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RENFORCEMENT DU POUVOIR POLITIQUE DES REINES MERES DU GRAND KLOTO : UNE RENCONTRE D’ECHANGE POUR REPRECISER LES ROLES ET RESPONSABILITES DES REINES MERES


  21 Septembre      9        Politique (12187),

   

Kpalimé, 21 sept. (ATOP) – Une rencontre d’échange entre les reines-mères et les chefs traditionnels pour repréciser les rôles et responsabilités des reines mères dans la gestion des affaires communautaires, a eu lieu le vendredi 18 septembre à Kpalimé.

Initiée par l’ONG ALAFIA, cette rencontre d’échange qui a réuni les reines mères et les chefs traditionnels des préfectures de Agou, de Danyi, de Kpélé et de Kloto, a reçu l’appui de l’Union européenne à travers le Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA). Elle s’inscrit dans l’exécution du projet « Emergence des cheffes traditionnelles du Grand Kloto ».

L’objectif est de contribuer au renforcement du pouvoir des reines mères du grand Kloto, en amenant les chefs traditionnels à proposer des actions qui permettront de renforcer leur pouvoir. Ces propositions sont consignées dans un document qui servir de référence à l’avenir. Cet atelier a permis également de recentrer le débat pour le meilleur devenir des reines-mères.

A l’issue de la rencontre, une déclaration a été signée par les deux parties pour préciser leurs rôles et responsabilités dans la gestion des affaires communautaires.

Dans le grand Kloto composé des préfectures de Agou, de Danyi, de Kpélé et de Kloto, il existe une institution coutumière qui est une particularité au Togo. Il s’agit de la nomination des reine-mères communément appelées ‘’Mama’’ qui sont garantes des us et coutumes et de la perpétuité des traditions en tant que premières concernées de l’éducation et la socialisation des jeunes. Elles sont nommées au même titre que les chefs traditionnels hommes. Tout comme les chefs traditionnels, elles jouissent d’une autonomie politique qui leur confère une cour et un cahier de charge bien défini. Elles sont également censées participer au règlement des litiges et aux activités coutumières et rituelles de leurs localités au même titre que les chefs traditionnels hommes.

Cependant on constate que leurs influences et autorités tendent progressivement à se réduire pour des raisons multiples. Il s’agit du manque de formations sur les rôles et responsabilités à l’intronisation, de leur réticence dans l’exercice de leur pouvoir et la tentative de la récupération et la pression de leurs collègues hommes. Par ailleurs la modernité constitue un facteur qui fragilise le statut de la chefferie féminine.

Pourtant les Mama ont un rôle important à jouer dans l’établissement de la paix sociale, le développement de leurs communautés. Elles peuvent être des portes voix des femmes au niveau local et encourager la participation politique des femmes aux instances de prise de décisions.

Le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin a convié les participants à éviter de confondre leurs différents rôles. Pour lui, il y a une petite différence entre les reines mères et les chefs traditionnels dans la mesure où les deux structures bénéficient de rituels différents. Il a plutôt souhaité que les deux corps travaillent ensemble pour que le développement soit au rendez-vous. « Il faut la femme et l’homme pour faire le développement », a déclaré le préfet. Celui-ci a précisé que lorsqu’on parle de reine-mère, on parle de collaboratrice en matière de genre. La reine-mère ne peut pas connaitre toutes les affaires du village ou du canton, mais elle peut connaitre des affaires relatives aux femmes, de même il y a certaines affaires des femmes que les chefs hommes aussi ne peuvent pas traiter.

Pour la présidente du Conseil d’administration de l’ONG ALAFIA, Mme Atakouma Akuyo Akpédzé, la démarche d’amélioration du statut social des femmes portée par son ONG, s’inscrit dans la dynamique des efforts sans cesse renouvelés du gouvernement togolais à garantir l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Mme Atakouma a rassuré les chefs traditionnels que l’ONG ALAFIA n’est pas dans une logique d’effacement de leur rôle, mais elle les a invités à redonner la place qu’il faut aux reines-mères afin que les affaires publiques des communautés soient gérées en genre. Elle a renouvelé ses remerciements aux partenaires notamment Pro-CEMA, qui ont accepté les accompagner dans cette lutte.

Le chef projet Pro-CEMA, Moussa Ba a précisé que l’objectif du programme est d’accompagner la politique du Togo en matière de développement sous toutes ses formes. Il a affirmé que le programme, accorde dans son approche, une importance au dialogue, à la concertation et qu’ils sont dans cette dynamique aujourd’hui en accordant également une importance à l’égalité de genre.

Pour le maire de la commune Kloto 1, Winny Yawo Dogbatsè, la thématique abordée est d’une importance capitale, car elle entend permettre le renforcement du pouvoir politique des chefs traditionnels qui sont des acteurs clés du développement local. « Une reine-mère en Afrique, est une femme du pouvoir politique, social et traditionnel, qui joue un rôle particulier dans la gestion du pouvoir et dans la gouvernance, la santé, les droits de l’Homme, l’éducation à différents échelons locaux et nationaux », a indiqué le maire Dogbatsè.

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