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Signature d’un bail pour accroître la capacité de stockage de la forêt en carbone


  4 Novembre      9        Société (25596),

   

Brazzaville, 4 novembre (ACI) – Trois membres du gouvernement et le directeur général de la société Forest neutral Congo (Fnc) ont signé, le 3 novembre à Brazzaville, une convention de bail emphytéotique visant l’augmentation de la superficie forestière nationale, en vue d’accroître sa capacité de stockage en carbone.

Cette convention, paraphée par les ministre des Finances et du budget, M. Calixte Nganongo, des Affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement, M. Pierre Mabiala, et de l’Economie forestière, Mme Rosalie Matondo, a pour but de créer de nouvelles filières économiques avec le bois issu des plantations pour la diversification de l’économie nationale et la mise en place d’une véritable base pour l’émergence d’une économie verte au Congo.

Le présent bail de la réserve foncière dite de la Léfini va couvrir une superficie de plus de 70.000 ha qui fait partie du domaine privé de l’Etat, en vue d’installer des plantations forestières et agro-forestières.

Ce projet des plantations de la société Fnc vise également l’installation d’une centrale de cogénération d’une puissance installé de 2,5 mw, la mise en place d’une usine de déroulage et d’une usine de sciage du bois issu des plantations, afin d’alimenter la ville de Brazzaville en contreplaqués à hauteur de 32.000m3 par an et de 40.000m3 par an en bois scié.

Il s’agit aussi de la mise en place d’un périmètre agroforestier à rotation de neuf ans et à forte intensité de main d’œuvre, avec un rythme d’installation de 250 ha par an, et de la création d’un puits de carbone négatif, en partenariat avec ‘’Total based nature solutions’’ (Tnbs), une filiale du groupe Total, dans le cadre de la responsabilité sociétale et environnementale.

Intervenant à cette occasion, Mme Matondo a rassuré les partenaires de l’engagement très poussé du Congo dans la lutte contre le changement climatique et s’est dite convaincue qu’une valorisation multi-usage des forêts peut constituer une source de revenus, d’emplois variés, de produits ligneux divers et un gage de sécurité alimentaire.

Elle a précisé que l’engagement de la société Fnc, avec l’appui de ses partenaires, a aidé à mobiliser les moyens techniques et financiers nécessaires pour la réalisation des plantations forestières et agro-forestières ainsi que la transformation des produits desdites plantations.

En outre, elle a fait savoir que la société Fnc, en s’associant au gouvernement congolais dans le cadre du bail, va participer aux efforts entrepris depuis des décennies par le Congo en matière de gestion durable de ses forêts, de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière, dans le cadre de la Redd+, de la diversification de l’économie nationale et de l’émergence de l’économie verte au Congo.

De son côté, le directeur général de la société Fnc, M. Bernard Cassagne, a indiqué que 50.000 ha vont être valorisés sur les 70.000 ha à partir des plantations, dont l’objectif est la création d’un puits de carbone naturel destiné à l’émission de crédit de carbone (Co²). Pour lui, toutes les zones concernées vont être protégées et les parties vont être préservées en tant que surfaces de forêt relique.

Par ailleurs, il a signifié qu’une partie du projet va être associée à la culture de manioc par le biais du modèle agro-forestier, notamment de l’acacia, et la production annuelle de manioc qui va permettre de satisfaire les besoins de la population de 15.000 habitants, cela pour permettre une forte disponibilité de manioc et donner la possibilité aux paysans qui vont s’associer à ces cultures pour les commercialiser et en obtenir des revenus.

Pour sa part, M. Cassagne a précisé que le choix porté sur cette zone s’explique par le fait que cet espace réunit les conditions favorables à la réalisation des plantations, dans le but de l’émission de crédit de Co², de la production de bois et des produits agricoles. Selon lui, pour réaliser ces plantations, il faut aller sur une terre dont le potentiel forestier est de qualité et aussi s’éloigner des zones de forte demande des terres pour les besoins des populations locales.
Ce nouveau périmètre de reboisement de 70.000 ha est situé dans les circonscriptions administratives de Mpouya et de Ngo, dans les savanes herbeuses, semi-arbustives et arbustives des Plateaux. Il est limité au Nord par Ngo, au sud par la Léfini, à l’Est par Mpouya et à l’Ouest par l’axe routier Léfini-Ngo.

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