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Trente-neuf jours d’hommage à Sony Labou Tansi


  15 Juin      54        Arts & Cultures (2405), Culture (2043), Livres (285),

   

Brazzaville, 15 juin 2015 (ACI) – M. Nicolas Martin Granel, ancien professeur de littérature à l’Université Marien Ngouabi et chercheur associé à l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes (ITEM), et quatre anciens compagnons de l’écrivain congolais Sony Labou Tansi, ont animé, le 11 juin dernier à Brazzaville, une conférence à l’occasion des 39 jours d’hommage à cet écrivain.

Animé sur le thème « 20 ans après…Sony Labou Tansi à l’œuvre », cette conférence s’est inscrite dans le cadre du « Festival Sony Labou Tansi » organisé à l’Institut Français du Congo pour commémorer le 20ème anniversaire de la mort dudit écrivain.

Prenant la parole, M. Granel a édifié le public sur les travaux de recherche qui se font autour des œuvres de Sony Labou Tansi par une équipe de chercheurs dont il fait partie. M. Granel a fait également part à l’auditoire du projet de publication d’un volume de poèmes de Sony Labou Tansi.

« Du vivant de l’écrivain, aucun recueil de ses poèmes n’a été publié. Nous avons retrouvé beaucoup de ses manuscrits qui sont aujourd’hui conservés à la bibliothèque de Limoges. Quand on fait la génétique des œuvres de Sony, on se rend compte que son écriture ne s’est pas arrêtée à ses romans et pièces de théâtre publiés. Mais on découvre d’autres écrits inédits aussi fabuleux que ceux édités », a-t-il confié. Parmi les textes à éditer, figure aussi la pièce de théâtre « La gueule de rechange », a-t-on appris.

S’appuyant sur la pensée selon laquelle « l’artiste ou l’écrivain ne meurt jamais », M. Granel a démontré comment Sony Labou Tansi continue à œuvrer 20 ans après sa mort.

« Il est intéressant de constater qu’une littérature abondante se fait autour de la littérature de Sony », a renchéri Rosin Loémba, littérateur et un des orateurs. « Aujourd’hui, 20 ans après sa disparition, vous ressentez le souffle de Sony dans les textes de plusieurs dramaturges, parmi lesquels Dieudonné Niangouna », a confié M. Nicolas Bissi, un homme de théâtre et ancien compagnon de Sony Labou Tansi.

A ce propos, dès octobre 1983, l’écrivain Sony Labou Tansi avait prédît son influence posthume en déclarant « j’écris pour être vivant. Pour le demeurer. Je sais que je mourrai vivant. »

Lors des échanges avec le public, les quatre anciens compagnons de l’auteur ont fait des témoignages édifiants sur la vie et l’itinéraire de création de l’écrivain. Ils ont évoqué sa carrière d’enseignant de français et d’anglais à Kindamba, Boko, Mindouli et Pointe-Noire où s’était déjà exprimée sa passion pour le théâtre à travers les troupes qu’il y avait créées.

« C’est avec le Rocado Zulu Théâtre, troupe que nous avons fondée ensemble à Brazzaville entre 1978 et 1979, qu’il a conquis le monde », a confié M. Bissi.

Selon M. Matondo Kubu Turé, professeur de sociologie à l’Université Marien Ngouabi, homme de théâtre et ancien compagnon de l’écrivain, « Sony a été scolarisé en kikongo avant de l’être tardivement en français à l’âge de 8 ans. Sa force créatrice est peut-être née de ce fait. Il avait la passion du terroir. C’est d’elle qu’il tirait sa force ».

Pour sa part, M. Victor Mbilampassi, à l’époque régisseur du Rocado Zulu Théâtre, a souligné que « Sony voulait faire du Rocado un foyer d’animation culturelle». Philippe Sita, un autre ancien compagnon de l’écrivain, a également animé cette conférence.

Outre cet échange, une exposition aussi bien des réflexions, des œuvres que des photographies de l’auteur et deux spectacles de théâtre ont constitué le menu du festival. Respectivement, les pièces « La parenthèse de sang » et « L’amour quand tu nous prends » dudit écrivain ont été jouées les 12 et 13 juin dernier.

Ouverts le 8 mai dernier par l’ambassadeur de France au Congo, M. Jean-Pierre Vidon, les trente neuf jours d’hommage à Sony Labou Tansi ont débuté par une séance de lecture en public de quelques extraits des œuvres de l’écrivain, parmi lesquels « Le sexe de Motongué ». Cette séance a été suivie de la visite du stand d’exposition, sous les explications ou commentaires de M. Bernard Magnier, critique littéraire, chercheur et professeur de littérature.

Organisé par l’Institut Français du Congo, en partenariat avec la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges, l’hommage dénommé « Sony Labou Tansi, du Congo au monde », prendra fin ce 15 juin, a-t-on appris.

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