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PROMOTION DE L’ELEVAGE DE MOUTONS : ISSAKA FOUSSENI DE BLITTA-CARREFOUR, UN EXEMPLE DE REUSSITE GRACE AU PASA


  12 Janvier      9        Société (27626),

   

Les acteurs du monde rural togolais s’intéressent de plus en plus à la production animalière encouragés par les différentes initiatives du gouvernement visant à promouvoir ce secteur. A Blitta-Carrefour, M. Issaka Fousséni s’est spécialisé dans l’élevage des ovins passant, au bout de quelques années, de seulement de deux moutons à des dizaines d’ovins grâce à un appui du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Programme d’Appui au Secteur Agricole (PASA).
Au Togo, le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 6,73% au produit intérieur brut et rapporte aux 40% du PIB agricole, une part importante de 16,4% selon les données disponibles au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural. Ces résultats encourageants ont été possibles grâce aux différentes initiatives du gouvernement parmi lesquelles le Programme d’Appui au Secteur Agricole (PASA), une composante du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA).
M. Issaka éleveur d’ovins à Blitta-carrefour est l’un des bénéficiaires du PASA. Il tire son inspiration d’éleveur d’ovins de l’activité de son père qui était commerçant des petits ruminants de la place. Une idée lui est venue d’acheter auprès de son père deux moutons qu’il a gardé auprès d’un de ses amis par manque d’espace au domicile. Soucieux de devenir un véritable éleveur et contribuer au bien-être de la population, il a décidé de quitter le domicile familial pour aller construire hors de la ville afin de pouvoir mener à bien son activité.
M. Issaka aura plus tard  la chance de participer à un atelier de renforcement de capacités dans sa spécialité. Il va bénéficier, à la suite, d’un appui de cinq paquets de ciments et 21 feuilles de  tôle du PASA pour la construction d’un enclot.  Une supervision du PASA  constatera l’évolution normale des activités et l’engagement de M. Issaka à aller de l’avant. Le PASA lui achète alors 20 moutons plus un géniteur, et un appui financier de 3. 500. 000 F CFA.
M. Issaka ajoute à cet appui, sa propre contribution de 700. 000 F CFA pour construire un enclot moderne sur une superficie de 750 m2 et un logement. Il achète également du matériel de travail, de la nourriture pour les animaux, puis engage un berger, histoire d’agrandir son parc. Les résultats de cet accompagnement, selon M. Issaka, sont matérialisés par une amélioration de la production (en moyenne 45 mutons par an).
Au plan économique, M. Issaka a indiqué que l’élevage est une activité rentable dans la mesure où la reproduction des moutons est un peu plus rapide avec un rendement élevé. Selon-lui, après 6 mois d’activité on peut commencer par jouir des retombés de la vente des bêtes, soulignant que le prix d’une bête varie entre 45 000 et 80 000 F CFA suivant le poids de la bête. Il a affirmé que les bénéfices issus de la vente, lui permettent d’assurer aisément  la scolarité des enfants, prendre en charge la santé et assurer le bien-être de toute la famille. Sur un autre plan, l’éleveur indique que l’activité lui permet de bénéficier du fumier comme engrais naturel pour épandre dans ses champs et pratiquer une agriculture bio.
M. Issaka, à l’instar d’autres éleveurs de son genre, est confronté à des difficultés qui handicapent énormément son activité. Il s’agit, entre autres, de la peste ovine et de la difficulté de pâturage en saison pluvieuse en raison des cultures vivrières, ce qui l’oblige parfois à garder des bêtes des jours dans l’enclos.
M. Issaka témoigne sa reconnaissance au programme PASA pour son appui financier et son accompagnement qui lui a permis de réaliser son rêve marqué par la réussite de ce projet d’élevage. Il a lancé un appel à ses compatriotes à lui emboiter le pas et se dit prêt à les soutenir à son tour en leur fournissant des géniteurs.
Le directeur préfectoral de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural de Blitta, Asma Mamadou a demandé aux bénéficiaires de respecter les conseils des techniciens et les mesures de biosécurité pour une bonne relance de la production sans oublier les mises à jour permanents des documents de gestion.
Le secrétaire préfectoral des éleveurs de Blitta, Pakili Tchilabalo a, au nom des éleveurs, remercié le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural pour ses efforts consentis à leur endroit. Il a souligné que tous les bénéficiaires ont tous apprécié les appuis du ministère qui leur ont permis d’améliorer leur production et leurs conditions de vie et de devenir de vrais entrepreneurs de l’agropastorale.
Les doléances présentées par les bénéficiaires sont, entre autres, rapprocher les vétérinaires des éleveurs, renforcer les compétences des éleveurs sur les techniques d’élevage, les mesures préventives des maladies et les premières mesures à prendre avant l’arrivée du vétérinaire.

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