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Sommet Sino-Africain des entrepreneurs : une participation qualitative et des investissements en perspective


Rabat, 29 nov. 2015 (MAP) – La première édition du Sommet Sino-Africain des entrepreneurs (Sino-African Entrepreneurs Summit -SAES-), tenue les 26 et 27 novembre courant à Marrakech, a connu un vif succès avec une participation qualitative et des investissements en perspective.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce sommet a drainé près de 400 participants de haut niveau, dont plusieurs ministres africains, des responsables de fonds d’investissement publics chinois, et plus de 120 investisseurs chinois de premier plan, représentant divers secteurs économiques, indique un communiqué du ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numériques.

Le Sommet a été l’occasion pour le ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numériques, Moulay Hafid Elalamy, qui a mis en place dans le cadre du plan marocain d’accélération industrielle (PAI) une stratégie spécifique pour attirer les investissements industriels chinois au Maroc, de rencontrer les CEO de groupes industriels chinois et d’examiner avec eux les possibilités de s’implanter au Maroc, indique le communiqué.

Le Ministre a mis en avant les atouts industriels du Royaume, notamment les écosystèmes sectoriels en cours de déploiement dans les différents secteurs, offrant des opportunités d’investissement considérables, le dispositif incitatif novateur mis en place, la proximité géographique des marchés cibles des opérateurs chinois et la compétitivité logistique du Royaume, 2ème pays africain en termes d’infrastructures.

Les différentes rencontres, poursuit le communiqué, augurent de perspectives très prometteuses et d’importants investissements seront concrétisés, notamment dans le secteur de fabrication des pièces et équipements automobile pour accompagner les projets Renault et PSA et répondre aux besoins des usines installées dans la péninsule ibérique et en Europe, le secteur des matériaux de construction, ainsi que dans celui de l’industrie des énergies renouvelables.

Autre investissement en vue, ajoute-t-on, l’implantation au Maroc d’une usine de production des équipements de recyclage des déchets pour satisfaire la demande croissante dans ce secteur au Maroc au niveau du continent et en Europe.

Le SAES a réussi le pari de fournir une plateforme idéale pour le networking de haut-niveau et l’identification d’opportunités d’affaires, de permettre aux entreprises participantes d’accéder à des informations stratégiques. Les thématiques abordées dans les panels ont permis de faire le point sur les politiques économiques, l’environnement opérationnel et les secteurs dignes d’intérêt pour les entreprises chinoises et africaines.

« Après deux jours d’échanges, de partage et de débats, nous sommes unanimes pour dire que l’organisation de cette plateforme de partenariat était plus qu’opportune. Ceci nous conforte dans notre décision de reconduire ce Sommet à une seconde édition et l’abriter au Maroc », a souligné M. Elalamy dans son allocution à la clôture de l’évènement.

Les travaux de cette rencontre ont été axés sur sept panels ayant trait aux enjeux du développement du partenariat économique Afrique-Chine sous des angles forts intéressants.

Le 1er panel « Afrique-Chine, le nouveau paradigme » a évalué les impacts futurs de l’initiative « One belt, One road », la nouvelle approche chinoise fondée sur des partenariats aux bénéfices mutuels et responsables, reliant 65 pays et 4,4 milliards de personnes, l’impact de cette nouvelle dynamique sur les partenariats sino-africains, ainsi que la façon de stimuler les partenariats dans le secteur privé, tout en maximisant les avantages respectifs.

Le 2ème Panel « Industrie Manufacturière : du +made in China+ au +made in Africa+ » a mis le point sur la place de choix qu’occupe l’Afrique dans la nouvelle politique chinoise de relocalisation, les opportunités offertes pour les deux partenaires (emploi, croissance, investissements) et les défis, risques et impacts de la délocalisation de la production chinoise en Afrique.

« Tourisme, TIC, Immobilier et Industries de l’environnement : atouts pour le futur  » a été le thème du 3eme panel qui a exploré les nouvelles perspectives d’investissements qui s’offrent en Afrique sur des secteurs non traditionnels tels que les TICs, l’immobilier et les industries environnementales et les opportunités offertes aux partenariats entre les entreprises chinoises, qui disposent de l’expertise et de la technologie, et les entreprises africaines qui connaissent le terrain et disposent des capacités opérationnelles.

« L’environnement des affaires au Maroc  » a été un panel dédié à la mise en avant des atouts économiques du Royaume ainsi que les projets de développement et d’investissements présentés par le Maroc dans de nombreux secteurs porteurs.

Le Panel  » Investir en Afrique : les conditions clés pour des partenariats bénéfiques  » a mis en exergue les principales évolutions des économies africaines et du climat des affaires, les facteurs clés pour des partenariats durables et rentables avec les entreprises chinoises, ainsi que les attentes des PDG africains de leurs homologues chinois.

« La Stratégie d’investissement chinoise en Afrique  » a permis de confirmer que le passage de la Chine, en quelques années, du statut d’atelier du monde, à celui de superpuissance économique mondiale, l’incite à reconsidérer sa stratégie d’investissement et de miser avec force sur les pays en développement, et notamment l’Afrique.

Quant au 7ème panel, « coopérer pour construire les infrastructures africaines », il a porté sur les projets chinois d’envergure pour combler une partie du déficit d’infrastructures en Afrique en participant à la réalisation de nombreux projets dans plus d’une trentaine de pays africains, les nouvelles possibilités de coopération entre les entreprises chinoises et africaines dans le domaine des infrastructures, l’ampleur et localisation des financements d’infrastructures par la Chine, les types de partenariats, modèles de financement, et les opportunités et conditions pour une coopération sino-africaine sur des projets majeurs.

Selon les données statistiques officielles de la Chine, les volumes commerciaux entre la Chine et l’Afrique sont passés de 10 milliards dollars en 2000 à 220 milliards dollars en 2014 et pourrait approcher les 300 milliards dollars en 2015.

Plus de 2500 entreprises chinoises sont installées sur le continent africain. Les Investissements directs étrangers (IDE) chinois en Afrique ont connu un taux de croissance annuel moyen de plus de 20 pc. A la fin de l’année 2014, ces IDE étaient de 30 milliards dollars, soit près de 60 fois le volume des investissements en 2000 (500 millions de dollars),

Par secteurs, ces IDE ont concerné en 2013 l’industrie manufacturière (15pc), l’industrie de la construction (16 pc), le secteur financier (20 pc) et l’industrie extractive (31 pc).

L’Afrique est le 2ème plus grand marché de maîtrise d’ouvrage à l’étranger pour la Chine (après l’Asie) qui y réalise un tiers de ses projets de construction à l’étranger.

DS—EXP.

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