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SAINT-LOUIS : LE CENTRE D’EXCELLENCE EN MATHÉMATIQUES PRÉCISE SES COMPÉTENCES


  9 Décembre      11        Education (4090),

   

Saint-Louis, 9 déc (APS) – Le Centre d’excellence en mathématiques, informatique et TIC (CEA-MITIC) de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis dispose des outils nécessaires pour une meilleure prise en charge de problématiques telles que celle de la crise sanitaire de l’ampleur du COVID-19 ainsi que diverses autres questions, a indiqué son coordonnateur.
Le professeur Maïssa Mbaye a cité la gestion de l’eau et de la pollution, l’automatisation de l’agriculture et la détection de maladies des plantes, parmi d’autres domaines dans lesquels ce centre de recherche peut préconiser des solutions.
Il intervenait mercredi au cours d’un atelier de partage sur « Le concept One Health, une approche multidisciplinaire pour relever les défis liés aux zoonoses ».
Le concept One Heath ’’n’est pas seulement l’affaire des médecins, mais plutôt une question qui touche’’ d’autres domaines dont l’agriculture et l’environnement, faisant intervenir la socio-anthropologie et plusieurs autres disciplines.
Le centre d’excellence en mathématiques explore des pistes telles que les mathématiques appliquées, l’informatique et la physique appliquée de manière générale, en matière de santé et de maladie par exemple.
Selon le professeur Mbaye, cette perspective se vérifie encore plus dans le cas du COVID-19, « une maladie qui passe de l’animal à l’homme à travers des échanges dans les écosystèmes ».
« Les mathématiques, en termes de modélisation, ont permis d’avoir une estimation’’ de la période devant coïncider avec le pic du COVID-19, de manière à « redistribuer les moyens ailleurs, lors de la pandémie », a indiqué l’enseignant-chercheur.
De manière générale, les sciences des données « ont leur mot à dire dans la gestion de la crise sanitaire qui touche actuellement tous les pays du monde », fait valoir le professeur Maïssa Mbaye.
Il a signalé que des travaux conduits par le CEA MITIC avaient permis « en son temps de conseiller les autorités étatiques et sanitaires, un peu par rapport à l’impossibilité (…) du confinement intégral, qui pourrait entrainer le déclenchement d’autres épidémies comme le choléra dans certaines autres zones du pays ».
A partir des données mathématiques et informatiques, il est possible de conseiller les Etats « sur les choses à ne pas faire dans ces domaines et d’interagir avec les médecins pour leur trouver des choses qui marchent éventuellement », a-t-il expliqué.
Dans le domaine de la physique, M. Mbaye a évoqué des questions liées à la qualité de l’eau et à la pollution, des problématiques qui « peuvent être étudiées en utilisant les outils de physique appliquée ».
Concernant l’agriculture, le Centre d’excellence en mathématiques de Saint-Louis « est en train de travailler avec les acteurs comme Africarice, l’ISRA et d’autres », parce que ces structures disposent bien de données, « mais parfois leur exploitations leur pose problème en terme de compétence ».
« Dans ces cas, nous disposons au centre d’excellence des compétences et connaissances » requises pour « vraiment travailler avec eux » en vue de « les aider pour l’amélioration des rendements agricoles », ajoute-t-il.
Il a révélé que son institut de recherche avait par exemple apporté à Africarice, le Centre du riz pour l’Afrique, les outils dont il avait besoin en matière de traitement d’images prises par leurs drones, de même qu’il a contribué à accélérer le travail de cette structure de recherche agricole concernant la sélection de semences.
Le CEA MITIC dispose également de ce que l’on appelle l’Internet des objets, pour l’utilisation des capteurs et de matériels électroniques permettant d’automatiser l’irrigation agricole, selon le professeur Mbaye.
« Cet outil d’automatisation permet aux agriculteurs de ne plus irriguer leurs champs manuellement, une pratique pénible et (…) un frein’’ à l’augmentation des surfaces agricoles exploitables, a indiqué M. Mbaye, selon qui « ce système électronique est aussi capable de détecter » les besoins en eau de la plante.
Il intervient aussi dans « le contrôle des données de l’eau à utiliser pour l’exploitation agricole », a poursuivi l’enseignant-chercheur, avant de signaler les compétences dont sa structure peut se prévaloir en matière de « détection des maladies de plantes » et de gestion des épidémies de plantes qui « affectent les rendements’’.
Or, assure-t-il, le CEA MITIC dispose de modèles « pour aider à y faire face, afin que quand il y a attaque des récoltes, les autorités puissent intervenir rapidement ».

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