards de francs CFA contre 672,8 milliards de francs CFA en 2019, soit une contraction de 1,7%.

Outre le projet de loi des finances 2020, les échanges entre le membre du gouvernement et les députés pourront également être axés sur le projet de loi de règlement de la loi de des finances 2018 adopté aussi au dernier conseil des ministres. Car, la loi oblige l’adoption préalable de ladite loi avant l’examen du prochain projet de loi des finances.

Aussi, le ministre du Budget est également attendu par les députés sur le phénomène de la non-exécution entièrement des précédents budgets de l’Etat pourtant bien programmés en amont à la direction générale des finances publiques. Une situation qui paralyse le fonctionnement des administrations qui n’arrivent pas à s’acheter ne fut-ce que des fournitures de bureau, ainsi que des investissements dans le cadre des grands chantiers de l’Etat.

Toujours dans le cadre de l’exécution des lois des finances, le membre du gouvernement pourra enfin éclairer les députés sur le niveau du travail de la commission de mise à plat de la Budgétisation par objectifs de programme (BOP), une mesure décidée par le gouvernement, eu égard aux insuffisances dans la mise en œuvre de ce mécanisme.

L’examen du projet de loi des finances 2020 permettra également aux députés, puis aux sénateurs, de vérifier si l’élaboration dudit projet a tenu compte des débats budgétaires tenus préalablement au parlement sur la base du cadre macroéconomique. De même qu’il sera question lors de l’examen, voir si les affectations budgétaires de chaque département ministériel vont dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations et du développement du pays.

AGP/SN/FSS

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