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SAINT-LOUIS : UN MAGISTRAT PRÔNE UNE MEILLEURE COMPRÉHENSION DU PHÉNOMÈNE MIGRATOIRE


  4 Novembre      9        Société (25490),

   

Dakar, 4 nov (APS) – Le procureur général, près de la Cour d’appel de Saint-Louis, Mandiaye Niang, a souligné la nécessité de mieux appréhender le phénomène de l’émigration irrégulière afin d’identifier les simples candidats au départ et les bandes organisées.

‘’Le trafic de migrants est une infraction punie par la loi, mais aujourd’hui, ce qu’il faut retenir, c’est de voir, est-ce qu’on devrait regarder ce phénomène comme criminel. (…) Il faut essayer de mieux comprendre ce phénomène, de voir si tous ceux qui sont dans ce trafic, sont réellement en bande organisée, afin de mieux l’appréhender’’, a-t-il notamment souligné.

Le magistrat intervenait mercredi à l’ouverture d’un atelier consacré à la prise en charge judicaire du trafic des migrants, une rencontre organisée en collaboration avec le Partenariat opérationnel conjoint (POC), un programme financé par l’Union européenne.

Le procureur général de la Cour d’appel de Saint-Louis a expliqué qu’il y avait beaucoup d’aspects du phénomène à comprendre s’agissant des jeunes candidats au voyage, lesquels ne sont pas forcément des criminels ou des délinquants aux yeux de la loi.

Il s’agit de gens de jeunes en détresse étant parfois les seuls à faire l’objet d’arrestations quand le voyage tourne mal, a-t-il rappelé ajoutant que ces jeunes de retrouvent en garde à vue dans les commissariats.

Mandiagne Niang, a également noté qu’à la suite de leur interpellation, ces jeunes sont relâchés, certains d’entre-deux transférés souvent dans les hôpitaux,’’ d’où l’intérêt pour les professionnels de la justice de bien comprendre ce phénomène’’, a-t-il insisté.

Les poursuites contre les personnes présumées responsables sont entreprises dans le cadre de la procédure usuelle de flagrant délit qui, au mieux, permet la neutralisation d’un certain nombre de trafiquants, en laissant souvent intact leur dispositif opérationnel, très vite repris par des associés, a-t-il fait observer.

Le trafic de migrants est souvent une qualification générique pouvant comprendre en fait plusieurs infractions complexes perpétrées par des personnes travaillant en réseaux et bandes organisées, y compris avec des membres situés parfois hors des frontières nationales, lit-on dans les termes de référence de la rencontre.

Le document parvenu à l’APS ajoute que la prise en charge effective d’une telle infraction requiert une remontée des filières. Et le Sénégal partie prenante aux instruments juridiques internationaux majeurs dédiés à la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée, dispose de moyens à cet effet.

Pour l’heure, cette infraction est principalement réprimée par la loi numéro 2005-06 du 10 mai 2005 relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes, mais certains instruments restent à ce jour relativement méconnus et par suite, sont peu ou pas utilisés, fait-on remarquer.

Au terme de cette rencontre, les acteurs sortiront mieux informés et outillés, pour une lutte plus efficace contre le fléau du trafic de migrants et les autres formes de criminalité transfrontalière organisée.

L’atelier va enregistré la présence du procureur général de la Cour d’appel de Saint-Louis, du coordonnateur du POC, du président de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Saint-Louis, des trois procureurs du ressort de cette juridiction, c’est-à-dire des tribunaux de grande instance de Saint-Louis, Matam et Louga.

Il en sera de même pour les juges d’instruction, responsables de la sécurité publique et les commissaires de police.

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