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Suivi des ODD : le manque de moyens, principale contrainte des services techniques de Thiès


   

Dakar, 8 oct (APS) – Les représentants de services techniques déconcentrés de la région de Thiès ont évoqué avec insistance, lundi, le manque de moyens humains, techniques, mais surtout logistiques et financiers pour assurer correctement le suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2030, visant la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD).

Des responsables de divers services techniques régionaux de la santé, de l’hydraulique, de l’agriculture, etc., prenaient part, à la Gouvernance de Thiès, à une réunion avec une mission de la Cour des comptes, qui effectue un audit de performance sur l’état de préparation à la mise en œuvre des ODD.

« Il faut un système statistique très huilé, et pour ce faire il faut des moyens », a indiqué Bineta Ndiaye Touré, adjointe au chef du service régional de la planification. Elle a noté que dans le cadre du PSE, son service a dû emprunter des véhicules à l’Agence régionale de développement (ARD) pour collecter des données.

Sur la même lancée le directeur régional du développement rural (DRDR), Mamadou Guèye a relevé que son service est « confronté à des problèmes pour répondre aux commandes de données », faute de moyens pour aller collecter les statistiques ou effectuer un recensement.

Cette situation est plus marquée dans le sous-secteur de l’horticulture, où le service ne dispose pas de données.

Un projet de la FAO a mis en place un dispositif de compilation des informations agricoles, en mettant des motos à la disposition, des agents, « mais cela reste insuffisant », a-t-il noté.

« Nous n’avons que le budget de fonctionnement », a-t-il déploré, avant d’ajouter : « l’Etat doit prendre ses responsabilités, parce qu’il faut de bonnes statistiques à tous les niveaux pour faire une bonne planification ».

Se faisant l’écho des différents services, le contrôleur régional des finances Khalidou Diallo a souligné que certains services régionaux se retrouvent avec « 200.000 ou 300.000 pour frais de mission » pour toute l’année, et des « chefs de service prennent une moto pour aller sur le terrain ».

« On ne peut pas l’imputer au ministère de l’Economie et des Finances qui donne une enveloppe », a-t-il précisé, laissant entendre que c’est dans la répartition des ressources entre le niveau central et le niveau déconcentré que se situe le déséquilibre.

A ces moyens logistiques et financiers, l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Ngoné Cissé, a ajouté le besoin de formation des agents de l’Etat dans des modules comme la formulation d’un indicateur, le traitement des données, afin qu’ils puissent faire le travail de suivi et dévaluation des projets.

« L’évaluation qu’il faut faire, on n’a pas les moyens techniques et les moyens financiers pour la faire », a-t-elle affirmé. Toutefois, elle a appelé les services techniques à une « mutualisation des moyens ».

« On ne peut pas se cacher derrière le manque de moyen pour ne pas faire le travail », a-t-elle souligné, ajoutant qu' »on ne peut pas attendre que tout soit au complet pour travailler ».

« Quand on n’a pas les moyens de sa politique, on fait la politique de ses moyens », a-t-elle dit, non sans noter que ce sont les actes posés et les résultats obtenus qui encourageront ceux qui sont chargés d’être à leurs côtés.

Pour le magistrat Malick Ly, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, il s’agit à travers cet audit de performance, de voir le niveau d’internalisation des 17 ODD par le pays, à savoir le dispositif mis en place, le niveau de sensibilisation et d’implication des acteurs.

L’audit cherche à vérifier si l’Etat a sécurisé les moyens financiers, matériels et humains pour permettre aux services régionaux d’assurer le suivi et proposer au besoin des correctifs.

La Cour des Comptes produira au terme de cet audit, un rapport qui sera soumis à l’Etat et dans lequel seront relevées les faiblesses observées.

Ce document sera aussi présenté lors d’une rencontre de 16 pays d’Afrique noire francophone, initialement prévue en novembre prochain, mais qui devrait se tenir en début 2019, vu le rythme des travaux.

Le document sera aussi transmis aux Nations unies, a dit Malick Ly.

A l’initiative de l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (INTOSAI, acronyme anglais), ce projet d’audit sur l’état de préparation à la mise en œuvre des ODD, a été exécuté en Europe, dans les Caraïbes et dans le Pacifique où les différents pays ont déjà produit leur rapport, a expliqué M. Ly.

ADI/OID/ASB

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