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RACINE TALLA ÉVOQUE LES ’’FRACTURES RADIOPHONIQUES’’ IMPUTABLES À L’INSUFFISANCE DES SERVICES INTERNET


  29 Août      8        Technologie (279),

   

Touba, 29 août (APS) – La fracture numérique peut se traduire au Sénégal par des ’’fractures radiophoniques’’, des « zones de silence » où la radio n’émet pas en raison de l’insuffisance des services Internet et malgré l’ampleur des investissements au profit de l’audiovisuel public, souligne le directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), Racine Talla.

« Malgré les investissements pour produire des émissions, les diffuser, il y a des zones de silence. Pour le moment, c’est lié à deux phénomènes : parfois c’est l’insuffisance de puissance de nos émetteurs mais le plus souvent, le service Internet au Sénégal est un problème », a-t-il dit.

Le DG de la RTS s’exprimait vendredi au cours d’une conférence de presse, à Touba, une rencontre au cours de laquelle il est revenu sur « les temps forts » de la tournée qu’il a entreprise à travers le Sénégal, pour s’enquérir du niveau d’équipement des stations de radio régionales de la chaîne publique sénégalaise, lesquelles comprennent aussi un réseau représentant un « embryon » de télévision zonale.

La tournée a aussi été l’occasion pour Racine Talla d’échanger avec le personnel concernant certaines de ses préoccupations en lien avec les conditions de travail par exemple.

« Nous sommes aux normes en matière de production et de diffusion et c’est tout à l’honneur du service public, parce que seule la RTS a l’obligation d’être entendue dans le coin le plus reculé du Sénégal », a-t-il déclaré.

Mais les fractures numériques se traduisent aussi par des « fractures radiophoniques » avec comme conséquence le manquement d’information et la difficulté pour « certaines populations’’ d’accéder à ce que la télé ou la radio peuvent apporter, a déploré M. Talla.

« On est à la veille du basculement vers la Télévision terrestre numérique (TNT) mais si vous parcourrez en continue le territoire du Sénégal, vous vous rendez compte que notre pays n’est pas suffisamment couvert en Internet », a indiqué le DG de la RTS.

Il estime qu’il est important d’attirer l’attention des plus hautes autorités à la veille du basculement vers la TNT, « parce que même si la fibre optique est utilisée et que Internet est défaillant, ça pose problème ».

« Cette fracture, elle est visible, sensible dès qu’on sort des pôles urbains, des grosses agglomérations. Il arrive même que ces agglomérations ne soient pas bien fournies en continuité. Lorsqu’on parle de service public, il s’agit d’équité, d’accessibilité mais il s’agit surtout de continuité de service », a insisté Racine Talla.

Les pouvoirs publics sont selon lui « en train d’investir énormément d’argent pour l’avènement de la TNT mais le régulateur des télécommunications [ARTP] doit aussi porter une attention particulière » à cette situation, note-t-il.

« Nous avons beaucoup d’opérateurs, fournisseur d’accès Internet, je pense que pour des raisons de souveraineté, l’Etat doit regarder ça de plus près, surtout avec tous les efforts consentis pour donner de la vigueur à l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE)’’, a-t-il martelé.

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